samedi 1 décembre 2007

Y a plus de Coca

Cette semaine, j'ai :
  • Longuement pleuré dans mon oreiller au milieu d'un lit d'hôtel aussi large que grand
  • Un peu trop abusé de mes drogues préférées
  • Pris en pleine face une baie vitrée (qui s'est générée spontanément sur mon chemin, je tiens à préciser)
  • Eté enchantée au cinéma
  • Loupé la fève, comme à chaque fois
  • Perdu la tête, encore une fois
  • Reçu plein de coups de fils pénibles, bizarres, difficiles et réconfortants - pas tous en même temps
  • Eté réprimandée pour avoir dit la vérité
  • Sérieusement envisagé (pendant au moins 5 minutes) de démissionner

dimanche 2 décembre 2007

Note à benête n° 65577

Décider de faire sa lessive à la main dans sa baignoire à 20h,
Avoir la main lourde sur le putain de génie sans frotter,
Passer presque trois heures à tenter de rincer la mousse qui se la joue survivor,
Tout abandonner rageusement sur place, en se disant qu'on verra ça demain...
A 6 heures du matin, quand il faudra bien se laver avant de prendre le train.

jeudi 6 décembre 2007

Kyriad

Le plafond de ma chambre d'hôtel est mou.
Elle peut en témoigner.

Estompeur multi-actif

En ce moment, je me trouve belle.
Non, non, je n'ai toujours pas eu ce foutu déclic - qui après bientôt deux ans se fait sérieusement attendre - sensé me réconcilier avec mon moi, mon surmoi, ou je ne sais quoi, enfin bref, je n'ai toujours pas digéré mon ravalement de façade. Mais j'ai investi une partie de mon salaire de misère dans un anti-cernes de luxe, qui me permet de dissimuler tous les matins sous une poussière dorée mes putains de cernes multicolores - noires, violettes, vertes et bleues - qui m'accompagnent au quotidien QUELQUE SOIT MON NOMBRE D'HEURES DE SOMMEIL.
La vie est trop injuste, merci la cosmétique.
Sauf que ce matin en arrivant au boulot, j'ai eu le droit à un OH PUTAIN MAIS T'AS DES CERNES MONSTRUEUSES ! Entre nous, je ne comprends pas l'objectif de ce genre de remarques, je veux dire si elles sont si monstrueuses, je suis forcément au courant, et j'ai pas envie qu'on me retourne le couteau dans la plaie, non ? Et si je ne le sais pas, JE N'AI PAS NON PLUS ENVIE QU'ON ME LE CRIE DE SI BON MATIN ! C'est comme si je me mettais à hurler OH PUTAIN TU ES PETIT GROS CHAUVE ET MOCHE au lieu de dire bonjour. Ca se fait pas, merde.
Bref.
Je file dans les toilettes m'en remettre une couche.
Dans ton cul, Yves Saint Laurent.

dimanche 9 décembre 2007

Me, myself and I

Est-ce qu'on peut se perdre dans une gare, au milieu de la foule ?
Tourner à droite au lieu de gauche, monter les escaliers au lieu de les descendre, soudain s'évaporer.
La fièvre me rend faible, ma gorge me rend folle, j'ai le tournis.
J'ai envie de m'asseoir, là, au milieu de ces gens qui me bousculent pour me doubler plus vite.
M'asseoir, fermer les yeux, et tout simplement...
...disparaître.

mardi 11 décembre 2007

Une journée ordinaire

Se faire surprendre à poil devant son ordi par la femme de ménage de l'hôtel
Se taper le métro avec bagages & fièvre
Se perdre dans des recoins lointains de Paris
Se tromper de destination d'au moins 3 kilomètres
Se mettre à subitement saigner du nez
Se decider à appeler de l'aide
Se faire gentiment taquiner
Se requinquer avec du vin & du fois gras.

jeudi 13 décembre 2007

La fin du monde

Terry Pratchett est atteint d'Alzeihmer.

samedi 15 décembre 2007

Camping

Aujourd'hui, c'est le jour J.
Enfin, mettons plutôt que c'est le week-end W : je récupère mon appartement, mon vrai génial appartement, mes meubles, mes cartons, mes affaires, après des longues semaines pénibles dans le cagibi de mon petit frère - petit mais très très utile, hein, t'énerve pas frangin.
Je récupère aussi mes chats, lâchement abandonnés chez mes parents suite à ce dramatique épisode détrempé causé par une chasse d'eau défectueuse achetée dans un magasin discount de bricolage que la décence m'empêche de nommer - mais pas de linker.
Mais pendant la réunion de fin de chantier d'hier soir, nous avons eu la mauvaise surprise de constater que l'appartement était loin d'être terminé : les peintures ne sont pas finies, les plinthes ne sont pas posées, l'escalier n'est pas terminé, les placards non plus... Il manque encore du lino dans la salle de bains, la cuisine, etc... La salle de bains n'est pas utilisable, il manque des tuyaux, des robinets et des raccords, le chauffe-eau n'est pas monté, donc pas d'eau chaude.. L'électricité n'est pas terminée non plus donc PAS D'INTERNET !

(Je vous laisse visualiser ma souffrance)

Le camping ne fait que commencer.

dimanche 16 décembre 2007

Tout va bien

Appart trop pas fini.
Camping limite impossible.
Déménagement reporté.
Je vais bien, tout va bien...

lundi 17 décembre 2007

Secoue toi

Il fait froid.
Je suis toujours pas chez moi.
Il fait froid.
Je suis à la bourre pour mes cadeaux.
Il fait froid.
Je sature du boulot.
Il fait froid.
Tout me gonfle, je veux tout envoyer balader, tout envoyer chier.
Alors, je danse.

mardi 25 décembre 2007

Noël sur les rotules

En quelques jours, j'ai :
  • perdu ma freebox
  • emménagé
  • réalisé que mon nom de domaine était périmé
  • déballé des tas & des tas de cartons
  • cherché partout la freebox
  • fêté Noël avec toute ma famille
  • découvert que mon nouvel appart' a des tas petits vices de construction pas pratiques
  • cru devenir folle sans cette foutue freebox
  • bu trop de bons vins
  • récupéré mes chats
  • retrouvé ENFIN cette putain de boite à Internet
Et maintenant, tout va mieux.

jeudi 27 décembre 2007

Ouvrier du matin, chagrin

Un bruit strident me tire brutalement du sommeil.
Je me réveille en sursaut, toute, enroulée dans les draps, trempée de sueur et complètement paniquée. Où suis-je ? Je ne sais foutrement pas... Qui suis-je ? Euh, non ça, ça va, je sais... OU SUIS-JE PUTAIN ? Ma main cherche fébrilement à tâton le bouton à lumière, pendant que mon cerveau tourne à vide. Le bruit strident remet ça, ça vient de pas loin, les images de mon dernier rêve refusent de disparaitre - un rêve débile, avec des histoires d'appartements confisqués et HA CA Y EST JE ME SOUVIENS !
Je ne suis pas chez mon frangin - sinon, je serais déjà tombée de la mezzanine, d'ailleurs.
Je ne suis pas chez mes parents - il manque cette odeur douce & spéciale qui caractérise mon enfance.
Je suis CHEZ MOI.
Et vu les bruits qui viennent de l'étage, tout est en train de s'écrouler.