lundi 2 mai 2005

Arrête de rigoler, pose cet appareil photo et viens m'aider à descendre, merci...

jeudi 5 mai 2005

Merci Monsieur Disney

Il faut le voir pour y croire : l'astuce terrible, le truc ultime, la ruse de sioux pour qu'une pitchoune de presque 18 mois reste sans broncher, les yeux fixés sur la télé, pendant plusieurs minutes d'affilé - et quelques minutes de répit, sérieux, c'est youpi - nécessite un lecteur dvd et un exemplaire des 101 Dalmatiens.
De toute façon, je le connaissais *déjà* par coeur.
Et ça aurait pu être pire...
Genre la Belle et la Bête ou la Petite Sirène.
Brrr !

mardi 10 mai 2005

La vie est dure pour les supers héros

Demain, je bosse.
Je l'ai tellement voulu et réclamé ce foutu taff...
J'ai maudit le chômage, j'ai pleuré, hurlé, je me suis roulée par terre de désespoir et maintenant que voilà, bin c'est demain, tout ce que je me dis, c'est "mais euuuh je suis même pas encore level 48 !"
Et aussi, "putaaaain, réveil à 6 heures du maaaat..."
Je sens qu'on va rigoler.

Sans costume

Je suis sous ma douche, je me prépare pour un ultime déjeuner du mardi midi avec ma grand-mère - difficile de faire l'aller retour pour manger avec elle quand je travaillerai à Boink - je me lave les cheveux parce que demain matin, je n'aurai pas le temps, putain 6 heures du mat' merde quoi, et soudain, je suis prise d'une crise d'angoisse et de panique intense, un mal de bide terrible qui me noue de partout, je commence à boire la tasse, à tousser, mais bordel, je suis complètement folle, je vais jamais y arriver, ce boulot qui m'attend est énorme et difficile, plus le trajet deux heures de train TOUS LES JOURS sans compter l'absence totale de bus pour me rendre de la gare aux locaux du Groupe V. mais qu'est ce qui t'a pris bordel, t'es débile ou quoi ? C'est évident que ça va pas le faire !
Je me jette hors de la douche, trempée, paniquée, ne pensant qu'à une chose, envoyer un mail à Chéri, pour lui dire au secours, non tant pis, j'abandonne, je renonce, est-ce que tu peux me faire un mot d'excuse pour demain s'il te plait ?
Je cours vers le bureau en faisant des flaques sur la nouvelle moquette.
Je me jette sur le clavier de mon ordinateur, installé sous la fenêtre, juste à la diagonale du balcon du voisin.
Qui fume une clope sur ledit balcon.
Et moi, je suis...
Toute nue.
- "Salut, voisin ! Ca va bien ce matin ?"

mercredi 11 mai 2005

First Day au Groupe V.

- Chef ?
- Oui ?
- J'voulais te demander Chef...
- Oui, Saki, tu as une question contextuelle, un soucis technique, une interrogation conceptuelle ?
- Euh, oui, enfin, non, je voulais savoir, Chef, je peux prendre le train de 18h ?
- ...
- Steuplé...
- Bon, d'accord, allez, vu que de toute façon, tu ne le reprendras jamais plus aussi tôt, hein, autant en profiter !

dimanche 15 mai 2005

Aux chiottes Docteur Quenotte

J'attrape la bouteille de Yop, je referme la porte du frigo avec les fesses et je me repête encore une fois : "Putain, ce que j'ai mal aux dents, bordel !" comme si le dire encore et encore et encore allait calmer la douleur. Je verse le liquide rose dans un grand verre et je revois le regard amusé du petit garçon qui était assis en face de moi chez l'orthodentiste hier. "Comédienne, va !" il me lançait, alors qu'allongée sur le fauteuil trop petit, je poussais des cris et des grognements pendant qu'on m'enlevait - à l'aide de pinces énormes - l'appareil qui a torturé mon palais pendant 4 petits mois.
- Je ne te mets que les séparateurs, m'a-t-elle dit, on posera les bagues la semaine prochaine, histoire que tu n'aies pas trop mal d'un coup, hein, sinon tu vas jamais revenir me voir.
J'ai rigolé franchement. Moi, douillette ? Hahaha mais t'inquiète chérie j'ai plus 14 ans, hein, les années chochottes sont derrière moi, c'est pas quelques bagues et séparateurs qui vont me faire peur.
Hahahahaïe.
Je bois mon verre de Yop lentement, je savoure avec plaisir le court répis que le liquide onctueux et glacé procure à ma bouche douloureuse dans laquelle plus aucune de mes dents ne semble à sa place et où même le toucher de ma langue sur l'émail pèse plus lourd qu'un éléphant obèse.
Putain, mais ce que j'ai mal aux dents, bordel !
Je me demande si ça pourrait pas me dispenser de bosser demain, tiens...

jeudi 19 mai 2005

Putain de Lapin Blanc

Parfois, souvent, tout le temps... je me sens comme Alice, complètement perdue, noyée, débordée, dans un pays inconnu et étranger.
Je me sens décalée, ailleurs, je dois dormir, comment me réveiller ?
Et puis, bordel...
Elles sont planquées où, ces foutues merveilles ?

vendredi 20 mai 2005

29

Ha, quoi, déjà ?
Et merde.

dimanche 22 mai 2005

Ironique ta mère

Un des inconvénients majeurs à ma toute nouvelle vie de femme active - et ça va faire franchement rigoler ceux d'entre vous qui bossent depuis déjà un moment - c'est que je n'ai plus le temps de rien.
Du coup, forcément, ce qui m'est vital devient prioritaire - passer du temps avec Chéri, qui a gentiment calé ses horaires sur les miens, ça aide - bouquiner - vive le train - dormir - vive mon lit et vive le train, (et le mal de dos, à quand les TER couchettes ?)
Tout le reste passe après et se retrouve dans la longue liste des choses à faire pendant le week-end. Le propre d'un week-end étant d'être toujours bien trop court - et vu qu'en ce moment, mes samedis commencent chez l'orthodentiste et se terminent par des hurlements de douleur dentaires - je suis en retard dans mes mails, je ne fais plus les comptes, ni le ménage - héhéhéhé -  je néglige le peu d'amis qu'il me reste, je ne vais plus au cinéma - gniiii mais StarWars quoi ! - et surtout, surtout, je n'ai plus le temps de jouer à WoW...
Alors, imaginez ma tronche ce matin, quand en bootant le pc jeux en me disant, allez, je m'offre le level 48 pour mon anniversaire, celui-ci m'a appris qu'il était dévoré par vers et virus divers et qu'il avait besoin urgemment d'un formatage et d'une réinstallation complète...
Monde de merde, tiens.

lundi 23 mai 2005

What's with the eye?

Situation après une heure et demie de présence au boulot :
1) J'ai mal aux dents,
2) Je suis fatiguée, malgré l'heure supplémentaire passée à somnoler et à baver sur l'épaule de mon collègue dans le TER, sommeil perturbé par de jeunes pétasses qui n'ont pas arrêté de rire et de bavarder et de cogner dans mes jambes qui dépassent dans le couloir, on a pas idée d'avoir la pêche comme ça aussi tôt le matin, c'est inhumain,
3) J'ai très mal aux dents, et j'ai oublié mes anti-douleurs sur la table de nuit, c'est con, hein ?
4) J'ai froid, il fait beau partout dans le monde sauf à Boink qui souffre d'un micro-climat polaire, je monterai bien le chauffage, mais mes collègues sont tous en bras de chemise - et souriants, et de bonne humeur, non mais OH LES GENS VOUS AVEZ VU L'HEURE ?!
5) J'ai très mal aux dents, je l'avais déjà dit ?
6) J'ai petit déjeuné y a quatre heures, et le repas de midi est dans 2 heures et demie, putain, j'ai faim.

Conclusion :
J'AI PAS DU TOUT ENVIE DE BOSSER !*
(Mais vous l'aviez déjà deviné, hein)

*D'ailleurs, techniquement, je ne sais toujours pas vraiment exactement concrétement en quoi consiste mon boulot... mais euh, bon, c'est un détail.

mercredi 25 mai 2005

Popolo

Lundi, j'ai rendez-vous avec mon patron, pour un "recadrage et redéfinition de poste". Je crois bien que ça veut dire qu'il m'a entendue quand j'ai hurlé en tapant sur le serveur "Saloperie de machine, bordel mais comment ça me GAVE ! Je déteste l'informatique !!".

vendredi 27 mai 2005

Le tour de France ne passera pas par moi

Je traverse le hall de la gare au pas de course, j'attrape la petite feuille jaune qu'on me tend au passage en me disant, ho ho, les petites feuilles jaunes dans les halls de gare c'est pas bon signe, un rapide coup d'oeil à ladite feuille alors que je dévale les escaliers pour courrir vers ma voie me le confirme, préavis de grève, youpi, pas de train pour aller au boulot la semaine prochaine, bordel, je monte sur le quai, je longe le TER en inspectant le contenu des wagons d'un oeil expert, jaugeant rapidement le potentiel en décibel, le train du matin, moi je dors, c'est sacré alors j'aime autant qu'il soit le plus tranquille possible, j'élimine d'office les mamies qui bavassent, le rassemblement de pétasses prébubères qui gloussent, les jeunes cadres dynamiques qui refont le monde et la politique, je repère un compartiment vide à l'exception d'une petite brunette qui roupille déjà, nickel, je grimpe, je m'installe, je cale mon grand corps de poulpe mou comme je peux sur les sièges, je pose ma carte de train sur mon ventre pour que le contrôleur se contrôle tout seul, je pousse un petit soupir satisfait et je ferme les yeux alors que la petite voix chantonne "Le TER pour Boink va partir attention à la fermeture automatique des portes", j'entends un grand bruit monstrueux, des cris, des rires et des crissements de pneus, je me redresse d'un coup, je lis la fin du monde dans les yeux de la brunette qui a sursauté en même temps que moi et je vois horrifiée une demi-douzaine de cyclistes tellement fluos qu'ils font mal aux yeux prendre d'assaut mon wagon avec leurs vélos sous le bras.
Et merde...

dimanche 29 mai 2005

MeoOow !

Les joues inondées de larmes, j'hurle son nom à plein poumons, tout en secouant la caisse de croquettes, les voisins me dévisagent, je m'en fous, je quadrille le quartier en me maudissant d'avoir laissé le velux de la salle de bains ouvert, j'aurai du me souvenir que la chatoune ouvre toutes les portes, voilà ils se sont sauvés tous les deux, d'abord la gouttière, et puis les escaliers, la chatoune, pas téméraire, attendait tranquillement devant la porte, mais le boulet blanc, lui, a bel et bien disparu, je l'imagine en train de galoper à quatre pattes, ivre de liberté, la queue en panache, je ne veux pas penser à la route toute proche, et à tout ce qui pourrait arriver à un tel benêt, une voisine m'interpelle, il serait pas blanc votre animal ? Si ! Elle me pointe un arbre au fond du parking, je cours, j'appelle, il est là, il descend, il court vers moila boite de croquettes, je le sers fort dans mes bras, merci merci Esprit Suprème du Yop à la Framboise d'avoir épargné mon petit chat.
Putain, j'aurai jamais cru que j'étais aussi attachée à une bestiole qui ne sait rien faire d'autre que foutre des poils partout, chier *devant* la litière plutôt que dedans et reclamer des croquettes à tout bout de champ.