mardi 1 juillet 2008

What might have been is but ashes upon the wind...

J'ai changé deux fois de couleur de cheveux en trois jours, forcément ils n'apprécient pas. Mes cheveux. J'essaie désespérément de les coiffer depuis vingt bonnes minutes mais c'est peine perdue, ils se dressent, furieux, crépus, et foncés. Tellement foncés. Mais il fallait au moins ça pour recouvrir les dégradés d'orange, jaune et rouge dont la jeune apprentie de ma coiffeuse favorite - sous extasy - m'a affublée. Elle a hurlé quand elle m'a revue. Ma coiffeuse favorite. Et s'est empressée à réparer. Je soupire et j'abandonne. Pour donner le change, je me maquille au charbon, je mets une robe super courte, et de hauts talons. Et je pars au baptême de mon adorable neveu, le courage et le cœur dans l'estomac, tout au fond.

CHIPS!

vendredi 4 juillet 2008

Aveu de faiblesse

Ce matin, je regarde le lever de soleil juste au rebord de ma fenêtre. Le ciel, magnifique, se teinte de couleurs qui ne sont pas sans me rappeler mon expérience capillaire malheureuse de la semaine passée. Je ne veux pas que les jours raccourcissent. Je ne veux pas qu'on se dirige déjà doucement vers la fin de l'été alors qu'il n'a même pas encore commencé. Ou alors du moins, pas sur Boink, avec son micro-climat sibérien, pour preuve mon gros pull marron, mes bottes à talon, et mon jean blindé qui m'attendent, pliés sur la machine à laver. Alors que je manque de me noyer sous la douche, toute éblouie par ce soleil qui n'en finit pas de se lever, je me dis que je ne changerai pas : quand j'aime, je ne m'en cache pas. Quand je n'aime pas, cela se voit. Je crache mon gel douche, et je fais une prière au soleil en souhaitant que le monde entier soit pareil.

lundi 7 juillet 2008

La petite culotte d'enfer

A ne surtout pas mettre quand tu as le feu aux fesses.

dimanche 13 juillet 2008

One week down...

Cette semaine, j'ai encore travaillé comme une tarée, j'ai pleuré et je me suis sentie agressée, je me suis répété "le pro et le perso, tu ne confondra pas" comme un mantra, j'ai ri aux éclats devant un panda, j'ai survécu à plusieurs heures de train en face d'un homme qui mangeait du saucisson, j'ai pris mon nouveau lave-vaisselle sur le gros orteil droit - oui, ÇA FAIT MAL ! et je confirme que je suis toujours amoureuse de Spike.

jeudi 24 juillet 2008

Feeling conspicuous

Mais qu'est ce qu'il m'a pris bordel de quenelles en boite, de me fringuer comme une fille pour ce foutu déplacement aujourd'hui ? Déjà, je me suis cassée la figure dans les escaliers de la gare, merci mes talons, bilan des dommages : une sandale bancale, un talon en sang et un coude tout râpe. Ensuite, j'ai réalisé un peu tard que ma position favorite pour dormir dans le train était incompatible avec une jupe si je ne voulais pas que tout le wagon voit ma petite culotte. Plus tard pendant la réunion, ma jupe a une volonté propre qui lui ordonne de remonter. Sans arrêt. Ma culotte me rentre dans les fesses. Mes chaussures me font mal. J'ai tellement conscience de moi-même et de mon foutu corps de poulpe dégingandé que je n'écoute rien de ce qui se raconte. Je sais juste que ça s'engueule. Je baisse la tête, je tire la langue, et j'essaie de remettre discrètement ma culotte en place.

mercredi 30 juillet 2008

Kung-fu Panda

Je suis dans un bus. Okay, qu'est ce qui s'est passé ? Mon dernier souvenir date d'il y a déjà quelques minutes, on faisait mine de se battre et ouch, pourquoi est-ce que le côté droit de ma tête me fait aussi mal ? J'y porte la main, et OH PUTAIN MAIS !?! Je vais refermer les yeux, et ça va aller mieux. Sauf qu'on ne me laisse pas me rendormir, et on a l'air très inquiet.
- C'est énorme...
- J'ai jamais vu ça !
Les yeux me regardent, regardent mon front, sursautent, et me regardent à nouveau.
- Tu ne t'endors pas, hein, Saki ?
- Qu'est ce qui se passe ?
Je marmonne. J'ai envie de vomir, et j'ai envie de dormir, et ma tête pèse trois tonnes. J'ai mal et ce que je sens avec mes doigts me fait peur, il me faut un miroir, là tout de suite. Je me regarde dans la fenêtre du bus. OH. PUTAIN. OH. Je ferme les yeux.
- On va prendre un taxi pour aller à l'hosto, ça va aller plus vite.
- Okay.
- C'est énorme.
- Je sais.
C'est pas une bonne idée, l'hôpital. J'ai pas d'imprimé E111, va falloir payer. J'apprendrai plus tard que l'imprimé ne sert plus à rien depuis des années. De toute façon, mes accompagnateurs ne veulent pas m'écouter, et c'est direct à l'hosto.
Je passe une radio. On me palpe le front déformé. Je réussis à ne pas vomir, et à ne pas m'endormir. Je n'ai rien de cassé mais on va me garder en observation pour la nuit, youpi. Allongée sur mon petit lit au fond du couloir où je vais dormir ce soir, je tâte ma tête d'Elephant Woman.
- Mais qu'est ce qui s'est passé, bon sang ?
- On s'est battu et euh...
- T'as volé... Trop impressionnant...
- Bitume : 1. Saki : 0.