lundi 1 août 2005

Petites compensations pour grande journée de merde

Orgueil et préjudice

Putain, j'ai dit que j'étais désolée d'accord ? J'ai tellement mal au ventre que j'en ai du mal à respirer. Ouais, ouais, je regrette, et grave à mort, c'est bon, faut que je le dise en quelle langue ? Faut que je me le tatoue sur les fesses ? J'ai compris la leçon putain, c'est plus la peine d'insister. Je me suis déjà auto-foutue tellement de baffes que je n'ai plus de joues...  JE SUIS DÉSOLÉE ! Ça va, c'est imprimé ?
Bon alors maintenant, saloperie de puissance divine à la con, si tu pouvais rembobiner ma vie, je ne serais pas contre...
Et si tu pouvais aussi apprendre au frigo à générer spontanément des bières, ce serait grave cool, merciiii.

jeudi 4 août 2005

Cool Mégalo Deuz

- T'es pas fâché alors ?
- Bah nan, pourquoi ?
- Bin, j'ai quand même dit au monde entier que tu foutais pas grand chose, hein...
- Ouais, et c'est un peu vrai. Mais remarque, chuis pas le seul..
- Ha mais nan, je bosse moi hein mais euh, ça se voit pas trop parce que euh... parce que euh... Mais euh, merde quoi !
- Voilà.
- Mmmrrrmgm... Bon, c'est cool que tu sois pas fâché et que tu soit pas venu pas au boulot avec des photocopies de l'article pour te venger.
- Tiens, c'est une idée, ça !
- ...
- Allez, je décoooonne !
- Et euh, hum, tu vas continuer à me lire ?
- Bof... Quand tu parles pas de moi, c'est trop trop chiant.

dimanche 7 août 2005

Le paradis n'est pas loin

Je ne fais pas la gueule, nan, juste je ne suis pas de très bonne humeur, deux heures de bagnole alors que j'ai une vague gueule de bois et l'impression que ma langue se décompose dans ma bouche ont largement contribué à ma moue boudeuse catégorie IV, déjà bien entamée par ces éternelles questions sans réponses qui tournent dans ma p'tite tête, génératrices d'une famille entière d'Aliens dans mon estomac.
Eh ouais, rien que ça.
On arrive, on ne s'est presque pas perdus, on se gare, il fait beau, je tombe amoureuse de la maison au premier regard, il y a comme une ambiance, une atmosphère de vacances qui se branche directement sur mon petit coeur.
Le buisson, enfin l'immense chose verte, plantée juste à côté de ma portière, me fait de l'ombre sans aucune manière, je reconnais le découpage si caractéristique de ses feuilles d'un seul regard.
Je commence à sourire malgré moi.
Nos hôtes sortent pour nous accueillir, et commencent à rire lorsque je fourre ma tête dans le buisson, histoire d'être sûre.
- On a mis les bouteilles de Coteaux du Layon au frais, on n'attendait que vous pour les ouvrir.
Ooooh, putain, je sens que ce soir, je vais être bien.
Et les questions, baaah, elles attendront demain.

lundi 8 août 2005

Count your blessings

Un grand ciel bleu, un bout de soleil.
De la musique.
Le visage, tourné vers la chaleur, les yeux à demi-fermés.
J'écoute aller et venir les trains en attendant le mien.
Les gares ont ce charme apaisant des lieux où on ne fait que passer.

mardi 9 août 2005

My whole world is going bananas again

J'ai pas de face.
Je ne sais pas pourquoi en ce moment je pense à cette phrase à chaque fois que je me regarde dans une glace, Le Grand Yop Surpême sait pourtant que je n'apprécie guerre musicalement ni Iam, ni Akhenaton, limite je suis vaguement extrémiste dans mes goûts musicaux, mode monomaniaque à répétition, je me choppe une chanson qui me parle et je l'écoute jusqu'à en vomir. Mais cette chanson là ne m'a jamais accrochée, jusqu'à maintenant.
J'ai pas de face.
J'ouvre grand la bouche et je me dévisse les cervicales pour vérifier que mes deux dents de devant ne se chevauchent pas encore, il faut dire que mon orthodentiste m'a bien foutu les boules en insistant sur l'absolue nécessité de couper l'élastique qui les relie dès qu'elles se toucheront. Je me demande s'il n'y aura pas une ou deux conséquences néfastes, j'ai de douloureux souvenirs d'élastiques et d'applications du méchant principe de retour d'effort.
J'ai pas de face.
Mais putain, j'ai de sacrés dents qui brillent !
Bon, de toute façon, il va bien falloir que j'y aille, je ne peux décemment pas passer toute ma journée de taf aux toilettes, hein, ça va paraître vraiment bizarre... Je me jette un peu d'eau sur le visage comme si l'humidité allait effacer ma lâcheté, mon malaise et mon envie de foutre le camp, loin, de préférence en courant et en hurlant (mais en prenant le temps de m'arrêter acheter quelques bières au passage).

Boink, c'est pas si nul que ça, finalement

La plage.
Le soleil.
La mer.
Un sandwich, une bière.
Quelques grains de sable entre les doigts de pieds.
Même le cul trempé dans un jean mouillé, certains jours, aller au boulot, ça le fait.

vendredi 12 août 2005

First Piqûre d'Abeille Ever

- Je vais mourir.
- Mais nan.
- Si, si, regarde ma main, je vais mourir.
- On ne meurt pas de la main.
- Mais j'ai super maaaal !
- Ecoute, Saki, t'es chiante, tu as mal, tu vas voir un médecin, ou alors tu n'y vas pas, comme tu veux, mais surtout tu te tais, j'aimerai dormir.
- Mmrrmmgm mourir... Mmmmgmm.. sans coeur... MmmMrrgmm m'aimes pas vraiment...
- *Soupir*
- JE VAIS MOURIR ET TOI TU T'EN FOUS !
- Putain, si tu continues, oui tu vas mourir et pas à cause de ta main mais de la mienne, BORDEL !!

Effet Papillon

Conséquence n.f. (lat consequentia) : suite logique entraînée par un fait qui en est la cause.
Limite n.f. (lat limes, limitis) : Borne, point au-delà desquels ne peuvent aller ou s'étendre une action, une influence, un état, etc.
Exemple d'application : toute limite a des conséquences.
Et réciproquement.

dimanche 14 août 2005

Don't Panic

Je ressemblait trop à HellBoy qui a une grosse main alors Chéri m'a traînée de force chez un spécialiste médical, un peu parce qu'il s'inquiétait pour ma santé, beaucoup parce que je lui pêtait les couilles à force de me plaindre, gémir et me frotter violemment la main sur tout ce qui bouge et aussi ce qui ne bouge pas, et surtout parce que je pouvais plus rien faire de la main droite, et merde la vaisselle, putain quoi !
Le spécialiste médical a confirmé que c'était une belle réaction, pas de bol mademoiselle mais aussi, hein, franchement appuyer sur la poche à venin, faut être blonde, alors sérieux, moi je voudrais bien faire des tests, sur 10 personnes qui récupèrent leur main du dehors avec une abeille plantée par le dard à la perpendiculaire dedans et qui gigote comme une malade, je parie que y en a au moins 9 qui paniquent et qui shootent dans l'abeille avec l'autre main en arrachant la poche à venin, bin ouais, quand j'ai mal, je réfléchis pas moi, voilà.
Donc du coup, belle réaction, joli traitement, faut contre-carrer le venin avant qu'il me monte au cerveau (et ouais, je t'ai entendu rigoler Chéri, mais J'AI UN CERVEAU bordel), donc zouh la totale avec anti-histaminiques et corticoïdes.
Et évidemment, comme tout médicament fort, mon petit métabolisme de chochotte (qui part en vrille avec une seule bière, et qui se répand avec une seule taff) fait encore des siennes et à l'heure où j'écris ce post, j'ai les pupilles en tête d'épingle, le cerveau collé au plafond et une centaine de petits singes essaient de rentrer par les fenêtres de l'appart pour me faire lire leur manuscrit pendant que Chéri se transforme lentement en pingouin.

mardi 16 août 2005

Something Fucked Up This Way Comes

- Salut !
- Salut.
- Ta jument, c'est Clairette. Elle est cool, tu vas voir.
- Ha ? Enchantée, Clairette et tant mieux, je suis un peu rouillée.
- T'as pas monté depuis longtemps ?
- Oui.
- Hihihi, tu vas avoir drôlement mal aux fesses demain !
- Je sais...
- J'm'appelle Praline, j'ai 12 ans, et toi ?
- J'm'appelle Saki, j'ai 29 ans.
- HAN MAIS T'ES SUPER VIEILLE !
- Euh... Bah, oui.
- Et t'as quand même un appareil même en étant vieille et tout ?
- Bah euh... oui.
- ...
- ...
- Putain, mais comment ça craint !
- A qui le dis-tu...

dimanche 21 août 2005

Estomac sur pattes

Je suis réveillée depuis 30 minutes. Il fait plutôt beau dehors, j'ai fait un rêve extra-ordinaire, je me sens bien, la vie est belle, Chéri dort.

Je suis réveillée depuis plus d'une heure. Il fait toujours plutôt beau dehors quoique, j'ai plus rien à lire, ça craint, je commence à avoir bien faim, la vie est un peu moins belle, Chéri dort encore.

Je suis réveillée depuis presque deux heures. Le temps est changeant, j'ai l'estomac dans les talons, putain mais il va jamais se réveiller ce con ? JE VEUX MON PETIT DÉJ !

Je suis réveillée depuis maintenant trois heures, je grogne de douleur alors que mes sucs gastriques entament la lente auto-digestion de mon petit bidon. J'entr'ouvre discrètement la porte de la chambre et j'appelle la Chatoune qui roupillait sur le balcon. Elle se précipite, se faufile. Je compte, un, deux, trois, Chéri grogne, je souris.

Je suis réveillée depuis quelques heures. Chéri cligne des yeux dans la lumière du bureau.
- Mmrrm, bonjour, t'as bien dormi ?
- J'AI FAAAIM !

mardi 23 août 2005

Ba Boom Ba

Same shit.
Different day.

mercredi 24 août 2005

Ma vie dérape

Sous la pluie battante de Boink et en situation d'urgence, Titoon ne freine pas droit, elle chasse du cul par la gauche, et bon, un tête à queue en pleine ville, on va dire que ça m'a plutôt fait rire cette fois, mais j'aimerai autant éviter de recommencer...
Ou pas.

jeudi 25 août 2005

Soupape

Marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre marre MAAAAARRE !

BORDEL PUTAIN MERDE !

vendredi 26 août 2005

Compulsion

Rentrer chez soi, encore une fois.
Complètement à côté de ses pompes.
Hésiter entre rire ou pleurer.
Faire coucou à Chéri, échanger quelques mots, alors le boulot ? Ça va ? Ouais, et toi ? Tu joues, c'est cool, nan nan surtout t'arrêtes pas pour moi.
Marcher en crabe vers le frigo, ouvrir la porte doucement, s'en décapsuler une sans même y penser, boire la première gorgée de bière, sentir son moral remonter un peu, se trouver quand même bien grave d'avoir le moral aussi sensible à la mousse, et refermer la porte avec les fesses, la bouteille collée aux lèvres.
Se retrouver devant le miroir de la salle de bains comme de par magie.
Se regarder en se trouvant conne et moche ou l'inverse, faire des grimaces à la glace pour confirmer, et le sentir venir, doucement.
Le fou-rire.
Libérateur.

Vibrations

Talk to me
I haven't said a word in days
Please talk to me
And I can tell you of my ways
In which I numb myself
In which I numb myself
Drink with me
I will talk of things I want
To do in life but know I can't
Find the energy
Find the energy
Find the energy
Find the energy
Time has come
Come to me at such a speed
And given me the time I need
To waste
Waste on you, I've got time to waste on you
Waste on you, I've got time to waste on you
Waste on you, I've got time to waste on you
On you
On and on and on and on with you
Waste on you, I've got time to waste on you
Waste on you, I've got time to waste on you
On you
On and on and on and on and on with you
On and on and on and on and on with you

Waste - Archive

mardi 30 août 2005

Allo, ouiiii ?

- Saki ?
- [Garde à vous] Oui, Patron ? Kesskisspass ? T'as besoin de moi ? Une documentation à rédiger ? Un projet à définir ?
- Euh... Non, c'était pour te dire que nous avons décidé de basculer nos postes téléphoniques sur le tien pendant nos déplacements.
- Ha.
- Oui, parce que quand même, hein, tu réponds trop bien au téléphone.
- ...

Free Stagiaire Style

J'ai perdu un stagiaire...
Dimanche soir, Prems m'a appelé pour me prévenir qu'il était sur un bateau, sans vent et sans moteur, et qu'être au boulot lundi matin, ça n'allait pas le faire.
Hier soir, nouveau coup de fil pour prévenir qu'ils rentraient au moteur, et qu'il me tenait au courant.
Et ce matin, rien.
Pas de nouvelles.
Je me suis un peu inquiétée mais grâce à quelques coups de fils bien placés de Deuz, on a fini par le retrouver.
Dans le lit de sa copine...