mercredi 2 avril 2008

Illusions & courbatures

- Alors ?
- Gé-ni-al !
- Vraiment ?
- Oui, oui, ouiiiiiiii ! J'ai fait du rameur, du vélo, du tapis, un peu de muscu...
- Tout ça, eh bé dis donc...
- Pis après j'ai fait un peu de piscine, et j'ai terminé par un délicieux bain dans le jacuzzi.
- Ouah.
- J'ai ENFIN trouvé le club de gym IDEAL, c'est super, tu vas voir je vais y aller TOUS LES JOURS ! Fini le poulpe mou, vive le poulpe musclé !
- C'est marrant, tu disais ça aussi de ton précédent club. Et pourtant, tu n'y es allée... qu'une seule fois.
- Oui, mais euh, bon le précédent, j'y allais pas parce qu'il était loin de la gare...
- Ha.
- Quoi ?
- Bin...
- QUOI ?
- Ton club idéal, là, il est encore plus loin. Non ?

vendredi 4 avril 2008

Beaucoup de bruit...

Mes journées de boulot semblent sorties d'un épisode de la 4ème dimension, un des vieux épisodes, les en noir & blanc, où deux univers semi-parallèles entreraient en collision permanente. D'un côté, lorsque les coups de fil désagréables ou bien décalés s'enchainent et se ressemblent, mêlant le ridicule au stupide et à l'inutile, j'escarbille les yeux comme un chat qui chie des macles (© mon grand-père), et j'hésite sérieusement entre rire ou pleurer. D'un autre côté, je perds lamentablement mes batailles d'eau, mes batailles de sucre en poudre, et je me fais tartiner la tronche de twix fondu.

Le point commun entre les deux ?
Je me fais systématiquement avoir.

mardi 8 avril 2008

Le sport ça sert à rien, c'est pour les faibles

(21:33:58) Saki: Tain, LA HONTE au club de gym
(21:34:06) Brahman: Genre ?
(21:34:19) Brahman: Encore gaufrée sur le tapis roulant comme la dernière fois ?
(21:36:12) Saki: Ha ha ha ha
(21:36:13) Saki: Non
(21:36:16) Saki: Pas du tout
(21:36:28) Saki: J'avais rendez vous avec le coach
(21:36:33) Saki: Pour mon bilan sportif
(21:36:48) Brahman: (Déjà faut pas rire là)
(21:36:50) Saki: Il me colle des électrodes
(21:36:55) Saki: Me fait faire des exercices
(21:37:11) Saki: Mesure mon pouls, ma respiration, mon cœur, etc
(21:37:21) Saki: Ça dure 20 bonnes minutes
(21:37:29) Saki: Il prend plein de notes sur un petit papier
(21:37:39) Saki: et fait des calculs avec sa calculette et son crayon
(21:37:46) Saki: Il termine
(21:37:49) Saki: Il ouvre de grands yeux
(21:37:51) Saki: Il me regarde
(21:37:57) Brahman: NON QUALIFIE
(21:38:03) Saki: Il dit, "non c'est pas possible", il recommence ses calculs
(21:38:12) Saki: Il vérifie les données de la machine
(21:38:16) Saki: Il appelle un collègue
(21:38:34) Saki: Le collègue me regarde et dit, "Nooonn c'est pas possible, tu t'es trompé"
(21:38:49) Saki: Mon coach dit, "Bin je sais qu'elle paye pas de mine, mais pourtant..."
(21:39:11) Brahman: ALLEZ !
(21:39:13) Brahman: ACCOUCHE !
(21:39:16) Brahman: JE TIENS PLUS !
(21:39:23) Saki: Là je m'énerve un peu, ils m'expliquent que les résultats me donnent un cœur de championne...
(21:39:24) Saki: Genre, super sportive et tout.
(21:39:29) Brahman: Pfffffffffffffffffffffff
(21:39:38) Saki: Genre, ils ont pas souvent vu ça
(21:39:48) Saki: ALORS LA y a presque toute la salle de gym AUTOUR DE MOI
(21:39:51) Brahman: Arrête, je me fais pipi de rire dessus
(21:39:56) Saki: Et ils me font refaire les TESTS
(21:40:09) Saki: parce que tu comprends C'EST PAS POSSIBLE VU MA GUEULE
(21:40:16) Saki: Ils se sont forcément plantés
(21:40:16) Brahman: Z'ont oublié un zéro a ton poids ?
(21:40:19) Brahman: C'est ça ?

jeudi 10 avril 2008

Cause & effets

  1. Le contrôleur vraiment chelou du train de ce matin m'avoue qu'il m'a regardée dormir, et qu'il me trouve "vraiment très belle, mademoiselle" - ouais bien sûr, chuis pas maquillée, pas coiffée, j'me suis pas brossé les dents, moi le train c'est en roots-freestyle, je te sens plutôt désespéré à tendance myope là, mon grand - "voilà mon numéro de téléphone, n'hésitez pas à m'appeler".
  2. Les fantômes du passé m'envoient des putains de mails au lieu de rester morts & enterrés.
  3. Certains mystères resteront à jamais inexpliqués. Comme ma putain de naïveté, qui me fait tomber des nues comme une abrutie d'ingénue.
1+2+3 = oh, ça va le karma là, tu vas emmerder quelqu'un d'autre ?
Merci.

samedi 12 avril 2008

Je suis l'insomnie de Jack

Tu gamberges à ne plus pouvoir en dormir pendant plusieurs nuits. Soudain, t'as LA putain de bonne idée lumineuse. Tu vas noter proprement sur ton petit cahier à carreaux noirs & blancs tout ce qui te travaille, et tu vas l'organiser, le classer, le ranger, l'ordonner. N'est-ce pas la première étape vers la solution ? Pis bon, t'es quand même super forte pour prendre des notes : ton chef bien aimé te chambre régulièrement sur tes compétences de dactylo, de fourbes collègues bien moins organisés que toi photocopient systématiquement ton cahier à l'issu des réunions. Alors t'y vas. Tu notes. T'as pas les yeux en face des trous, parce que vu ce que tu dors en ce moment, ton sang de marmotte s'est limite figé et tes connexions neuronales sont pas des masses irriguées. Tu notes, t'as du mal, tu te disperses, tu digresses, mais tu tiens bon. Accrochée à ton stylo, tu tires un peu la langue, comme une bonne petite élève concentrée. Au bout d'un moment, tu te relis. Ha. Oui. Quand même. Okay. Ouh, putain. Bon. Merde. Tu te grattes la tête, tu sais pas trop quoi faire du coup. Tu t'es laissée t'exprimer, et t'as comme la vague impression que tu ne dormiras plus jamais.

mardi 15 avril 2008

Arsenic & vieilles dentelles

Aujourd'hui, j'ai mis mon plus beau chemisier, mon collier préféré et par erreur, du parfum d'homme. Du coup, je me suis mise à marcher comme un cowboy. Arrivée au Groupe V., je vais faire la bise à ma frangine qui fête ses 29 ans. Elle part demain matin pour Pays Lointain Et Moins Froid Maintenant, et elle a un espèce de gala avec "Tenue correcte exigée". Elle m'explique ça en regardant mon beau chemisier. Et mon joli collier. Cinq minutes plus tard, et une petite escale aux toilettes du deuxième étage, je me retrouve en pull, et je la regarde s'éloigner. Elle marche comme un cowboy, là non ?

mardi 22 avril 2008

One holiday, four pics


dimanche 27 avril 2008

Sportive du dimanche

- Mmmmpf...
- ....
- MmrrggmmMMmmGGnnNNGgg !
- ....
- Gniiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaaamrrrmmmppff !
- Vous avez besoin d'aide peut-être ?
- Uh ? Hein ? Nan...
- ...
- ...
- Vous avez l'air coincée...
- Gnnnnnnnnnnnrrrmpppppppppppffff !
- En tout cas, vous êtes vraiment souple, hein.
- MmmrrGGgGGnnnpfff !!
- J'avais jamais vu personne mettre ses jambes comme ça sur la machine à abdos...

mardi 29 avril 2008

Reste à ta place et surtout ne bouge pas

J'm'étais dit que j'allais arrêter de vous saouler avec mon club de gym et mes exploits sportifs, mais en même temps, bon, de quoi je pourrais bien vous parler ? De mes chats ? Déjà lu & relu. De mon boulot ? Hahahaha. Ha. Ha. Qu'est ce que je pourrais vous dire si ce n'est que je remplace temporairement le directeur de projet sur "Cacahuète 427" pendant ses congés, et que ça se passe mal ? Forcément, hein. Me connaissant, ça ne pouvait que mal se passer... Je pourrais p'tête éventuellement vous parler de mes insomnies passées à gamberger sur l'univers, la vie, ma vie, les poissons et le reste. J'en aurai des trucs à dire sur ma fâcheuse tendance à en faire tout un fromage, à me comporter comme une gamine, et bouder parce que ça ne se passe pas comme je veux. Je pourrais vous parler de trucs profonds, intelligents, qui changeraient votre vie à tout jamais.
Mais en fait non.
Parce que le truc génial à mon club de gym, c'est de pouvoir mater. Sans vergogne, et à s'en rendre aveugle. Y a de tout, des petits culs, des gros, des mous. Y a des moches, et des craquants. Des blondes, des brunes et des roux. Protégée par mon baladeur poussé à fond sur de la musique qui éteint le bruit blanc de mon cerveau, je regarde. Les minettes qui se pèsent toutes les 2 séries d'abdo, "ooooh j'ai perdu 3g500 !", les minets qui s'observent les biceps dans la glace en vérifiant bien du coin de l'œil qu'au moins une minette les zieute, sinon, hein aucun intérêt : c'est l'observation qui leur donne leur propriété.
Je croise le regard de l'un d'entre eux. Mince, il a vu que je le regardais. Je fais mine d'être très absorbée par l'écran de mon vélo elliptique. A travers mes cheveux qui collent à mon visage, je le vois qui s'approche avec un grand sourire. Eh meeeeeeerde, je vais encore me faire draguer, c'est lourd à la fin.
- Madame ?
- Oui ?
- Excusez moi de vous déranger mais...
- Oui, quoi ? QUOI ? Je suis belle ? Vous voulez mon numéro de téléphone ? Quoi ?
- Euuuh... Non, je voulais juste vous dire, vous... Vous pédalez à l'envers, là.