lundi 4 avril 2005

Now strip naked and get on the probulator

Il se passe *rien* dans ma vie, c'est désespérant.
Mon trou d'entre les dents ne rétrécie pas contrairement à toutes les promesses de mon orthodentiste, grrrmble, mes journées oscillent lentement entre :
- de courtes mais intenses phases de motivation et d'enthousiasme, genre okay chuis au chômage eh bien profitons en pour faire des trucs constructifs comme refaire TOUTES les moquettes pourries et nazes de l'appart, la tapisserie, ou alors rangeons le grenier (ça fait quatre ans qu'on en parle, hahaha),
- et de longues phases de cruelle lucidité où je réalise la moquette et la tapisserie bin ça coûte des sous et que quand t'es au chômage t'es pire que fauchée surtout quand t'as vendu ton âme à la Fnac y a déjà 6 ans de ça, en plus Chéri a pêté l'échelle la dernière fois qu'il a voulu monter dans le grenier - j'ai pas dit qu'il avait grossi, hein, j'ai rien dit, popolo - et du coup, chuis toute démotivée j'ai même la flemme de passer l'aspirateur qui est resté abandonné - le pauvre  - dans le salon pendant des jours, passionnant, hein ?
Et pour couronner le tout, je ne peux même pas jouer à WoW dans la journée parce que j'ai promis juré craché à Chéri - MAIS QUELLE TRUFFE JE SUIS - de ne pas leveler sans lui - gniiii - et de toute façon, si j'y joue trop, je me rend bien compte que je pête grave un cable, je parle de Booty Bay à mon facteur et j'essaie de dépecer les chats.

Nota Benette

La prochaine fois que j'ai envie, comme ça, de me plaindre qu'il ne se passe *rien*, penser à aujourd'hui et  fermer ma grande gueule de poulpe tigré, parce que là d'un coup genre, il se passe *trop* et forcément, je stresse.
Ah et aussi, la prochaine fois que je décide, comme ça, d'attaquer le crépi de Tchernobyl mutant vachement résistant de la chambre du fond avec mes petites mains et une spatule ridicule, penser à s'abstenir.
Aïe.

jeudi 7 avril 2005

Do not breathe

Hier, je me suis rendue à Paris pour un p'tit entretien, dans un chouette quartier plutôt classe - enfin, je dis ça, moi j'en sais rien, hein, j'ai eu cette impression parce qu'on voyait un bout de l'Arc de Triomphe, et que j'ai payé mon chocolat chaud 3 euros, mais ça se trouve c'était juste un endroit pourri avec semi-vue sur l'Arc et des chocolats hors de prix.
J'ai marché dans les rues pleines de vent en ouvrant grand la bouche comme une digne provinciale tout impressionnée par sa belle capitale, j'ai couru après quelques pigeons, et j'ai hoché la tête en me disant j'avais décidemment pas envie de venir y vivre et travailler.
Bordel, pourquoi personne ne veut de moi chez moi ?

Vapeurs and Cie

Assise en tailleur sur la moquette, je pose ma spatule, je tape dans la décolleuse à vapeur méchamment, forcément je me brûle, je crie, je râle, je soupire, je compte les bouts de mur avec du crépi, les bouts de mur sans crépi, je hurle que j'en ai marre, que j'abandonne, que tant pis, appart' de merde pourri moche un jour, moche toujours, je retiens des larmes de rage, je vais dans la cuisine boire du Coca à la bouteille, je shoote dans le frigo pour me venger, je soupire et je retourne détapisser ce putain de crépi, mais bordel, mais qu'est ce qui m'a pris, hein ?

lundi 11 avril 2005

Oh no! I should do something... but I am already in my pyjamas !

Vaguement stressouillée par mon entretien de demain, je me se renseigne sur les trajets en train de banlieue et en bus, je calcule les temps de parcours pour pas être en retard, je vais chopper mes billets à la gare, je recherche des infos sur le net à propos des normes et des techniques dont on va me causer demain, histoire de ne pas paraitre encore plus tigrée que je ne le suis...
Et paf, j'en zappe mon rendez-vous anniversaire de mes un an de chômage à l'Anpe. Bien emmerdée, je m'auto-file quelques baffes avant de sauter sur mon scooter et de filer directement sur place plaider ma cause et présenter mes plus plates excuses à mon conseiller bien aimé.
Sauf que mon agence est fermée cet après-midi, y compris à l'heure prévue pour mon rendez-vous...
J'aime bien quand les gens sont encore plus tigrés que moi.

Edit : bon, en fait la boulette championne toute catégorie il ne doit en rester qu'une à la fin, c'est moi. C'est pas à l'Anpe que j'avais rendez-vous, mais aux Assédics.
Frappez-moi.

mercredi 13 avril 2005

Humbles Héros

Est-ce qu'on peut tomber amoureux d'une voix ? Je me suis posée la question hier, j'ai pas arrêter d'écouter Gérald Gentil dans le train, et c'est franchement le genre de voix qui me fait fondre. Et en plus, les paroles de ses chansons me font trop mourir de rire ce qui n'est pas du tout pratique quand j'essaie désespérement de cacher mon trou d'entre les dents.
J'ai croisé pas mal de gens rigolos, deux responsables d'un club de foot qui se sont assis à trois rangées de sièges l'un de l'autre dans le compartiment alors qu'il y avait plein de places partout, genre on veut pas être à côté, mais qui ont passé tout le trajet à s'échanger des documents et à discuter leur budget en braillant pour se faire entendre. J'ai aussi vu un jeune homme dans le bus qui portait bonnet, écharpe et gants en laine, mais qui était torse-nu.  Et j'ai souri devant les efforts de mon voisin du train du retour pour me dissimuler la couverture de son bouquin, un arlequin intitulé "Les larmes de la Passion", qu'il a dévoré avidemment pendant tout le trajet.
Et sinon, mon entretien, c'était bien.

vendredi 15 avril 2005

Boulot métro dodo

*Dring, dring*
- Oui ?
- Mademoiselle Satanic Kitten ?
- Oui, c'est moi...
- Bonsoir, c'est Madame Déhérrache, du Groupe V.
- Oh, bonsoir !
- Voilà, j'ai le grand plaisir de vous annoncer que votre candidature a été retenue, et que nous sommes enchantés que vous veniez rejoindre notre équipe, je vous rappelle les conditions..
- Pardon, euh, c'est une *blague* ?
- Euh, non.
- Vous m'embauchez ? Pour de vrai ?
- Hmmm, oui.
- SÉRIEUX ?!
- Oui, Mademoiselle Kitten...
- Oh.
- Seriez vous d'accord pour démarrer le 11 mai ?
- Mmmm, je peux réfléchir et vous dire sûr lundi matin ?
- Bien sûr.
- Juste pour savoir, au Groupe V., vous êtes méga stricts sur les horaires ou du moment qu'on bosse bien, ça va ?
- Que voulez vous dire ?
- Bin, comme je vais devoir me taper deux heures de trajet par jour, je voulais savoir... (toute petite voix) je pourrai commencer à 10h30 le matin ?
- ...
- (encore plus petite voix) En fait, j'ai vraiment trop du mal à me lever le matin et...
- ...
- Allo ?

dimanche 17 avril 2005

FanArt pour fêter ça @ Erwy

lundi 18 avril 2005

Scientific Progress Goes Boink

Depuis que j'ai décidé d'accepter le boulot que me propose le Groupe V., je passe mon temps avec le nez dans les petites brochures fournies par la Sncf. Je calcule, je réfléchis - que faire, vélo puis train puis vélo, bon pour mes fesses mais moyen s'il pleut ha non j'oubliais il ne pleut jamais en Bretagne il fait juste beau plusieurs fois par jour... ou alors voiture puis train puis système de taxi à la con puis marche à pied, plus cher et surtout bien moins souple au niveau des horaires ? - et je soupire beaucoup parce que putain, mon temps de sommeil et mon rythme naturel - minimum 10 heures par nuit, généralement couchée vers les 4 heures du mat' le temps de finir cette instance et cette petite quête... - vont en prendre un sacré coup.
Je risque à nouveau de me transformer régulièrement en Ours Grumly... "Attends de faire les trajets cet hiver, quand il fera froid et nuit". Mmmm, merci Petite Voix, mais tsé quoi ?
TA GEULE !
Je me lance enfin, et j'appelle Madame Déhérrache.
- Oui, alors voilà, bin, c'est oui.
- Formidable ! Rendez vous à Boink le 11 mai, à 9h30.
- ...
- Mademoiselle ?

Oui, parce que voilà, les trains pour Boink, y en a un qui me fait arriver à 8h30, et un qui me fait arriver à 10h.
ALORS, BORDEL JE FAIS QUOI MOI ?!

jeudi 21 avril 2005

On est bien peu de choses...

... surtout face à un connard en mercedes qui grille le feu rouge alors que vous sortez tranquillou en scooter de votre résidence pour vous rendre à votre rendez-vous de rattrapage auprès des Assédics.
Heureusement pour moi, ledit connard avait de bons freins et de bons réflexes, il m'a à peine cognée, du coup j'ai juste un peu mal aux mains et très mal au coeur tellement j'ai eu peur.
Après m'être tâtée de partout pour bien vérifier que j'étais entière et avoir copieusement enguelé ledit connard encore plus blanc que sa caisse - si seulement ça pouvait lui servir de leçon, punaise ! - j'ai sincèrement remercié ma bonne étoile parce que bordel, mourir avant de connaître la fin, ça m'aurait drôlement emmerdée.

vendredi 29 avril 2005

Saint Maclou, priez pour moi

Prenez un poulpe tigré au chômage qui s'emmerde entre deux trop rares entretiens. Ajoutez un zeste de culpabilité de ne pas profiter de ce temps libre forcé pour faire quelque chose de *constructif* - non, prendre du level à WoW n'est pas considéré comme *constructif* dans la vraie vie - et lâchez le poulpe dans un appart' avec une liste de travaux divers longue comme une tentacule.
Bientôt, le poulpe arrachera crépi et moquette de la chambre du fond avec enthousiasme et célérité, pendant, allez, environ une heure parce que bordel, c'est chiant et c'est fatiguant quand même.
Donnez subitement un boulot au poulpe. Regardez le poulpe réaliser que bientôt, plus le temps de rien, au secours, réorganisons nos priorités, j'en étais où dans mes quêtes moi ?
Observez le chéri du poulpe qui est obligé de se farcir tout le reste du boulot s'il ne veut pas que la chambre du fond reste zone sinistrée indéfiniment - et une zone sinistrée dans un appart' quand on a deux chats tend à s'étendre rapidement à tout l'appartement, simple loi de physique féline.
Déconnectez deux minutes le poulpe de son jeu et soupoudrez de remarques taquines du genre "putain, mais à part pour WoW, t'as la persévérance d'une huître, hein". Laissez macérer suffisamment pour que le poulpe culpabilise à mort et décide d'aller acheter la nouvelle moquette tout seul, paf.
Ne prévenez pas le poulpe que 20m2 de moquette, ça pèse douze mille tonnes - le poulpe est tigré, hein, il y pensera pas de lui même - et observez le poulpe - qui n'a absolument mais alors absolument aucune force dans les tentacules - alors qu'il tente de sortir la moquette de la voiture, et de la monter, tirer, pousser, tomber, rouler jusqu'à l'appartement - deux étages sans ascenseur - sous la pluie évidemment, hahaha.
Remarquez l'erreur tactique du poulpe, la moquette bien emballée qui manque une marche et qui oscille, et soudain c'est le drame, moquette et poulpe dévallent les escaliers vers le bas dans un boucan d'enfer.
Dégustez le poulpe qui hésite entre fou rire et larmes, vautré en bas de l'immeuble, écrabouillé sous la moquette.