vendredi 6 avril 2007

Jusqu'à la prochaine fois

Je viens de vivre les deux pires journées de ma vie professionnelle.
En état de crise, je ne sais pas ce qui est le pire : ma conscience précise, lucide et douloureuse de l'ampleur catastrophique de la situation, et ma panique intérieure quand je réalise qu'il n'y a pas de solution, ou l'assurance tranquille, calme et confiante de mes collègues qui se disent qu'encore une fois, je vais sauver la situation.
Argh.

mardi 24 avril 2007

Où acheter du sable en ligne ?

Ne pas réussir à dormir alors qu'on est tellement crevée qu'on se roulerait bien en boule pour rêver toute une éternité...
Ca ne m'était pas arrivé depuis longtemps, tiens.
Et moins je dors, et plus je m'énerve, et plus je m'énerve et moins je dors.
Dès que je ferme les yeux, je fais la liste de ce qui m'attend au boulot, mais la liste échappe à mon contrôle, devient irréaliste et onirique, et je finis par rouvrir les yeux, agacée de ne pas trouver une solution à un problème qui n'existe même pas.
Et moins je dors, et plus je m'énerve, et plus je m'énerve et moins je dors.

vendredi 27 avril 2007

It's a long way to Tipperary

Je suis en arrêt, parce que je suis fatiguée, épuisée, exténuée, et que j'ai une belle méchante otite carabinée comme je n'en avais pas eu depuis longtemps.
Je suis en arrêt, mais je suis trop con, parce que je bosse quand même.
"Ta conscience professionnelle tend au pathologique", me dit-elle, alors qu'elle s'affale dans mon canapé, épuisée par sa journée de stage. Ses yeux pétillent de malice, "Et dans consciencieuse...Il y a con !".
Je lui tire la langue, nous avons toutes les deux décidé il y a longtemps que nous ne pourrions jamais jamais faire le boulot de l'autre et réciproquement, et je la pousse du pied pour qu'elle se taise ; nous regardons Pékin Express et nous nous concentrons pour que nos équipes favorites gagnent.
Elle est allergique aux deux chefs d'entreprise pour des raisons primitives que je renonce à comprendre, mais par solidarité je souhaite leur échec, et nous faisons bloc contre le couple de copines-grandes-gueules qui nous agacent furieusement sans que nous sachions trop pourquoi. Les deux jeunes rastas perdent, dommage, on les aimait bien. Elle baille, nous allons nous coucher, elle se lève à 5h demain, je fais un crochet par mes mails, et ça y est, je suis furieuse et bien trop énervée pour dormir...
Je suis trop con... tout court.