mardi 18 mai 2004
Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire n'ai rèn vist::21:01
J'ai du piler net, histoire de pas m'emplafonner dans la voiture de devant. Faut dire que j'étais pas super attentive à ma conduite, toute occupée à brailler à tue-tête les paroles de "Here Comes Your Man". Ça m'a surpris, un ralentissement aussi brutal, limite un bouchon, à cette heure aussi matinale. Normalement, les bouchons ça me fait plutôt rire, vu qu'ils sont sur l'autre voie, celle qui va dans l'autre sens, vers la ville, et pas vers TrouDansLaCambrousse, siège de TPM.
Zéro bouchon, une bien maigre compensation au fait d'être privée d'ADSL, hein.
Quoique, c'est pas si mal, j'aime pas les bouchons en fait, je me suis dit après avoir calé lamentablement en cinquième sur la voie de gauche.
J'ai pris mon mal en patience, et j'ai ouvert la vitre.
Et là... Le ciel bleu, l'odeur de la journée qui commence et qui va être chaude, la musique à fond, les pots d'échappement et le bruits des moteurs, m'ont balancé un sacré flash.
Les vacances d'été. En famille.
A cinq et deux fois plus de valises dans la voiture, en direction de Cassis, Provence.
Huit à neuf heures de bagnole.
La route du cauchemar vers les vacances du bonheur.
Les images défilent dans ma tête, mon petit frère qui dormait sur la plage arrière jusqu'à ce qu'il démontre son intention de dépasser le mètre 50, ma soeur et moi qui nous disputions la banquette arrière sans bruit mais avec violence, mon père qui n'ouvrait pas les vitres même si on crevait de chaud, à cause du bruit et pour consommer moins d'essence, ma mère qui, au fil des années et de nos centimètres, a fini par me laisser sa place du passager et prendre le train pour nous rejoindre, les piles des walk-man qu'il fallait rationner, les livres qu'on lisait même si ça nous rendait malade, les cassettes audio qu'on faisait tourner, les chansons, les jeux à la con pour faire passer le temps, les fous rires, les déjeuners sur la route, les stations services, les pipis-oui-c'est-PRESSÉ-non-ça-peut-PAS-attendre-dix-bornes, l'odeur des vacances, l'odeur de la mer, l'odeur de l'été, l'odeur de Cassis, et le bruit des cigales.
Les frott'ailes, comme on disait.
On me klaxonne, et mon esprit se translate brutalement.
Putain, j'ai loupé ma sortie.
Zéro bouchon, une bien maigre compensation au fait d'être privée d'ADSL, hein.
Quoique, c'est pas si mal, j'aime pas les bouchons en fait, je me suis dit après avoir calé lamentablement en cinquième sur la voie de gauche.
J'ai pris mon mal en patience, et j'ai ouvert la vitre.
Et là... Le ciel bleu, l'odeur de la journée qui commence et qui va être chaude, la musique à fond, les pots d'échappement et le bruits des moteurs, m'ont balancé un sacré flash.
Les vacances d'été. En famille.
A cinq et deux fois plus de valises dans la voiture, en direction de Cassis, Provence.
Huit à neuf heures de bagnole.
La route du cauchemar vers les vacances du bonheur.
Les images défilent dans ma tête, mon petit frère qui dormait sur la plage arrière jusqu'à ce qu'il démontre son intention de dépasser le mètre 50, ma soeur et moi qui nous disputions la banquette arrière sans bruit mais avec violence, mon père qui n'ouvrait pas les vitres même si on crevait de chaud, à cause du bruit et pour consommer moins d'essence, ma mère qui, au fil des années et de nos centimètres, a fini par me laisser sa place du passager et prendre le train pour nous rejoindre, les piles des walk-man qu'il fallait rationner, les livres qu'on lisait même si ça nous rendait malade, les cassettes audio qu'on faisait tourner, les chansons, les jeux à la con pour faire passer le temps, les fous rires, les déjeuners sur la route, les stations services, les pipis-oui-c'est-PRESSÉ-non-ça-peut-PAS-attendre-dix-bornes, l'odeur des vacances, l'odeur de la mer, l'odeur de l'été, l'odeur de Cassis, et le bruit des cigales.
Les frott'ailes, comme on disait.
On me klaxonne, et mon esprit se translate brutalement.
Putain, j'ai loupé ma sortie.