dimanche 3 septembre 2006

C'est la rentrée...

Pluie.
Impôts.
Retour au boulot.
Vomi de chats de 3 semaines incrustés dans la moquette.

mardi 5 septembre 2006

Le chien qui était du Jazz

jeudi 7 septembre 2006

S.t.o.p.

Se laisser noyer par le boulot,
Surtout,
Ne plus réfléchir.
Basculer en mode "Robot",
Surtout,
Ne pas oublier comment on respire.

lundi 11 septembre 2006

Mes mots me manquent

J'ai les mots, mais pas le papier.
Et puis j'ai le papier,
Mais plus les mots.
Sur la page déchirée,
Je cherche les mots
Les mots pour...
Les mots qui...
C'est le réflexe,
Le sursaut,
Lire ou écrire des mots.
Mais les mots ne viennent pas
Ceux qui viennent ne m'aident pas.
Ceux que je lis.
Ceux que j'écris.
J'ai un trou dans le vide,
Mes mots sont partis,
Par là.

mercredi 13 septembre 2006

S'il vous plait, merci...

Mais bottez moi le cul, qu'on en finisse.
Bottez moi le cul, que je grandisse enfin...

Sur les ondes

Une route, la pluie, et une chouette voiture de fonction avec intérieur cuir mâtiné de faux bois et une accélération qui me colle au siège.
C'est presque désagréable de se rendre compte que la seule chose qui vous sépare du chauffard au quotidien, c'est une vieille 4L de 1981 qui n'a que 4 vitesses.

Une route, la pluie, et les quelques radios locales que je capte alors que je m'enfonce dans la campagne.
Les chansons défilent en même temps que les kilomètres.

"Elle arrange ses cheveux... j'ai le coeur juste au bord des yeux... et sans la regarder je sens la chaleur d'un autre langage... alors les yeux rivés sur les étages, pourvu que rien n'arrête le voyage..."
Putain, je la connais et je suis en train de la chanter. On change.
VITE !

*Switch*

"J'oublierai ton nom, de mille façons... Et cette certitude me fait plus mal encore. J'aimais cette blessure... C'était toi encore !"
Merde. Je vais pleurer. Johnny quoi, c'est la honte...

*Switch*

"Un malhonnête stratagème, ces trois mots là n'affirment pas... Il y a une question dans... "
Ha non, non, non, pas celle-là. Saloperie de radio. Il est où ce putain de bouton ? Merde, le camion. Merde, ma vitesse. Ha, le bouton.

*Switch*

"Désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers, la tête dans l'cul, l'cul dans l'brouillard. Les gars désolé pour hier, désolé pour hier soir d'avoir fini à l'envers. Promis demain j'arrête de boire, hier c'était la dernière..."

Je souris. Je monte le son. J'écoute les paroles.
Décidemement, même en chanson, l'alcool me remonte le moral.

jeudi 14 septembre 2006

Dégustation

C'est une évidence : je ne tiens pas l'alcool. Une seule bière, un petit verre de vin, une misérable coupe de champagne, et je sens que je pars. Je me déconcentre, et tout est comme... englué dans un ralenti. Du coup, j'évite soigneusement de boire à midi pendant les repas d'affaire, et encore plus quand la présentation au client est après le repas. Mais ce midi, quand j'ai débarqué au restaurant - après avoir intérieurement soupiré de soulagement de m'être finalement décidée après moultes hésitations pour le grand déguisement (talons, chemise blanche & veste chicos), vu que tout le restaurant, même les serveurs, étaient en costard-cravate - j'ai ouvert grand la bouche en comptant le nombre de couverts et en mesurant des yeux la taille des verres à pieds.
Ouais, genre y a peu de chance qu'ils servent du Coca Light dedans, hein ?
Et merde...
Et pis le numéro 1 du Groupe V. a commandé d'office un petit Brouilly de 2003, un petit truc "pas prétentieux mais très sympa", je cite, et j'ai su que j'étais foutue.
Sinon, la présentation s'est plutôt bien passée.
Je crois...

vendredi 15 septembre 2006

Bon week-end, ouais...

Ce que je préfère par dessus tout dans les coups de fil interminables, bavards et complètement inutiles du vendredi en fin d'après-midi, c'est quand grâce à des collègues ou des clients qui n'ont rien de précis ni de particulier à me dire, je loupe mon *censuré* de *censuré* train, et je me retrouve coincée au boulot, toute seule, jusqu'au train suivant.

lundi 18 septembre 2006

Le lundi au Guronsan

Le plus drôle, quand tu passes la nuit - que tu sais déjà fortement raccourcie par un réveil aux aurores imposé par un boulot à l'autre bout du monde - à attendre que le marchand de sable se décide enfin à venir te voir et t'assomer avec son putain de sac... Le plus ironique, quand tu passes la nuit à te tourner, te retourner, te détourner dans ton lit, à tel point que tu te tricotes une nouvelle nuisette avec les draps... Le plus amusant, quand tu passes la nuit aux bords des larmes à fermer les yeux super forts en priant tout et n'importe quoi pour le sommeil, en vérifiant ton réveil toutes les 5 minutes dans l'espoir de t'être endormie au moins un quart d'heure... Le plus rigolo, quand tu passes la nuit, à refuser catégoriquement de penser et réfléchir à tout ça, parce que tu sais que si tu y penses, c'est foutu, tu dormiras pas, autant te lever directement et aller au boulot à 4h du mat' - mais c'est pas dit que y ait des trains, remarque...

... c'est quand tu finis par t'endormir enfin une demi-heure avant que le putain de réveil sonne.

jeudi 28 septembre 2006

Toutes ces choses que je ne dis pas...

Ma vie est formidable.
Si, si.
Dans ma vie, y a des maux de bide tellement intenses qu'on dirait que mon estomac et mes intestins ont décidé de rejouer la guerre de 100 ans. Dans ma vie, y a un mec pas très malin qui se tripote violement au vu et au su de tous les passants, sous l'escalier en béton qui mène à la passerelle aux cacas de chien de la gare de Boink. Dans ma vie, y a des trains, et de la distance, beaucoup de distance, trop de distance. Dans ma vie, il y a des apprentis prépubères qui me sifflent quand je passe en me disant que je suis bien même si je suis vieille, hein, madame. Dans ma vie, il y a des décisions à prendre, des réalités à choisir et des jambes de pantalons à découper. Dans ma vie, il y a un contrôleur financier qui vient nous auditer, et la mini-jupe est de rigueur pour l'amadouer - j'ai hâte de voir la tête de mes collègue en collants et en dentelle. Dans ma vie, il y a...

Pelotez les liens

Rien à voir avec la choucroute, je n'aime pas le rap normalement à part Eminem mais c'est juste sexuel, en ce moment j'écoute ça en boucle parce que ça me fait bien rigoler des doigts de pieds, et le beat est bon, non ? Mon chat blanc taré est vachement plus mignon quand un vrai pro le prend en photo, sans l'auto-focus s'entend, mais je maintiens qu'il vaut mieux l'avoir ainsi qu'en vrai, il est pas taré pour déconner (le chat, pas le vrai pro, bande de bêtes), d'ailleurs j'officialise ici que je te le donne (le chat, pas le vrai pro, ça suffit, oui ?) si jamais je meurs, avec toute ma collec' de X-men et les araignées planquées dedans, et c'est pas forcément un cadeau, ce chat, surtout quand il fait caca juste à côté de la litière histoire de te contrarier les zygomatiques et de te permettre de raconter ta loose sur le net, et pis sur un coup de tête qui va contrarier ma charmante banquière qui désire assainir ma situation financière, j'ai acheté d'occasion et en plusieurs fois sans frais à monsieur une déesse à cause d'elle parce qu'elle m'a donné envie merde quoi, avec tous plein de jeux vachement bien pour m'occuper les mains et l'esprit pendant le train, et j'attends avec impatience la sortie de ça parce que bon, gniiii quoi, ha et sinon, oui j'avais envie de mettre plein de bisous avec plein de liens de gredin partout ajourd'hui, ça vous plait pas tant pis.

vendredi 29 septembre 2006

Ceux qui m'aiment prendront le train

Prendre un train vide tous les matins...
Y a pire.
Prendre un train plein tous les soirs...
Y a pire.
Prendre un train le vendredi soir, quand c'est bondé-serré-sardiné de bidasses en perm' bourrés à la bière du bar.
Y a pire.
Prendre un train le vendredi soir, quand c'est rempli de bidasses au sourire carnassier, et que toi, tu te sens trop vulnérable en putain de jupe et collants résilles.
Y a pire.
Prendre un train le vendredi soir dans des odeurs de sueur et d'alcool mélangées, et descendre machinalement à ton arrêt, parce que si tu descends pas, tu fais quoi ?