dimanche 3 décembre 2006

Echange ton chat contre un raptor

Pendant la rédaction de ce post (perdu à jamais du coup, dommage... ou pas), mon ordinateur s'est brutalement arrêté. Paniquée, j'ai cru qu'il avait planté, qu'il était mort, foutu, cramé, bon à jetter et que j'allais devoir vendre mon corps et les restes de mon appareil dentaire aux enchères pour me payer un iBook en remplacement.
La bonne nouvelle, c'est que mon ordinateur va bien, et qu'il n'avait tout bêtement plus de courant.
La mauvaise nouvelle, c'est qu'Orion sait éteindre les multiprises avec une seule patte.

lundi 4 décembre 2006

Geek-Moule

12:45 <*****> Bon, ça marche pas, j'vais me doucher. Hop.
17:37 <*****> Tain, ça marche toujours pas ! Bon, ce coup-ci, j'vais me doucher, allez. Hop.

La geek-moule courbe l'espace et le temps.
Et tombe dans des trous temporels.

(*Préservation de l'anonymat, oui, j'ai peur des représailles, et alors ?)

vendredi 8 décembre 2006

Délicieuse confiture

Je me lève. J'ai la tête qui tourne un peu, je regarde les membres du jury, je ne sais pas trop où poser mes yeux. "Mademoiselle, en ce jour, vous êtes déclarée docteur, et si les mentions étaient encore autorisées dans l'école doctorale, vous mériteriez largement une mention très honorable et les félicitations du jury." Je souris largement, tout le monde applaudit, je bouscule les gens devant moi, je veux la serrer dans mes bras et la féliciter, être la première à l'appeler Docteur. C'est la soutenance de Prune aujourd'hui, et quand je la regarde, j'ai l'impression que c'était à peine hier qu'elle s'installait dans mon bureau. Je ravale quelques larmes d'émotions, et je me frotte les mains en regardant autour de moi : bon, et ces petits fours, ils sont où, hein ?

dimanche 10 décembre 2006

Nobody puts Baby in a corner

1991, vautrées sur le canapé, G., F. & moi regardons Dirty Dancing sur une toute petite télé dans la toute petite maison des parents de F. en nous goinfrant de bonbons. Nous avons des boutons plein le front, des envies de garçons, des fous rires, pas de poitrine et la vie devant nous. Nous connaissons toutes les chansons du film par coeur, et la dernière danse tourne à l'hystérie collective quand G. mime la scène avec l'ours en peluche géant de F.
2006, seule devant le même film, allongée sur mon canapé dans mon salon dans mon appart devant ma grande télé, je fredonne "I had the time of my life" en hochant la tête en rythme tout en gratouillant Kernel. Je regarde l'heure, je vais aller me coucher, je bosse demain. Je pense à F. & à G., depuis longtemps perdues de vue, je me demande si elles regardent encore parfois ce film, est-ce qu'il les fait penser à moi ? Je compte sur mes doigts les années qui sont passées. Quinze ans, ouah, putain, tant que ça ?!
Je me lève, je monte le son, je danse.
Ce soir, j'ai à nouveau quinze ans, demain on verra.

Loose n°6578

Se rendre compte à 23h30 que le post-it avec le code confidentiel de la carte d'achat qui permet de récupérer les billets de train pour le déplacement professionnel du lendemain et qui était là, je te jure, collé sur mon bouquin, putain, est introuvable... Et que la dernière fois qu'on se souvient l'avoir vu, c'était mercredi, juste après l'avoir noté.

mercredi 13 décembre 2006

Minutes

17h31, après une journée passer à répondre à un mail pour en recevoir trois, et à enchainer les coups de fil, je lance le back-up, je commence à ranger mes affaires, je veux ce train, je l'aurai.
17h32, j'hésite, je prends mon pc ou pas, je bosse dans le train ? Oh, eh puis merde, j'ai bossé hier soir jusqu'à 22h, ce soir, je bouquine.
17h36, je laisse des instructions, je fourre tout en vrac dans mon sac à main, mon téléphone sonne, chiotte, chiiiiioooootte.
17h42, 'tain, 'tain, 'tain, Titoon et moi on va encore faire des excès de vitesse - genre on va dépasser le 55 km/h, quoi.
17h49, je sors, je cours, je vole, j'ouvre la portière de Titoon, y a un truc bizarre mais quoi ? Han, mon rétro, on m'a chourré MON PUTAIN DE RETRO MAIS QUELS SCREUGNEUGNEU DE MMRRRMMGPF !
17h51, je passe la marche arrière, je fonce dans le parking, une pensée me traverse l'esprit, tiens ça se trouve le rétro je l'ai plus depuis ce matin... C'est interdit de conduire sans rétro ? M'en fous, je veux ce train.
17h58, mais le feu mais passe au vert, mais paaaaaaaaaaasse au veeeeeeeeeeeeert !
18h03, allez, je me garre là, je cours, je cours, j'évite les crottes de chien, je cours, je cours, vivement le train et mon bouquin... Mmm... Mon bouquin. Pourquoi mon sac est aussi léger ? Rha putain, j'ai OUBLIE MON BOUQUIN, naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !
18h05, vite, un bouquin. Vite. Vite. Celui-là, allez. Quoi, pas la carte en dessous de 10 euros, eh oh c'est une blague ? Bon d'accord. Celui là avec merci. T'arrêtes de discuter avec ta copine oui ? Encaisse moi je vais rater mon train ! ENCAISSE MOI PUTAIN ha merci oui bonne soirée à vous aussi, hein.
18h08, j'ai le temps allez j'ai le temps un coca light et une boite de Pringles, oui avec la carte bleue oui, hein quoi vous allez cherchez la machine nan mais madame mon train quoi oui d'accord j'attends...
18h11, code erroné, rha mais SALOPERIE DE MACHINE DE TA MERE DE ha c'est bon, viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite le tgv gniagnia gnia voie machin, je sais je sais MA CARTE MA CARTE MON TICKET ALLEZ ALLEZ, je cours, je cours, je vole, je bondis...
18h13, le train part. Je suis dedans. J'ai à lire, à manger, à boire.
Bonheur.

dimanche 17 décembre 2006

Meoow ?!



Photos prises par Le Poney qui venait les bras chargés de bières.

lundi 18 décembre 2006

Tu peux pas test

J'enfonce les mains dans mes poches de manteau. Je roule des épaules pour les détendre. Je suis hypertonique, c'est mon chirurgien qui me l'a dit ce matin, alors qu'il me palpait les cicatrices buccales et vérifiait que je supportais bien mes broches de métal. Je suis hypertonique, et je suis stressée, je l'ai toujours été mais mon boulot n'arrange rien. La preuve, je suis en congés, et je panique rien qu'à l'idée des mails qui s'empilent pendant que je vais affronter la foule pour tenter de diminuer mon interminable liste de cadeaux de Noël. Foutue famille nombreuse, l'année prochaine, je les force tous à avoir une wishlist Amazon. Ouais, même ma grand-mère.
J'aime pas les gens, j'aime pas la foule, j'appréhendais et j'avais raison. Les écouteurs de l'iPod vissés dans les oreilles, j'esquive, je feinte et je dribble entre les acheteurs, dégoutée que tout le monde ait eu la même idée que moi, dégoutée que les RTTs rendent les magasins aussi blindés en semaine qu'en week-end. J'enlève mon bonnet, je dégage mon écharpe, je planque mes gants et je déboutonne mon manteau. Virgin Mégastore a décidé de pousser le chauffage à fond. J'arrive au boss de fin après trois niveaux-rayons surchargés de monde et de tentations : la queue à la caisse. Je ronge mon frein. Je change de jambe. Je roule à nouveau des épaules, je suis hypertonique, ouais, ouais. Le mec devant moi, un jeune homme de l'âge de mon petit frère, titube, s'adosse à la caisse. Il est blanc comme un linge. Il a les yeux qui papillonnent et lentement, il glisse au sol. Je le retiens comme je peux, je tombe assise, je l'accroche de toutes mes forces pour lui éviter de s'envoyer la tête sur les présentoirs à CDs. Personne ne bronche. Il est lourd, je râle, je demande de l'aide, une mémé vient lui mettre une baffe, super. Les vendeurs arrivent à la rescousse, on le pousse doucement en position latérale de sécurité, vive mon AFPS, les pompiers sont en route, oké tout va bien, je paye, je prends mes paquets, je sors dans le froid, mon iPod me lance "Where is my mind", je suis hypertonique et j'ai les mains qui tremblent pire qu'une épileptique.

vendredi 22 décembre 2006

Kill kill kill

21 paquets emballés en compagnie de 2 chats junkies du bolduc.
Je craque un peu.

mardi 26 décembre 2006

Un des seins

J'ai pris 5 kilos.
Entre la dernière fois que je me suis pesée et aujourd'hui, j'ai pris 5 putains de kilos.
Je sais bien que je suis pas grosse, hein, retenez vos mails, vu comment je suis grande, même avec ces 5 kilos supplémentaires qui se sont invités comme ça par magie - *koff*koff* mmrrgrmpffsaloperies de Pringles - j'ai trop de la marge avant la surcharge.
C'est pas de ne plus rentrer dans mes jeans préférés qui me dérange, non.
C'est pas non plus me faire chambrer par ma môman - ce qui ne va pas tarder malgré mes démentis répêtés, "Tu as grossi ?" "Nan" "Si, si" "Je te dis que nan", vu qu'elle lit ce blog, damn.
Ce n'est pas non plus d'avoir à nouveau bien mal aux jambes qui m'emmerde, car oui, si j'essaie de maintenir mon poids en dessous de la normale, c'est pas par effet de mode ou masochisme - parce que putain, les Pringles quoi - mais parce que je souffre de troubles de la circulation assez douloureux qui sont soulagés par soit de jambes fermes et musclées, ou soit des jambes maigres. Vu que je suis pas sportive du tout, j'ai opté pour maigre - oui, j'ai compté les Pringles dans la balance, ça vous donne une idée de comment je hais le sport ?
Non, ce qui m'agace le plus dans cette histoire de kilos en plus, c'est d'être à nouveau obligée de porter des putains de soutifs.