mardi 3 octobre 2006

Le sommeil et l'inconnu

Soupir. Etirement. Baillement. Le train de 7h, c'est dur quand même. Le terminus n'est pas à Boink et j'ai peur de me réveiller une heure trop tard et trop loin. Je balaye le wagon des yeux et j'analyse mes compagnons de route. Je souris à mon voisin le plus proche, qui travaille avec énergie sur son ordinateur. "Excusez moi monsieur, ça ne vous ennuie pas de me réveiller quand le train arrive à la gare de Boink ?". Il me sourit en réponse, "Non bien sûr, j'y descend aussi, dormez tranquille".
Quarante-cinq minutes plus tard, la vibration de mon téléphone portable à travers mon sac à main transformé en oreiller, suite à un sms matinal et salvateur, me réveille en sursaut. On est en gare de Boink. A l'arrêt. Le train va repartir. Je réunis toutes mes affaires en panique, et je pique un sprint vers la sortie.
Mon voisin dort d'un sommeil profond, le visage dans son clavier.
Merde, j'aurai p'tête du le réveiller...

Magrat Garlick, yep, that's me...

There's a chair in my head on which I used to sit
Took a pencil and I wrote the following on it

Now there's a key where my wonderful mouth used to be
Dig it up, throw it at me
Dig it up, throw it at me

Where can I run to, where can I hide
Who will I turn to now I'm in a virgin state of mind

Got a knife to disengage the voids that I can't bear
To cut out words I've got written on my chair

Like do you think I'm sexy
Do you think I really care

Can I burn the mazes I grow
Can I, I don't think so

Can I burn the mazes I grow
Can I, I don't think so

Where can I run to, where can I hide
Who will I turn to now I'm in a virgin state of mind
Virgin state of mind
Virgin state of mind
Virgin state of mind

K's Choice - Virgin state of mind

mercredi 4 octobre 2006

God is a man

Aujourd'hui va être une bonne journée.
Aujourd'hui va être une bonne journée, parce que je l'ai décidé. Parce que j'ai enfilé mon armure presqu'invisible, qui ne se voit qu'au maquillage chargé et au sourire particulier.
Aujourd'hui va être une bonne journée, et elle a bien commencé : le train était chauffé, j'ai dormi jusqu'à Boink comme un bébé au sommeil peuplé de rêves mutins et charmants, il a fallu me réveiller avant d'envoyer le ter au triage. Il fait un temps magnifique, et le soleil a ce pouvoir magique de colorer de paillettes dorées les décors les plus déprimants - ça ne va quand même pas jusqu'à la passerelle aux cacas de chien mais presque, c'est dire.
Aujourd'hui va être une bonne journée, et elle a bien continué : mon iPod sait choisir les morceaux qui vont me faire chanter et danser, et comme il n'y avait personne au boulot, j'ai pu largement me défouler.
Aujourd'hui va être une bonne journée...
Elle marche au bout de combien de temps cette putain de méthode Coué ?

Ô ma déesse...


mardi 10 octobre 2006

Je suis attendue

dimanche 15 octobre 2006

Paroles

Le train, le métro, le boulot et je souris, mon boulot parfois c'est n'importe quoi et j'aime ça, le métro et les sushis avec les amis, le salon de l'auto, ça craint, mon hôtel qui sent la cannelle, le métro, le train, le boulot et je souris un peu moins, je cours après mes réunions et mes serveurs, le métro et le Château Margaux, je suis bourrée c'est pas bien, je rentre au radard et je monte les escaliers avec les mains, le métro, le train, le boulot et je souris à nouveau, j'ai trop de choses à faire, je suis débordée, j'ai pas le temps de penser, je suis shootée à l'adrénaline et ça me donne bonne mine, le métro, et son sourire à elle quand on se retrouve sur le quai, le métro, un quartier joli et un appartement plein de tentations, des bédés, du saucisson, des knackis, de la bière, de la langue de pute et des amis, à gauche, à droite, à gauche, le métro, le RER, chez elle enfin, le sommeil, le lendemain ses cours et le lapin, les pâtes c'est bon, la Fnac c'est le mal, pas de Pucca-Pucca mais une charlotte aux poires et un bus bondé, un nouveau quartier, un autre appartement, une tarte aux légumes qui fond sous la dent, le métro, le Rocky Horror Picture Show, le riz et l'eau, la course épérdue pour le dernier RER, chez elle à nouveau, les discussions dans le noir jusque tard, très tard où on s'endort au milieu d'une phrase, le matin trop court, le RER, le métro, le train.
C'était bien.

samedi 21 octobre 2006

Poil rebelle

A chaque fois que je passe trop de temps au siège du Groupe V., au milieu de mes collègues si parisiennes dans leurs attitudes et leurs habitudes vestimentaires, j'ai des pulsions irresistibles et des envies incontrôlées de pantalons qui ne soient pas des jeans, de chaussures à talons avec des bouts pointus, de jupes, de vestes de tailleurs cintrées, et de petits sacs de pétasse de toutes les couleurs dans lesquels rien ne rentre à part un crayon khôl, du rimmel et la carte orange. Heureusement pour mon porte-monnaie, ça ne dure pas longtemps, juste le temps de croiser un miroir, de me rappeler la dure vérité : toute tentative de classe et de style chez les poulpes tigrés métalliques aux gauches tentacules est perdue d'avance...
Surtout quand j'oublie ma brosse à cheveux.

lundi 23 octobre 2006

God is in the rain

Saki: Dehors c'est l'orage
Saki: et les dauphins pissent dans la mer, c'est sale
Nacara: Putain de dauphins
Saki: Saloperie de baleines
Nacara: Qu'elles crèvent

jeudi 26 octobre 2006

Shameless Autocondimentor*

Trop de wasabi sur mes sushis,
Trop de sel et de poivre dans ma vie,
Trop de soucis, les autres et les miens,
A force d'épicer, je n'ai plus goût de rien.

[*Someone who will put certainly salt and probably pepper on any meal you put in front of them, whatever it is and regardless of how much it's got on it already and regardless of how it tastes. Behavioural psychiatrists working for fastfood outlets around the universe have saved billions of whatever the local currency is by noting the autocondimenting phenomenon and advising their employers to leave seasonning out in the first place. This is really true. Terry Pratchett, Reaper Man, p.66]

samedi 28 octobre 2006

Solitude Standing