dimanche 9 juillet 2006

Et je ne vous parle même pas du foot et du tour de France, hein

Bilan de la semaine :
- Un orteil cassé deux fois envoyé dans des meubles divers et variés alors qu'il était en bonne voie de guérison,
- Une cheville presque tordue en glissant dans la mare d'eau générée en essayant de nettoyer dans la toute petite douche les énormes sacs de voyage parfumés à la pisse de chat,
- Un genou explosé en dérapant sous la pluie à scooter parce qu'entre "changer de chanson sur l'iRiver" et "freiner au feu rouge", il faut choisir et je dois sérieusement revoir mon sens des priorités,
- Un nouveau positionnement de mes élastiques qui me tord la machoire et qui me donne super mal à des dents que je savais même pas que j'avais dans la bouche,
- Une pseudo-mononucléose qui couve, ou une angine, ou un truc zarbi qui me donne des courbatures et l'envie de me rouler en boule et de dormir trois mois entiers d'affilé.

J'attends avec impatience la semaine prochaine.

mardi 11 juillet 2006

Lost In a Good Book

Je ferme la porte des toilettes à clé, et je m'assois.
J'ouvre le livre à la page soigneusement cornée, je parcours des yeux la double page pour retrouver où j'en étais.
Ha, oui.
Ici.
Les personnages s'animent à nouveau, le récit reprend, se déroule et s'enroule.
J'oublie tout, je m'efface dans l'histoire, j'ai moins mal au ventre et au coeur.
Je tourne les pages, je souris de plaisir.
Si seulement je pouvais passer ma vie à la lire...

vendredi 21 juillet 2006

Dreaming my life away

lundi 24 juillet 2006

C'est possible

Après une nuit presque blanche, passée à compter les minutes et me retenir de violemment gratter mes 27 piqures de moustiques, c'est peu fringuante et absolument pas motivée que je me suis trainée jusqu'à la gare pour prendre mon train de trop tôt le matin pour Boink. Un sms d'info TER aurait du me mettre la puce à l'oreille, le train de bien avant le mien étant annoncé avec un retard indéterminé... Malgré ma fatigue, ces sms me font doucement rigoler ; ils m'annoncent les retards alors que je suis sur le quai de la gare depuis un bon moment, et forcément déjà au courant.
Une heure plus tard, toujours pas de train, les monsieurs en bleu commencent à organiser mollement des taxis...
Je reçois quatre sms d'un coup et je craque.
Je fais demi-tour, je retourne me coucher.

Chérie, ça va couper...

En fait, je me suis même pas couchée mais j'aurai probablement mieux fait.
Consiencieuse, j'ai installé mon ordi du boulot sur mon écran perso, et j'ai attendu 9h pour appeler mon patron. Je lui ai rapidement expliqué mes problèmes de train, on a fait le point sur les catastrophes arrivées pendant ma petite semaine de congés, et listé les priorités à traiter dans la matinée. Vu que j'ai des envies de télétravail régulier et pas que de manière exceptionnelle, je m'applique encore plus quand je suis loin de Boink (merci à ceux qui ont gardé leur sérieux en lisant la phrase précédente).
Je m'installe, je trie des papiers, j'attrape ma souris, et...
Les plombs sautent.
Ha.
Bon.
Je trouve le compteur électrique, je l'observe deux minutes histoire de faire connaissance.
Ha, oki, c'est là.
Bon.
Je tourne le disjoncteur différentiel, et miracle, ça revient !
Je retourne vers le bureau en muselant la petite voix qui me dit que c'est un peu facile, là, c'est louche, y a sûrement une bonne rai-
Les plombs ressautent.
Humpf.
Chiotte.
Je reviens vers le panneau. J'observe plus attentivement, et j'arrive à remettre le courant dans tout l'appartement - ouf, le frigo, mon Yop, quoi - sauf évidemment, le bureau.
Biiiien.
On respire.
Je retourne dans le bureau, et je débranche le superflu et l'inutile : mon nabaztag, les deux ordinateurs inutilisés, des bidules et des machins. Je me dis pour la xième fois depuis que j'habite là que le coup de la triplette, branchée sur une triplette, branchée sur une triplette, c'est pas une bonne idée. Oui, mon installation donnerait des cauchemars au plus bordélique des électriciens mais merde quoi, ça marchait bien jusqu'à aujourd'hui...
Je reviens vers le panneau, et haaaaa, c'est bon.
A nouveau dans le bureau, je m'allonge pour relancer le firewall en priant.
Tout va bien.
Je respire.
Je bosse 30 minutes, et je me rappelle que je me suis pas encore brossée les dents.
J'allume la lumière de la salle de bains.
Les plombs sautent.
Je parcours toute ma liste de gros mots dans l'ordre alphabétique, en fonçant vers le panneau électrique que j'ai bien envie de défoncer à coup de marteau...
Après analyse, c'est encore le bureau qui a sauté et qui fait sauter tout l'appart. Sauf que y a plus rien de branché, c'est quoi ce bordel ? Après avoir dérangé le voisin sous sa douche, qui me dit que lui n'a aucun soucis, et après renseignements pris auprès de quelqu'un qui s'y connait plus que moi, je débranche tout : la télé, le micro-onde, le lave-linge, je pousse difficiement le mastondonte de douze tonnes à tiroirs qui cache les modems et les serveurs, je rampe sur la moquette, et le nez dans la poussière et les toiles d'araignées, je vire une à une toutes les triplettes. Les chats pensent évidemment que c'est un jeu, et viennent me rejoindre pour me mordre le nez, les doigts et machouiller les cables.
Je les fous dehors. Leur vol plané dans l'escalier me fait un peu de bien.
Je rebranche mon ordi du boulot, et le firewall, et je retourne au panneau.
Le disjoncteur différentiel ne saute pas, et le doux ronron du frigo qui se remet en route m'arrache presque des larmes de joie.
A nouveau dans le bureau, je relance le firewall, et fébrile, je tente de récupérer mes mails.
Que dalle.
Proche de la crise de nerfs, j'apprends que Wanadoo suce des ours et que les DNS sont en bordel.
Okéééé...
Y a quoi à la télé ?
Ha...
Et merde.

jeudi 27 juillet 2006

Genre

Ce matin, en arrivant à la gare de Boink, j'ai découvert qu'on avait tordu en ailes les portières de ma voiture.
Ce soir, en arrivant à la gare de chez moi, j'ai trouvé une planche de surf attachée à mon scooter.