mercredi 1 décembre 2004

Marmiton.org : mots clés, hachis parmentier menu menu de chats

Les boulets à pattes et à poils ont remis ça. Ce matin, leur gymkhana hyper matinal et fort bruyant n'a pas fait que dessouder la tringle à rideaux de son support, il a aussi décoré le mur de trois gros trous énormes et cassé en deux les supports à tringle.
Qui a gagné un aller-retour chez Leroy-Merlin parce que la porte-fenêtre sans rideaux, ça caille à mort ? C'est bibi.
Qui a gagné un aller sans retour dans le mixer ?
Devinez.

One Week-end Four Pics

 
 

jeudi 2 décembre 2004

Une Approche Procrastino-Stochastique de la Thèse

Je savais déjà qu'entre thésards, il existe une communion d'esprit qu'il est difficile d'expliquer au reste du monde. Une connexion. Un lien. On se reconnait dans la rue, quoi. On est membre de la même secte cruelle. On flignotte quand on se croise en congrès. On est irresistiblement attiré les uns vers les autres tels d'anciens combattants d'une guerre obscure et éternelle.
Mais à ce point là, quand même, ça fait un peu peur...
Car pendant que je me prenais la tête - et que je me la prends toujours, aïe ma bosse - sur mes transparents de soutenance, toutankh a lu dans mes pensées et a généré les slides que j'aimerai oser présenter - car là, on ne pourra vraiment pas m'accuser de pipoter.

Jemini S.A Made in China

Je devrais pourtant savoir - depuis 28 ans que je me connais - que quand j'ai pas mon quota d'heures de sommeil, je ne suis pas fréquentable sans un traducteur automatique Grognement/Français. Mais nan, je me suis couchée hyper tard hier soir - ou hyper tôt ce matin au choix - persuadée que j'allais réussir en quelques heures à pondre une vingtaine de transparents indécents d'intelligence et de pertinence, histoire de ne pas subir les foudres de mes responsables, mais nan, j'ai juste été bonne à ricaner bêtement sur IRC jusqu'à pas d'heure et à pester après OpenOffice parce que je trouvais pas comment faire une putain d'animation à deux balles.
Résultat, j'ai évolué - très lentement - toute la journée d'aujourd'hui en ayant l'impression d'avoir oublié mon cerveau dans le bac à légume de mon frigo. Ça ne m'a pas beaucoup aidé pour la première épreuve de la journée, aka le rendez-vous avec le chirurgien. Alors moi ça va, je suis juste hyper-laxe des articulations, c'est pour ça que je me sub-luxe - oui, oui, sub-luxe, c'est pire que luxe - la machoire aussi facilement (et douloureusement), ça ne se guérit pas mais ça peut  s'améliorer un chouïa par la chirurgie. Je vais donc sûrement me faire opérer en Janvier pour la première partie du ravalement. Par contre, pour ma petite soeur, ça ne va pas du tout, bonne grosse méchante mauvaise nouvelle confirmée par l'expert.  On a été noyer tout ça dans une soupe chinoise en faisant un concours de phrases à la con du genre, au moins c'est pas un cancer, tu vas pas mourir, y a plein de gens qui ont le Sida, il y a pire que ce que tu as. Je ne suis pas convaincue que ça lui ai des masses remonté le moral.
J'ai enchaîné directement ensuite avec la réunion au labo et la présentation de mes transparents pour la soutenance, et je crois que je n'avais jamais autant baillé de ma vie - au risque de me sub-luxer à nouveau la machoire, hahaha. Vu que j'avais ma tête des très mauvais jours, ils ont été plutôt gentils avec moi, je suis repartie avec deux pages de remarques, idées et suggestions franchement constructives. C'est fou comme c'est compliqué et prise de tête de transcrire et résumer un manuscrit de 200 pages rédigé dans un style assez soutenu, en une cinquantaine de transparents du genre Paris-Match, le poids des mots, le choc des photos. J'ai grandement sous estimé l'ampleur de la tâche, et je crois que les prochains jours vont être aussi intenses que les jours d'avant l'envoi du manuscrit...
Au moins, hein, ça me fait une bonne excuse pour reprendre le régime Chips-Saucisson-Muscat.
Ha merde, j'avais pas arrêté en fait.

vendredi 3 décembre 2004

Appelez-moi Numéro 2

Ce matin, j'ai sauté dans ma 'tite Punto noire, je me suis perdue sur le chemin vers TrouDansLaCambrousse, siège de ToutPetitMini, et je suis arrivée un peu en retard pour mon rendez-vous avec le LeChef. J'ai été accueillie comme une reine par le chien qui doit encore se souvenir de tout ces bouts de sandwiches et morceaux de pomme que j'ai pu lui refiler en douce.
Ensuite, LeChef et moi on a discuté.
Sérieusement.
De l'avenir de ToutPetitMini, en passe de devenir plus si petit et si mini, de buisness plan sur 3 ans, de projets, d'appels d'offre, de mon peut-être futur poste - Responsable Développement, ça jette, hein ? - de l'embauche d'une équipe de développeurs - et je serai leur chef, mwahaha ahem pardon - des nouveaux locaux, de l'ADSL qui débarque à TrouDansLaCambrousse en début d'année prochaine - ouf parce que fuck le RTC hein - et pour finir, de la voie rapide qui va bientôt être terminée et qui mettra mon chez moi à 15 minutes de TrouDansLaCambrousse au lieu de 30.
Sur le papier, c'est formidable, je serai le numéro 2 de TPM, vous vous rendez compte ? Bon d'accord, tant que comme personnel y a que LeChef - le numéro 1 -  sa femme - la numéro 1 bis - la secrétaire - la numéro 3 - et le chien - le numéro 4 - c'est pas extraordinaire, mais quand même quoi, numéro 2, ça jette : "Salut, numéro 3, c'est numéro 2, vous pourriez demander à numéro 4 de lâcher ce lapin ? Merci."
Pourtant, quelque chose me dit que dans la réalité, ça risque d'être bien moins formidable. Nan parce que bon, malgré toutes ces bonnes nouvelles, il reste un inconvénient et de taille...
Chez TPM, on travaille sous Windaube de merde.

Enjoy the Silence

J'explique souvent autour de moi que ce blog me sert de thérapie et me coûte bien moins cher que le psy. Délirer ici me permet d'évacuer, de dédramatiser, de ne surtout pas me prendre au sérieux.
Je me suis explosé la tête sur le mur ? Hahaha.
Je vais me faire charcuter la mâchoire et je flippe à mort ? Hohoho.
J'ai 28 ans et je veux pas grandir ? Hanhanhanhan.
J'ai peur de soutenir ? Huhuhu.
Ma petite soeur a un truc grave et douloureux, et on ne peut rien faire d'autre qu'attendre et espérer ? Hihihihi.
Y a plus de saucisson ? Argh.
Ca marche tellement bien que je ne réalise que maintenant l'inconvénient majeur de ce système : j'ai de plus en plus de mal à gérer, évacuer et digérer ce dont je ne veux ou ne peux pas parler ici.

mardi 7 décembre 2004

Tous pour un, un pour tous

Il est dit que le plus court chemin d'un point A à un point B, c'est la ligne droite1, mais sérieux, ceux qui ont démontré ce théorème n'ont jamais fait les courses dans une grande surface un matin 15 jours avant Nouël - ou 10 jours avant une soutenance, ha ça n'a rien à voir ? Merde...
D'ailleurs, ils n'ont jamais non plus poursuivi à travers tout un appartement un chat qui a foutu son museau comme de par hasard dans le bon sac plastic - alors qu'il y en a une bonne dizaine, c'est fou l'instinct du chasseur - et qui s'est carapaté avec LA saucisse de Morteau toute neuve, mais euh, hum... c'est une autre histoire.
Donc, la grande surface, Nouël, je m'étais dit, je dépose Chéri au boulot, le pauvre il est tout malade, il fait tout froid, il va pas prendre le scooter quand même et après, paf, je vais faire les courses, optimisation de trajectoire, d'itinéraire et d'emploi du temps, la totale, méga jackpot en point de bonus d'efficacité, surtout que c'est le matin aux aurores, la ménagère dort, les rayons vont être désert, le pied.
Et bien non, échec total.
Parce que même le mardi matin de bonne heure, il y a du monde dans les rayons, c'est fou, il faut slalomer, négocier, s'excuser et tenir son caddie en laisse - et toute personne qui a eu un jour le courage de monter dans ma 'tite Punto sait à quel point je sais manoeuvrer, hahaha - et comble du comble, il y a de l'attente aux caisses - j'ai eu le temps de me feuilleter tous les potins du Télé7Jours, c'est dire.
Tout ça pour me rendre compte une fois les courses déballées et rangées et la saucisse de Morteau récupérée, que j'avais oublié le principal : les petites fiches Bristol de toutes les couleurs sans lesquelles je ne peux absolument pas repéter ma soutenance.
Bon, bin, j'y retourne, hein.

1Dans un espace Euclidien, bien sûr, sinon, ça compte pas.

mercredi 8 décembre 2004

Le téléphone pleure

La soutenance approche à grand pas, je panique, je stresse, mes transparents sont vraiment pourris, nuls, nazes et moches, et je ne tiens pas 15 minutes à l'oral. Ca sent la catastrophe, je me dis, en soulevant mes lunettes pour me frotter le nez et les yeux, ça sent pas bon, ça sent le crash en plein vol, l'apocalypse, putain, putain, ça pue bordeeeeel, ça pue et ma bonne vieille copine l'angoisse accompagnée de sa petite soeur l'hyperventilation reviennent me faire un petit coucou, salut les filles, ça faisait longtemps, hein.
Le téléphone sonne, je ravale mes larmes, je décroche, allo ? C'est la scolarité de la fac, toujours pas de nouvelles de mon deuxième rapporteur, il avait promis pour lundi, et toujours que dalle, ca devient méga-urgent, là putain, après faut faire signer par l'école doctorale, le doyen, le président de l'université, va pas y avoir assez de temps, la fille de la scolarité me ré-explique toussa pour la xième fois, je suis au courant, putain, je sais bien, mais qu'est ce que je peux faire ? Je peux pas l'attacher à son bureau pour le forcer à écrire ce putain de rapport, moi, j'ai quoi comme moyen de pression sur un neurochirurgien qui bosse, qui sauve des vies, qui est débordé ? J'ai un gros noeud dans le bide et le même dans la gorge, je m'énerve sur la fille de la scola qui n'y est pour rien, elle fait juste son boulot, et elle me dit :
- Il y a de moins en moins de chance que nous vous autorisions à soutenir, le retard est trop important.
Je pense à mes transparents tout pourris et j'explose en un fou rire hystérique.

Sauvée par le fax

Rien qu'à l'idée de ne pas être autorisée à soutenir la semaine prochaine et d'avoir à retarder tout ce bordel de plusieurs semaines, j'ai été prise de convulsions dignes d'une souris à qui on injecterait une seringue entière de nicotine.
Et il faut croire que les larmes et l'hystérie, ça paye, parce qu'après une demi-douzaine de coups de fils, trois paquets de mouchoirs, deux ulcères et quelques verres cul sec en soutien moral, le rapport tant attendu a été enfin faxé au secrétariat de mon laboratoire.
Prune l'a aussitôt descendu à la scolarité et m'en a ensuite résumé rapidement le contenu au téléphone, histoire de me calmer. J'ai pas tout compris - principalement je pense parce que le rapporteur en question n'a pas lui même tout compris à ma thèse - mais je m'en fous, putain, j'ai mes DEUX rapports, maintenant plus RIEN ne peut m'empêcher de soutenir.
Je veux dire, rien... à part la pourritude de mes transparents, quoi.

Top Ten Random

Piqué chez Trem_r :
1. Lancez votre lecteur de musique préféré
2. Chargez la totalité de votre collection de mp3 dessus
3. Appuyez sur la touche random
4. Dîtes la liste des dix morceaux qui apparaîssent (avec l'interprète), tant pis si c'est la honte. Oui, on ne zappe pas ce morceau des Carpenters qui réduira à néant votre crédibilité. C'est le moment d'une totale honnêteté musicale.
5. Si vous tombez sur le même artiste deux fois, vous pouvez zapper la seconde (ou troisième, ou... ) occurence. Vous n'êtes pas obligé néammoins.

Le résultat...
1. Shakira - Whenever, Wherever
2. Cake - Alpha Beta Parking Lot
3. Eels - Your Lucky Day In Hell
4. Ben Harper - Pleasure and Pain
5. Joe Hisaishi - The Young Man from the the East
6. U2 - Zoo Station
7. Troublemakers - Afghan
8. Nirvana - Heart Shaped Box
9. Tracy Chapman - The Only One
10. Evanescence - Haunted

Sans commentaire.

jeudi 9 décembre 2004

Ze Douglas Class

Ma présentation pour la soutenance compte exactement 42 transparents.

Ctrl+Alt+Suppr

Lieu : la bibliothèque du labo, plongée dans une obscurité artificielle. Des tables, des chaises, un écran blanc. Un vidéo-projecteur qui ronronne et qui diffuse une lumière bleue.
Contexte : première répétition de soutenance grandeur nature en condition X-trem (+10 de stress).
Personnages : un poulpe tigré très stressé, deux responsables de thèse très inquiets.

- ... et si vous avez des questions, n'hésitez pas, je me ferais un plaisir d'y répondre. Ahem. *Touss*touss*. Voilà, j'ai fini.
- ...
- ...
- J'AI FINI J'AI DIT !
- Ha, oui. Putain, une heure, mais c'est bien trop long !
- Oui, c'est trop long. Et respire quand tu parles, punaise...
- Ouais, j'ai cru que tu allais t'étouffer tellement tu parles vite.
- Ha ça punaise, c'est clair, tu parles trop vite.
- Bien trop vite !
- Faut que tu ralentisses, hein.
- Oui, faut que tu respires.
- Sinon, tu vas t'étouffer, hein.
- Fais des pauses.
- Et articule, hein.
- Oui parce que sinon, on comprend pas bien, hein.
- En point positif, t'as l'air de maîtriser ton sujet...
- Ou tu fais bien semblant, hahaha. Mmm... Pardon.
- Quand tu articules hein, parce que quand t'articules pas, on comprend rien...
- Mais bon, faut dire que c'est quand même un peu le bordel, c'est pas très bien organisé tout ça.
- Oui, faudrait revoir l'enchaînement de tes transparents, là.
- Oui, et le rouge ça se voit pas, change tous tes transparents, bon ça va te prendre du temps sur les animations, mais le rouge ça se voit pas, tu changes.
- Ha oui, le rouge, ça se voit pas du tout, c'est vrai.
- Et tu sais, si t'es pas à l'aise, pourquoi t'apprends pas certaines phrases par coeur ?
- Oui, tiens, c'est une bonne idée, comme ça tu bégayeras moins, parce que bon, tu bégayes quand même pas mal, hein.
- Mais bon, faudra pas les oublier parce que sinon, trou noir et catastrophe...
- Ha oui, c'est vrai, faudra pas...
- Bon, sinon, c'est pas si mal, hein.
- Oui, je m'attendais à bien pire en fait.
- Bon, tu devrais relire un peu ton manuscrit quand même hein, refaire un tour de biblio, y a des passages, t'es super pas claire, quoi.
- Oui, t'es pas claire, c'est tout flou.
- Donc, bon, voilà, sinon, ça va, hein. T'as bien noté nos remarques ?
- Saki, t'as noté ?
- ...
- ...
- Mais... Saki, pourquoi tu pleures ?
- On t'a dit que c'était bien !
- Saki, mais qu'est ce que tu fais ?!
- Saki, mais... mais... LÂCHE CE VIDÉO PROJECTEUR, IL NE T'A RIEN FAIT !

vendredi 10 décembre 2004

J'aime pas...

...quand je sors mes fringues toutes chaudes, toutes propres et toutes NOIRES du sèche-linge, je les pose sur le lit pour les plier et les ranger, je pars faire un autre truc 10 secondes parce que j'ai pas de tête et quand je reviens dans la chambre, Orion dort sur mes fringues, complètement étalé et détendu, l'image parfaite du bonheur qui perd ses poils BLANCS par dizaine...
...quand quelqu'un que j'apprécie vraiment beaucoup et dont je ne veux pas dire du mal ici me passe sa crève ET son mal de gorge et se barre lâchement au boulot avec tous les paquets de mouchoirs ET toutes les pastilles pour la gorge...
...quand je peux pas lire les aventures de John Dortmunder parce qu'il faut que je bosse putain et que je les lis quand même et après je culpabilise grave...
...quand j'ai très envie d'aller chez le coiffeur là maintenant tout de suite et que y a pas de place avant demain et que la nana au téléphone est à peine aimable et me prend pour un gros boulet...
...quand j'essaie de repêter ma soutenance pour m'entrainer à parler moins vite et plus distinctement et sans bégayer mais en enlevant un quart d'heure et que je suis incapable de garder mon sérieux plus de deux minutes d'affilée et que je me retrouve *pouf* dans le salon à chanter et danser...
... quand j'ai très envie de saucisson au petit déj.

N'empêche que ce serait drôlement cool si elle valait trois milliards

Bon, je comprendrais bien que vous en ayez ras la casquette que je parle tout le temps de mes chats, mais vous savez je passe mes journées toute seule avec pour unique compagnie 43 putain de transparents - oui, c'est con, hein, j'ai du en enlever un et en rajouter deux, dommage - ces putains de transparents que je dois apprendre par coeur pour la semaine prochaine et pour pas bégayer, et aussi les deux chats, donc forcément, je les observe parce que je m'ennuie et quand il se passe un truc, han c'est extraordinaire c'est fou, et il faut absolument que j'en parle à quelqu'un - d'ailleurs, maintenant que j'y pense, je vous parle aussi beaucoup de mes transparents, désolée... - et vlam je me retrouve encore à vous parler de mes chats, je me dis, putain, Saki, mais tu te rends compte, tu parles que de tes chats mais ce coup ci, c'est trop fort : ma chatoune a une oreille bionique. Une oreille bionique qui lui permet de reconnaitre à distance le liquide qui coule dans un verre.
Si, si, je vous jure.
La preuve, j'ouvre la porte du frigo, je me sers un verre d'eau, elle bronche pas, j'ouvre la porte du frigo, je me sers un verre de coca, elle bronche pas, j'ouvre la porte du frigo, je me sers un verre de jus d'orange, elle bronche pas, j'ouvre la porte du frigo, je me verse du lait dans mon thé, en deux micro-secondes elle se télétransporte toute miourloutante et ronronnante entre mes jambes.
C'est fou, non ?
Non ?
Mmmmm.
Ok.
*Soupir*
Booooon, transparent numéro 32...

lundi 13 décembre 2004

Jour J - Aaaaaargh !

 
 

En voix d'extinction

La chouette nouvelle, c'est qu'avec son téléphone portable, une clé BlueTooth, et un petit programme Python qui décoiffe, Chéri m'a confectionné une super zapette de la mort qui tue pour faire défiler mes transparents lors de ma présentation, ce qui, pour peu que je me tienne à moins de 5 mètres de mon ordi, me libère des douze clics souris à la seconde pour lancer mes animations et faire défiler mes diapos - car, afin que mes auditeurs ne s'évanouissent pas d'indigestion conceptuelle pendant les 10 premières minutes, je leur amène le truc par petits bouts, je fragmente quoi - donc forcément ma présentation ressemble à un énorme clicodrôme, et une zapette, c'est quand même la méga classe.
La mauvaise nouvelle, c'est que je ne bégaye plus du tout. Ou alors ça ne s'entend pas, pour la simple et bonne raison que ce mal de gorge chafouin qui me titille toujours la glotte et les amygdales m'a rendu complètement... aphone. Et oui, maintenant, quand je repète, on se croirait à un concert de grenouilles.
Plus trois jours pour apprendre le langage des signes...
C'est pas gagné.

Putain, la prochaine fois, je soutiens en plein été

Des frissons.
Des crampes.
Mal à la tête.
Mal à la gorge.
38,8°C de fièvre.

A moins de 72h de la soutenance...
C'est pas drôle en fait.

mardi 14 décembre 2004

Nouvelles de mon front

J'me suis endormie hier soir avec une petite pointe à 39,4°C et je me suis levée ce matin avec un gentil 38,6°C.
Ce qui est fnu quand t'es shootée par ta fièvre, c'est que les bêtes trucs que tu fais habituellement prennent une nouvelle dimension, un peu comme Alice au pays des drogues douces.
Ce qui est bien moins fnu par contre, en plus des bouffées de chaleur et des sueurs froides, c'est que t'as grave du mal - disons, grave plus de mal que d'habitude - et que tes pensées et tes réflexes sont comme englués dans un putain de ralenti.
J'ai voulu répéter ma soutenance ce matin avant de décoller pour le labo, sauf que le portable-zappette est tombé en rade de batterie, merde, pas grave, je le remets à charger, sauf que c'est le portable de Chéri, j'ai pas l'habitude, j'ai l'impression que le machin rentre pas dans le bidule, et après une douzaine d'essais infructueux, je finis par en conclure qu'il manque un bout et que ledit bout manquant est dans le sac de Chéri qui est avec Chéri à Paris chez un client.
Une demi-heure, trois coups de fil hystériques - dont un à Chéri en pleine réunion, hum - et une recherche sur Google plus tard, je finis par enfoncer rageusement et brutalement  le machin dans le bidule, *clic* et je réalise que ha nan, il manque rien, je suis juste complètement à côté de la plaque.
Du coup, je jette un oeil au gateau au chocolat que j'ai fait ce matin pour le repas de Nouël du labo et j'essaye vraiment de me rappeler quels ingrédients j'ai bien pu utiliser.

mercredi 15 décembre 2004

Je dis nous

La remarque la plus importante que m'ont fait mes responsables hier, lors de mon ultime der des ders répétition de soutenance au labo - à part bien sûr les évidents et attendus, "putain t'as l'air vraiment malade", "la vache t'es chaud-bouillante", et "mmm, t'es toute blanche, quoi, tu vas vomir ?" - ce qu'il ne fallait pas que je dise "nous" mais que je dise "je".
Car il s'agit de ma thèse.
Et putain, après toutes ces années au labo, à vivre et à vibrer au rythme d'une équipe, à apprendre et à savoir comme une évidence que la recherche, ça se fait pas tout seul dans son coin, mais en s'aidant constamment les uns les autres, dire "je" demain, c'est sans aucun doute le plus gros et le plus difficile mensonge qu'il va falloir que je sorte avec aplomb, sans rougir ou bégayer.
Et sans vomir.

Petit poème crétin intitulé "Vivement après-demain, tiens"

Demain à la même heure,
Je serais docteur.
Si, si.
Enfin,
Du moins...
Docteur, si...
Tout se passe bien.
Mais tout se passera bien,
Hein ?
Alors demain, à la même heure,
Je serais docteur.
Si, si.
Mais  aujourd'hui,
J'ai super peur...
Même que je suis...
Grave en sueur.

vendredi 17 décembre 2004

What's up, Doc?

- Je te ressers ?
- Oui, s'il te plait, c'est délicieux, c'est quoi ?
- C'est de la soupe angevine, un quart de Cointreau, un quart de Pulco, un quart de sucre de canne, tu complètes avec du Crémant de Loire.
- Par contre, punaise, ça tape.
- Ouais, mais (léchage de doigts) c'est bon, hein ?
- Saki, *smooch* smooch*, félicitations ma grande !
- Merciiiii, tiens vazy sert toi y a des petits fours là, et à boire là.
- Ha ouais, cooooool !
- Han, Saki, c'était rigolo quand tu t'es gaufrée avec ta zapette et que tu as loupé une diapo !
- Punaise, m'en parle pas, j'ai cru que j'allais faire pipi dans ma culotte.
- Hum, hum.
- Oh, tiens, mon directeur de thèse... Euh... tu reveux à boire ?
- (murmures derrière le dos de Saki et de son directeur) C'est fou comme il a l'air soulagé, hein, il y croyait plus, à sa soutenance.
- Il reste du Crémant ?
- Il reste des pruneaux aux lards ?
- Bon, alors Saki, tu prévois quoi pour la suite ?
- Bin, déjà, plus jamais refaire de thèse. (Rires)
- Et après ?
- Bin, des vacances.
- Et après ?
- Ouh lalala, tu m'as déjà vu prévoir autant à l'avance ? (Rires)
- J'ai failli pleurer, moi, quand ils ont dit mention très honorable.
- Oooh, ma Prune, t'es trop choupinette.
- Tu vas me manquer, tsé.
- Allez, courage, il te reste plus que deux ans. T'as déjà commencé à rédiger j'espère ?
- Salooooope !
- Docteur Salope, s'il te plait.

Post temporaire qui s'auto-détruira dans quatre jours

Merci à tous pour l'ENORME avalanche de mails, de sms et de coups de fil avant, pendant et après ma soutenance, afin de me dire merde, de me souhaiter bon courage et de me féliciter. Merci à ceux qui se sont déplacés rien que pour me voir me gauffrer avec ma super zappette, rougir sous les compliments du jury et frémir lors des questions.
Merci, merci, merci !
Je répondrai à tous plus longuement dès mon retour de VACANCES, hahaha - oui, bon, okay, j'ai que quatre jours de vacances, ça va hein, j'ai pas une thune, on fait ce qu'on peut.
Et sinon, que celui qui a planqué le saucisson se dénonce, merci.

lundi 20 décembre 2004

I'm dreaming of a white Xmas

Bin, les vacances c'était cool.
Bien trop court, mais cool.
Et maintenant que je n'ai plus de rédaction de manuscrit sur le feu, ni de transparents en retard, maintenant que je n'ai même plus besoin de penser à cette foutue thèse - enfin, si un peu quand même, faut que je rédige la version définitive de mon manuscrit mais merde quoi plus tard hein - donc, je disais, maintenant je vais pouvoir reprendre une vie normale, et me concentrer sur des trucs importants, comme mon diiiieu plus que QUATRE malheureux petits JOURS avant Nouël, je suis à la bourre, je suis trop fauchée alors que ma famille est trop nombreuse, et surtout comble du comble du comble, c'est atroce, rendez-vous compte, c'est insupportable, JE SAIS PAS CE QUE JE VEUX QU'ON M'OFFRE !
En plus, tout le monde veut me faire de soupers cadeaux, parce que quand même putain, quoi, Docteur Saki, hein, faut pas déconner, et moi je reste là comme une conne, le téléphone collé à l'oreille, les yeux grands ouverts, le cerveau qui mouline dans le vide, "euuuuuh, je sais paaaaaaaas..."
A croire qu'une toute petite mention très honorable, et paf, je suis comblée.
Pffff.

Et si on se faisait des cadeaux ?

mardi 21 décembre 2004

Chéri, achète toi un cerveau sur e-Bay

Désolée pour le cliché mais sérieux, les mecs, vous êtes de vrais boulets parfois.
Et surtout, surtout, surtout le mien.
Grâce à lui ce matin - avant mon petit déjeuner, sacrilège ! - j'ai expérimenté l'agréable plaisir de tenter de verser un jerrican de 5 litres d'essence dans le réservoir de la Punto en panne sèche sur le parking de la résidence, à l'aide d'une demi-bouteille d'eau et d'une clé pour dévisser les boulons des roues. Résultat, y a plus d'essence sur mes mains, la voiture, le parking et mes chaussures que dans le réservoir.
Et je ne vous parle même pas de la demi-douzaine de fois où il a enfermé les clés de la voiture à l'intérieur de la voiture.
J'veux dire, moi, je suis tigrée, hein, et bin pourtant, ça m'arrive JAMAIS.
Oui, bon d'accord en scooter, c'est plus dur.

Pensée tigrée

L'esprit de Nouël, bin, il fait mal aux pieds.

mercredi 22 décembre 2004

Et le matou revient, le jour suivant...

Parce que je ne veux pas que mes travaux de recherche s'arrêtent avec ma thèse, parce que pour l'instant et pour encore quelques temps, la seule qui puisse parler de ces travaux, c'est moi, et parce que c'est pas souvent qu'on vient me solliciter et me relancer jusque dans ma boite à mails, j'ai accepté il y a quelques semaines de soumettre un article à un atelier de travail.
Je viens d'apprendre que cet article a été accepté - youpi ! - et que je vais donc aller parler à nouveau de mes travaux devant des tas de gens qui je l'espère, seront intéressés. Mais je viens aussi d'apprendre que j'ai deux jours, deux ridicules petits jours, pour corriger l'article en question et envoyer une version définitive du truc au comité d'organisation de l'atelier.
Et putain, sérieux, bosser là, maintenant, zyva, mais comment ça me saoûle mais trop grave.
C'est Nouël, putain...
ET JE SUIS DÉJÀ DOCTEUR, BORDEL !

Le vieux singe et les grimaces

La pluie danse sur les vitres des velux. A l'intérieur de l'appart, il fait chaud, Feist chantonne dans le salon, les chats sont roulés en boule dans un coin du bureau, je sirote un thé dans ma super énorme tasse avec Bourriquet dessus et je me gratte la tête pour comprendre les remarques des reviewers en scrollant le xemacs qui contient mon article. Je soupire, j'ai pas envie de bosser, j'ai envie de me rouler en boule dans mon lit et de bouquiner.
Je pourrais me croire revenue quelques semaines en arrière à un détail près...
JE SUIS DOCTEUR MWHAHAHAHA !

vendredi 24 décembre 2004

Un cochon pour Noël

Mmmrmm oh mon dieu, Eminem, mais on t'a tiré dessus, ne bouge pas je vais te sauver *DING-DONG* c'est quoi qui sonne là ? Ha merde, c'est la porte, y a quelqu'un à la porte, vite, je me réveille et je tombe de mon lit, je cours, c'est qui, je demande, ma voix croasse de ne pas avoir été utilisée de toute la nuit, c'est qui ? C'est le facteur, j'ai un colis pour vous, ha oui, je vous ouvre tout de suite, merde, je suis toute nue, vite je retourne chercher la couette, hop bonjour monsieur le facteur, désolée pour la tenue j'étais au fond de mon lit, vous en avez de la chance mademoiselle, jolie coiffure d'ailleurs, euuuuh, signez là, oui, voilà, oh, chouette mes saucissons ! vos saucissons ? oui, oui, c'est parce que je suis docteur ! euuuuuh, oui et bien, joyeux noël mademoiselle, oui joyeux noël, je ferme la porte la couette tombe, allez j'en goute juste un petit bout mmm miam miam et je retourne à mon rêve.

Toutes les familles sont pyschotiques

Je sais exactement ce qui va se passer ce soir.
Je vais me fritter méchamment avec ma petite soeur, qui va arriver tard, crevée et exténuée de son boulot dans une région lointaine, qui va vouloir faire les comptes des cadeaux qu'elle n'a pas eu le temps d'acheter pour cause de surmenage, elle va finir par me dire que je peux me foutre son cadeau au cul, tout ça pendant que mon petit frère sautera partout en criant "Esprit de Nouël ! Esprit de Nouël !", alors que nous essayerons tous de garder un niveau de décibels assez faible pour que les parents en bas n'entendent rien. Ensuite, on se réconcilera en se disant qu'on s'aime et en se faisant un nombre de bisous impairs, et on descendra dresser la table avec Maman, choisir les vins avec Papa et admirer le sapin. On mangera léger à la lumière des bougies, histoire de se préserver l'estomac pour le grand restau de demain, avec la Grand-mère, les oncles et les tantes. Maman fera les gros yeux à Papa parce qu'il se ressert du vin en douce, puis viendra le moment du dessert, et on commencera à mettre de la musique pour danser et chanter et user nos chaussettes sur le carrelage devant la cheminée. A minuit passé, on ira se cacher dans les chambres à l'étage pendant que les parents imiteront le Père Noël - qui devient de plus en plus bizarre avec les années qui passent - et installeront les cadeaux sous le sapin en face des chaussures de chacun. Nous, on redescendra en faisant la course et en se poussant dans les escaliers, on prendra quelques photos du sapin qui dépasse à peine du tas de cadeaux, et on s'installera pour déballer les cadeaux un par un, chacun son tour, en guettant les réactions à la découverte du contenu.
Je sais exactement ce qui va se passer ce soir.
Et j'ai trop trop hâte d'y être.
Joyeux Noël à tous.

dimanche 26 décembre 2004

De l'apport d'une PS2 dans l'harmonie d'un couple

- Attention ! Attention !
- Quoi, quoi bordel ?
- Là, là, derrière toi ! Le mooonstre !
- Mais putain, mais je l'avais vu mais hurle pas comme ça bordel, ça me stresse !
- Saute ! Saute ! SAAAAUTE !
- ...
- Haaaan trop tard, t'es mort...
- ...
- Putain, mais comment t'es troooop nul.
- Hey, mais vazy tiens, vazy JOUE toi, puisque tu es si maline !
- Mais euh, me lance pas la manette à la gueule, ça fait mal !
- Nan mais si t'es si forte, vazy hein !
- Mais j'ai pas dit ça, mais sérieux, c'est bon, quoi tu m'écoutes pas aussi... T'arrêtes pas de mourir.
- T'es gonflée, t'as qu'à jouer, toi.
- Je peux pas, j'ai trop joué hier soir, j'ai encore mal au poignet.
- ET MERDE ! Je suis encore mort. Il est trop dur ce jeu, bordel. J'arrête, j'arrête, j'en ai marre !
- C'est marqué : "pour 3 ans et plus"...
- Oh.
- Oui, hein.
- Bon... Repasse moi la manette, je re-essaye, mais c'est la dernière fois !
- Tu vas mourir de toute façon, t'es trop nuuuul.
- OH EH OH TA GUEULE HEIN !

mardi 28 décembre 2004

Au bonheur des dames

Quoi de neuf, docteur ?
Bin, pas grand chose... À dire vrai, je glande de manière absolument éhontée, j'ai été indécemment gâtée à Nouël, je ne me lève pas avant 11 heures le matin et j'adore ça, mes journées s'articulent entre lire, câliner les chats, lire encore - en ce moment, je savoure Middlesex de Jeffrey Eugenides, absolument délicieux - regarder la télé, jouer à la Ps2, engueuler les chats, me faire du thé dans ma méga tasse Bourriquet - super contenance de la mort, tu bois une tasse, tu vas deux fois aux toilettes dans le quart d'heure qui suit - tremper des petits écoliers dans ledit thé, retrouver des gens qui bossent eux - les pauvres... - pour manger à midi, faire deux-trois courses dans deux-trois magasins, acheter de nouveaux petits écoliers et ainsi de suite.
Mais faut pas croire que je suis heureuse, hein.
Ce serait trop facile, hahaha.
Il m'arrive aussi des trucs pas cools, par exemple, cet après-midi, je me suis fait brûler un grain de beauté à l'azote liquide, eh bin, ça fait mal et ça gratte à mort ensuite. Si, si. Et sinon, le drame actuel de ma petite vie, c'est que je suis folle amoureuse d'un super beau manteau trop chouette, mais cet amour est impossible - et fortement contrarié - à cause du prix exhorbitant dudit manteau. Alors je me contente de le regarder à travers la vitrine et de l'essayer en soupirant de temps en temps.
Bon, ok, en fait, ça va.
Mais... Euh...
Personne qui veut se dévouer pour m'offrir le manteau ?
Non ?
Pfff.

Flower Power

Pour me consoler d'avoir du me passer de sapin de Nouël - j'ai sagement écouté le vieil adage qui dit : "Un sapin et deux chats, putain, mais zyva la cata !" - je me suis offert ce soir un magnifique bouquet de fleurs qui sentent trop trop bon - me demandez pas comment ils font pour avoir des fleurs pareilles en plein décembre, je veux pas savoir - bouquet qui me suit partout lors de mes déplacements dans l'appartement parce que la prochaine fois que je choppe un chat en train de le renifler, de le machouiller ou de foutre son museau ou ses patounes en plein milieu, va y avoir UN MAAAASSAAAACRE !!

mercredi 29 décembre 2004

MeoOow ?

1) J'ai du temps libre - beaucoup beaucoup de temps libre !
2) J'ai deux chats. Oui, deux, un blanc et une noire.
3) Même si je les menace souvent de finir en pâté ou en glace ou en sushi, j'adore mes chats, j'en suis folle alors je les prends constamment en photos, donc j'ai des giga octets de photos de mes chats et j'aime bien en faire profiter les gens - bande de petits veinards !
4) Après avoir été fascinée et intriguée par la façon dont le Poney joue avec Gimp, je me suis lancée dans les tutorials, et j'ai mis de superbes effets sur les formidables photos de mes chachats...

Tous les points précédemment cités nous donnent ce magnifique et terrible nouveau layout, dont je suis vraiment très fière - au moins jusqu'à demain.
Si vous ne voyez pas de changement, c'est que vous utilisez une bouse microsoftienne pour aller brouter le net. Deux solutions s'offrent alors à vous : sortir de la caverne pour aller vers la lumière, ou rester avec le non moins fantastique layout de Monsieur _F_, qui marche bien pour la bouse lui, mais le Monsieur est indéniablement beaucoup plus doué que moi. Le chouette layout de Monsieur _F_ est loin d'être une punition, hein... mais l'utilisation de la bouse microsoftienne en est une et une sévère même, mais bon, vous faites comme vous voulez, je ne voudrais pas vous influencer hahaha.

Sing Star

Au pays de Saki
Comme dans tous les pays
On s'amuse on pleure on rit
Il y a des theses et des manuscrits

Et pour sortir des moments difficiles
Avoir du saucif c'est très utile
Un peu de pringles, de sucreries
C'est la vie de Saki

Mais elle rêve et elle imagine
Tous les soirs en s'enivrant
Que le petit prince des regimes
Vient la maigrir grandement

Pour chasser, sa tristesse,
Elle chercheuh l'ivresse,
Tigree et coquine
Toujours jolie
C'est Saki, Saki

Adaptée par Léo.

jeudi 30 décembre 2004

On arrête pas le progrès

Avant, quand j'appelais ma banque, la nana de l'accueil qui décrochait, elle me disait "Tiens, bonjour Saki, comment vas-tu ? T'es encore à découvert, ma parole, mais t'es infernale... Bon, je te passe Jean, il va t'arranger ça."
Maintenant, quand j'appelle ma banque, on me dit "Bonjour, ici la centrale d'accueil de la Banque, merci de préparer votre numéro de compte, votre appel va être transféré au prochain conseiller qui se libère.... Ha non, Jean ne travaille plus chez nous. Et mon dieu, mais votre découvert autorisé est bien trop important par rapport à vos revenus !"
Et après, on ose se demander pourquoi je soupire, je râle et je marmonne comme une vieille conne que bordel, putain, c'était quand même vraiment mieux avant.
Au bon vieux temps.

On High Wheels

Mon avenir professionnel se précise et se concrétise doucement... Donc, sauf imprévu majeur - genre les extra-terrestres débarquent, ou genre (mais beaucoup mieux) je gagne le jackpot au loto - vous pourrez bientôt lire ici en direct mon merveilleux épanouissement au sein de TPM, et mon passage - avec le sourire - du côté obscur de la Force.
Du coup, logiquement, il va me falloir un véhicule pour me rendre quotidiennement à TrouDansLaCambrousse. Grâce à ma chère Antibugne,  j'ai été vaccinée pour toujours de la voiture d'occaz achetée à un particulier, et j'envisage sérieusement d'acheter le futur bolide chez un concessionnaire (à crédit bien sûr, oui, encore un, et sur 15 ans, forcément). Depuis deux-trois jours, je les visite donc tous les uns après les autres, et je m'éclate comme une petite folle à conduire les voitures sur la voie express - ils sont fous, hein, ils me laissent les essayer toute seule mwhahahaha !
Et ensuite, j'hésite, je calcule, je consulte les sites de tests et d'essais en ligne, je joue avec les options et les remises - tout en tenant compte de mon feeling à la conduite - pour que ça rentre dans mon budget mensuel, assurance et gasoil compris : une Peugeot 206 ? Une Fiat Punto (oui une autre, mais un modèle bien plus récent) ? Une Ford Fiesta ? Une Opel Corsa ? Une Seat Ibiza ? Une Toyota Yaris ?
Et entre deux calculs, je vais voir , je soupire, et je me dis celle-là, putain, elle aurait été vraiment trop trop cool.
Surtout assortie avec ce merveilleux manteau que j'aime et que je n'ai pas... encore.