jeudi 1 décembre 2005

Papier Q

Je ne sais pas dire non, surtout quand on me le demande gentillement et qu'on s'avoue tout déçu que je ne m'exécute pas rapidement.
Et pourtant, franchement, les questionnaires déjà, ça me broute sévère - pardonnez moi l'expression, mais c'est pour nous mettre doucement dans l'ambiance - mais alors en plus un questionnaire sur les 5 films de cul qui m'ont le plus marquée, au secours...

Car franchement, le porn, moins j'en vois, mieux je me porte.

Le dernier que j'ai vu par hasard et par surprise m'a donné la même impression que quand j'allais au bloc opératoire voir des morceaux de corps de faire ouvrir dans tous les sens après un petit déjeuner trop copieux, et j'avoue que je n'ai toujours pas trouvé la réponse à cette question qui me turlupine depuis - l'ambiance, je vous dis - à savoir pourquoi les monsieurs - les monsieurs du film, hein, pas les monsieurs du bloc, suivez un peu, quoi  - avaient pas le zizi et les couilles de la même couleur que le reste ? C'est possible, ça, comme greffe ?
Bref...

Toutefois, j'ai bien compris que le porn existe, et à défaut de comprendre ce qu'on peut bien y trouver d'intéressant, j'essaie d'être tolérante et ouverte - d'esprit, tsss ! - et du moment qu'on ne me force pas à en regarder et que Chéri efface soignement ceux qu'il télécharge, bon.
Donc, forcément, vous avez compris tous seuls qu'énoncer les 5 films de Q qui m'ont le plus marquée, ça va être dur. Alors, je vais détourner le questionnaire, et vous parlez des 5 bouquins qui m'ont le plus marquée à ce niveau là, et si vous êtes pas content, c'est pareil.

Premier bouquin : "Comment on fait les bébés ?" ou un truc du genre... Oui, bon alors là, j'étais pas bien grande, je crois même que c'était à l'époque où mes parents attendaient ma petite soeur, et ils m'avaient offert ce livre pour tout m'expliquer. Il y avait une grande image qui prennait une double page avec un couple nu qui s'enlaçait de manière assez... euh, fusionnelle on va dire, et l'explication suivante : "Ton papa et ta maman se sont aimés si fort que tu es né". L'explication était légère, je vous l'accorde, mais le dessin beaucoup moins, et j'ai commencé à regarder les femmes enceintes d'un autre oeil.

Deuxième bouquin : "La bicyclette bleue" de Régine Desforges. Adolescente, je n'aurai jamais lu ce livre, dont j'avais entendu parler comme d'un livre plutôt dur sur la Guerre et la Résistance, si une amie ne m'avait avoué le lire en cachette de ses parents car c'était un livre "érooootique" - le mot m'avait été murmuré tout bas dans l'oreille sans me regarder en face et en devenant bien rose. Du coup, je l'ai dévoré, et les tomes suivants avec, et si je l'ai aimé aussi pour son euh... histoire générale,  je lui dois mes premiers émois  et fantasmes noctures.

Troisième bouquin : "Histoire d'O" de Pauline Réage, aka Dominique Aury de son vrai nom. Ce bouquin là, on ne peut pas dire qu'on le lit par hasard, et qu'on ne savait pas. On sait avant même de l'ouvrir ce qu'on va trouver dedans. J'ai pris un malin plaisir à le lire et à le relire de manière ostensible et provocatrice dans les transports en commun - sans aucun succès, il faut dire qu'à l'époque j'avais un appareil, une frange, et je portais des salopettes et des bandanas, *soupir*.

Quatrième bouquin : une bande dessinée, Druuna de Serpieri. Alors, franchement, cette bédé là, wah. Je ne sais plus comment ni quand je suis tombée dessus, mais si jamais un jour, je rencontre un monstre avec plein de tentacules, et que je ne fuis pas épouvantée dans la seconde, ça sera bien à cause de Druuna...

Cinquième bouquin : "Les Onze Milles Verges" de Guillaume Apollinaire. Alors là, j'avoue que malgré le titre assez explicite, je me suis fait avoir. Je l'ai trouvé assez récemment sur l'étagère dans la chambre de mes parents, et j'avais envie de poésie, hahaha, alors je l'ai embarqué. Ce bouquin a réussi le tour de force assez impressionnant de bien me dégouter tout en m'émoustillant, et je me suis sentie joyeusement perverse en le lisant.

Voilà, fin de l'épreuve, et pour vous, et pour moi. Je ne transmets ce questionnaire à personne, parce que bon, hein, mais si ça vous tente d'y répondre, prévennez moi, ça me donnera des idées de lecture pour mes trajets en train.

Fuck aïe aïe aïe

Un nouveau boulot, c'est aussi de nouveaux collègues, et chaque jour, on découvre les petites habitudes et traditions de chacun. Ce matin, c'était tous plein de croissants et de pains au chocolat tout chauds pour fêter le "Fuck November Day", ce qui revient je crois, si j'ai bien compris, à se réveiller le 1 décembre au matin, se dire, "Fuck on est déjà en décembre mais j'ai pas vu le mois de novembre passer !".
Je suis pour ce genre de petites traditions sympathiques surtout quand elles me permettent de petit-déjeuner gratis.
Sauf que mon appareil n'a pas apprécié le pain au chocolat, que mon deuxième arc du bas s'est déboité dans un schtoing bruyant accompagné de la brusque libération de l'effort qui porte sur mes dents depuis maintenant plusieurs mois, et de cette sensation désagréable d'avoir perdu toutes mes molaires d'un coup...

L'orthodentiste de Boink ne peut me prendre en urgence qu'à 14h.
Fuck December !

dimanche 4 décembre 2005

I just love this FanArt From Tornie

dimanche 11 décembre 2005

Face à moi

Le temps passe, les jours se suivent et ne se ressemblent pas, mais se confondent tous en une espèce de bouillie morveuse. Les gens autour de moi font des enfants, et sont très contents, ou n'en font pas, et sont malheureux. Je les console comme je peux, et pis j'oublie de nourrir les chats. Je passe mon entretien annuel, j'obtiens ce que je ne demandais pas, et je n'obtiens pas ce que je voulais vraiment. J'avance doucement à tout petits pas vers la fin de mes histoires de dents, j'ai hâte et j'ai peur en même temps, j'ai la gencive qui fatigue, qui devient rouge et qui me lance.

Bientôt les fêtes, et bientôt 2006.
L'année de mes trentes ans.
Je me dis, quoi, putain, déjà ?
Et je décide qu'en fait, ça va.

vendredi 23 décembre 2005

Bonnes fêtes de fin d'année à tous !

C'est affreux, je n'ai plus rien à vous dire.
Enfin, disons plutôt, je n'ai plus rien envie de dire.
Je n'ai pourtant pas perdu mon sens de l'humour, du moins j'espère, ni ma vision déformée du monde qui m'entoure, nan, juste que mon quotidien est d'une affligeante banalité, et je n'ai même plus envie de le poster.
Pourtant, il s'en passe des choses, autour de moi et dans ma petite tête de tigrée. Pas plus tard que ce matin, mon boulet de chat blanc a explosé sa gamelle de croquettes en mille petits morceaux, d'un coup de menton trop pressé. Il s'est à peine interrompu deux secondes avant de dégager la chatoune de sa gamelle à elle, et de lui la terminer.
Si c'est pas de l'info, hein, ça, je sais pas ce que c'est !
Sinon, j'ai eu une promotion au boulot, avec une soupah augmentation... de ma charge de travail, yeah. (Et pas la peine de m'envoyer des mails pour me dire que je suis trop conne d'avoir dit oui à la promotion sans le salaire qui va avec, je suis au courant merci).
Je suis en vacances ce soir pour les fêtes, et le mois de Janvier se profile cataclysmique, entre le boulot, mes rendez-vous pour la pose des arcs lourds pour la chirurgie (aïe, aïe, aïe...), le boulot, mon rendez-vous pour l'anesthésie, le boulot, les éternels déplacements à Paris, le boulot, et une presque certaine mais pas encore sûre à 100% semaine de formation dans un pays loin d'ici avec des mygales, des scorpions, des crocodiles et des hippopotames...
Et trois jours après mon retour, je me fais opérer.
(Sauf si je reviens avec le choléra, mais bon, hein, on verra, humpf)
Ha, et sinon, cette nuit, j'ai rêvé que je me coupais le nez.

dimanche 25 décembre 2005

Laaaapin de Noyel

mercredi 28 décembre 2005

Allergie et Travaux

- Haaaaa !
- Quoi "Haaaa" ?
- Haaaa, j'en peux plus, j'en peux plus ! *Se trémousse furieusement dans toute la pièce*
- Hu ?
- CA ME GRATTE ! CA ME GRATTE ! STATROCE !
- On ne dit pas ça me gratte, mais ça me démange...
- ...
- Hum, ça te démange où ? Montre ?
- Là. Là. Et là aussi. Et là. Gniiiii !
- Ouh pinaiz effectivement, t'es couverte de petits boutons rouges ! C'est rigolo !
- ...
- Hum, euh...
- CA ME GRATTE ! CA ME GRATTE ! AU SECOOOURS !
- Tu dois faire une réaction...
- Gniiiiii ! *Saute partout en secouant les mains* Ca te gratte pas, toi ?
- Ca ne me *démange* pas, non... Bizarre... Ca a commencé quand ?
- Quand on a découpé l'isolant.
- Erf, tu dois être allergique...
- Tu crois ? *Gratte furieusement ses bras en grognant*
- Ca va pas t'aider de te gratter...
- Je sais. La seule solution, c'est que tu termines de poser le plancher tout seul. Bon courage et à tout à l'heure, Chéri !
- ...