jeudi 1 juillet 2004

That's all, folks

Je me suis rendue au labo hier après-midi, non pas pour me faire pendre haut et court - pour une fois - mais pour le pot de départ de la Maman du Loukoum et de Pamplemousse. Dire que ces deux là vont affreusement me manquer est un doux euphémisme. Prune a bien essayé de me remonter le moral en me disant que je pourrais mettre ma bouffe dans son frigo quand je partirai en vacances - elle est cool Prune - mais peine perdue, je suis restée tristounette toute la soirée, de l'apéro au restau. Je les connais depuis tellement longtemps tous les deux, que je m'étais plus ou moins convaincue qu'ils seraient toujours là. Avec leur départ, c'est une page de ma vie qui se tourne.
Et je supporte pas quand on me force à vieillir.

Faut dire aussi qu'on m'aide pas beaucoup


Comment je fais pour bosser, moi ?
Si je fais mine ne serait-ce que de bouger un doigt de la main, il me la réduit en petits morceaux en moins de deux secondes, avec toutes ses dents et toutes ses griffes.
Et putain, ça fait mal.

vendredi 2 juillet 2004

Ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie !

J'ai passé un bon moment mercredi après-midi à marcher pliée en deux, pour accompagner de mes deux index enroulés dans ses petites mains, les déambulations énergiques et ératiques du Loukoum. La très jeune demoiselle, sûrement galvanisée par son premier anniversaire qui se rapproche, ne veut que de grands pas et ne supporte plus les bras.
Résultat, depuis hier, j'ai atrocement mal au dos et mes mouvements se voient douloureusement réduits de deux ou trois degrés de liberté. Je laisse à mon corps quelques heures pour se reprendre et résoudre ce problème technique avant 18h30. Parce que si à cause de lui, je ne peux pas danser ce soir, c'est clair, je l'abandonne quelque part.

Pour des pâtes aux lardons, c'était quand même plutôt bon

From: Petit Frère Kitten
To: Satanic Kitten
Subject: je crie à la diffamation !
Date: Fri, 2 Jul 2004 15:14

Alors que je me promenais tranquillement sur la toile, je suis tombé de façon totalement hasardeuse (en cliquant dans les favoris) sur un article nommé "Je vais bien tout va bien" daté du 29 juin 2004 sur le blog d'une certaine Satanic Kitten. Et là je dis non ! Qu'est ce que c'est que cette façon de dénigrer les membres de sa famille qui font des efforts (autres que ménagers bien sûr) pour soutenir cette personne dans son travail (hum ...) ? Je demande donc un déménti officiel vantant mes qualités de cuistot et de plates excuses à genoux. Ou alors juste que tu reconnaisses que pour des pâtes aux lardons c'était quand même plutôt bon.

lundi 5 juillet 2004

A l'écossaise

Je suis au labo, j'ai pas les yeux encore vraiment ouverts et j'essaie mentalement de me préparer pour la réunion. Mon responsable de thèse arrive, pose mon chapitre sur la table et me sourit : "Franchement, Saki, bravo, c'est bien, t'as fait du bon boulot, si tu reprends tous tes chapitres comme ça, tu vas y arriver, je suis très confiant pour la suite de la rédaction." Je souris largement, suprise, flattée et mon moral se regonfle d'un coup et

et mon directeur de thèse débarque dans la salle de réunion en faisant la grimace, il jette mon chapitre sur la table et soupire : "Bon, ça va pas du tout, hein, on va pas y arriver, y a des parties entières à reprendre, franchement c'est pas gagné, ça m'inquiète pour la suite de la rédaction."

et je reste comme une conne, avec ce sourire crispé, inutile qui n'a pas eu le temps de s'effacer de mon visage et je ne pense qu'à une seule chose, surtout, surtout, ne pas pleurer.

mardi 6 juillet 2004

Les gens sont bizarres

J'accélère, je suis en retard et ma grand-mère a faim dès 11h30. Je passe devant la gare, je suis sur la file de gauche, une 205 rouge pourrie devant moi et sur la file de droite, une grosse mercedes vrombit sans aucune discrétion. Quand soudain, c'est le drame, la mercedes tourne à gauche brusquement sans prévenir, la 205 pile dans un atroce bruit de frein, je pile aussi en manquant de passer par dessus le guidon.
Ouf, l'accident a été évité à un cheveu de doigt de millimètre.
Le mec dans la 205 klaxonne la mercedes qui s'est arrêté en travers, parce que quand même bon, hein.
Le type dans la mercedes ouvre sa fenêtre et gueule sur le mec à la 205 - très violement : "Ta gueule, petit con, va te faire foutre, sale connard !". Alors le type à la 205 repasse la marche avant et emboutit la portière arrière gauche de la mercedes.

Sinon, mon voisin jardine complètement à poil.

mercredi 7 juillet 2004

J'ai toujours détesté les manèges

En haut, je suis réveillée par la pluie qui tambourine sur mon velux, j'adore ce bruit depuis que je suis toute petite.
En bas, je me souviens brusquement de la date du jour, de mes promesses à mes responsables, de toutes ces deadlines impossibles à tenir.
En haut, je sirote mon thé au lait en comptant les secondes entre éclair et tonnerre, amusée par les chats qui sursautent à chaque grondement.
En bas, je boote mon pc, je n'ai pas de mails, je n'ai pas d'amis, j'ouvre mon putain de chapitre 6.
En haut, le facteur sonne, c'est un colis, de vrais chocolats belges envoyés par Fraise pour me remonter le moral, je me goinfre, j'en mange un, et deux, et trois.
En bas, j'arrive pas à me concentrer, putain de chapitre 6, putain de chapitres, putain de manuscrit de merde, putain de thèse à la con, je pleure, je me lamente, je hoquette, je suis presque hystérique.
En haut, je me console la tête dans le frigo, avec des chocolats, et un verre de Coca, et encore des chocolats.
En bas, je suis toujours bloquée, j'ai même plus la force de pleurer, putain mais c'est pas possible !
En haut, je m'endors sur le canapé épuisée, vidée, je ne pense plus à rien, je suis bien.

lundi 12 juillet 2004

Escampette

Je ne sais pas ce qu'il leur arrive. Depuis plusieurs jours, ils ne pensent qu'à une seule chose, s'enfuir. Le moindre velux entr'ouvert et Orion fait un vol plané la tête la première dans la gouttière. Kernel passe des heures à miauler comme une damnée en grattant désespérement la porte d'entrée.
Tous les films de science-fiction à la con le confirment : un comportement anormal des animaux est annonciateur de grande catastrophe apocalyptique.
Dommage que je ne puisse pas moi non plus m'enfuir avant que j'explose.

Je suis un clown parfait

Intervention divine

Psychotruc dit: oui, j'ai un god en forme de crucifix
Saki dit: Sérieux ?
Psychotruc dit: vi http://www.divine-interventions.com/jackhammer.html
Saki dit: HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
Saki dit: Quelle HORREUR !
Psychotruc dit: oui hein
Psychotruc dit: je suis d'accord
Saki dit: C'est ultra moche
Saki dit: Beurk
Psychotruc dit: j'aime beaucoup
Psychotruc dit: c'est absolument ignoble
Saki dit: Ouais
Saki dit: J'vais faire des cauchemars
Psychotruc dit: meuh non
Psychotruc dit: si tu dois faire des cauchemars, je suis une raison plus inquiétante que ce bout de plastique moche
Saki dit: P'tain
Saki dit: Voilà
Saki dit: A cause de toi, j'ai perdu le fil
Saki dit: Faut que je recompte mes tumeurs au début

jeudi 15 juillet 2004

Ordinaire

J'ouvre un oeil deux minutes avant que le réveil sonne et je me rendors aussi sec. Je me fais réveiller deux minutes plus tard par l'affreux buzz-buzz, je switche la chose sur snooze, je me retourne dans le lit, et je me rendors. Je me réveille quarante minutes plus tard en panique totale, parce que je viens de me souvenir dans mon demi-sommeil que ce matin, j'ai des rendez-vous. Je me lève, je baille, je me gratte et je me traîne jusque dans la cuisine avec les chats qui font des ronds de fourrure entre mes jambes - thé avec un sucre et un nuage de lait, jus d'orange, petit pain au lait, deux carrés de chocolat, c'est le même petit déj' depuis des semaines parce que j'ai la flemme de penser à un autre. Je mange en zappant, même les dessins animés sont nuls. Je termine et je range, je passe dans le bureau booter mon portable avant d'aller réfléchir à ma tenue devant mon placard ouvert. Un bon quart d'heure plus tard, je repasse par le bureau, je checke mes mails pendant que la chatoune bouffe mon cactus - "vous n'avez pas d'amis", youpi - je fais le tour de mes blogs et bandes dessinées préférés. Putain, je suis en retard, je saute dans la douche, je saute dans mes fringues, je saute sur mon scooter, direction le garage, faut changer le phare et le pneu avant. Je confirme que je veux absolument le récupérer pour midi, et je cours vers la station de métro, plus en retard que jamais. Je me rends compte que je n'ai plus de tickets, alors j'en achète mais j'oublie d'en poinçonner un, tant pis, je suis trop en retard. J'arrive à l'hôpital pour mon rendez-vous avec mon neurochirurgien préféré, on travaille et on discute pendant une heure en fumant des Coca-Light et en buvant des clopes, euh non, l'inverse et je me sauve lorsque son premier patient arrive, je n'aime pas trop assister aux consultations, c'est déprimant. De retour en ville - en pensant à poinçonner le ticket ce coup ci - j'ai une heure à tuer avant de récupérer mon scooter, je m'achète un super jus de fruit Pomme-Banane-Orange et je fais du lèche-vitrine, mmmm, jolie bague chez Agatha, est-ce qu'il y a des colliers pour remplacer mon préféré que j'ai cassé hier en jouant avec le chat ? J'erre dans les allées de la Fnac à la recherche du rayon V.O et je passe chez Sephora pour acheter du mascara et un crayon Khôl. Je jette un coup d'oeil à ma montre et je sprinte jusqu'au garage, ouf, juste avant la fermeture. Je paye, je bave un peu devant les belles Vespas neuves avec casque assorti, et je repars vers chez moi. Je décide de passer par devant ma sandwicherie préférée pour m'offrir un Pocket Poulet, mais je réalise en arrivant juste devant, que bien sûr, que je suis conne, elle est fermée depuis l'incendie de samedi matin. J'arrive à l'appart, j'ai la dalle, je fonce sur le frigo et je me fais la moitié du saucisson, je lance une machine à laver et je vérifie que les chats sont toujours vivants - y en a un qui dort dans la gouttière et l'autre qui me colle dans l'espoir  de voir un bout de saucisson tomber par terre, tout va bien. Je décide de faire une entorse à mon régime Eau-Yahourt-Pomme (nan, le saucisson, ça compte pas) et je me construis un sandwich maison à deux étages, que je mange en regardant "Un Été en Lousiane" sur la 6 et en repoussant les chats qui voudraient goûter au sandwich aussi. Je m'endors avant la fin et je suis réveillée par un coup de fil de mon petit frère pour me dire qu'il a eu son permis, youpi ! On bavarde un peu, je raccroche, je me rendors, et je me réveille une heure plus tard. Merde, quelle heure il est ? Dans dix minutes, c'est Dawson, vite, j'appelle le voisin, non il ne vient pas avec moi chez l'avocat, tant pis, mais il va passer me déposer les papiers. Il passe, je loupe le début, merde, je regarde la télé en me préparant à partir, ma grand-mère m'appelle histoire de parler à quelqu'un, j'essaie de lui remonter le moral tout en gardant un oeil sur la télé, je raccroche, Dawson est fini, je saute sur mon scooter, je file en centre-ville, l'avocat m'attend - je suis en retard, mais je lui dis pas que c'est à cause de cette série débile que je ne veux pas louper - et mon chéri est en retard aussi, tant pis on fait la réunion sans lui, la réunion est finie, toujours pas de chéri, je rentre, il appelle il est toujours au boulot, en fait il avait complètement oublié, je râle, je mets le linge à sécher, j'ai trop chaud, je me change, le chat tombe dans la gouttière, la chatoune me regarde poster et je réalise qu'une journée vient encore de s'écouler sans que je n'ai pensé une seconde à rédiger.

vendredi 16 juillet 2004

Montée en kit

J'ai mal aux jambes. Je m'allonge sur le canapé, les pieds croisés en l'air, posés sur le dossier. J'envisage deux minutes d'aller chercher la crème spéciale dans la salle de bains et de me faire un massage-pompage, mais j'ai trop la flemme. Et j'ai trop mal.
Je ferme les yeux. Le fait que je n'avais pas eu aussi mal depuis longtemps devrait me décider sérieusement à faire plus attention à ce que je mange. Depuis que j'ai commencé à rédiger, j'ai pris 6 kgs. Un kilo par mois de rédaction - dommage que ça ne soit pas par chapitre...
Je ne suis pas grosse, non. Quoiqu'en dise ma chère Maman - "A ton âge, en sortant de la maternité, je faisais 50 kg et je rentrais dans mon jean moulant, alors pose ce saucisson tout de suite." - je ne suis pas grosse. Mais j'ai grossi, alors que pour des raisons de santé, je sais bien que je devrais essayer de me maintenir dans un poids inférieur à la normale. Et je devrais aussi faire beaucoup de sport, comme de la natation et du vélo, pour me muscler les jambes, hahahaha.
Je rouvre les yeux et je me souviens. Quand le phlébologue m'a dit qu'il fallait me réopérer une autre fois, et des deux jambes ce coup-ci, j'ai pleuré et je lui ai demandé s'il n'y avait pas quelque chose d'autre à faire. "Non, rien, à part vous faire greffer de nouvelles jambes." Et il m'a encore prescrit des bas de contention, d'un immonde beige pour pouvoir les porter même l'été.
Connard.
J'ai un peu moins mal, mes pieds ne sont plus tout violets. Allez, je me secoue, allez, je vais me faire ce putain de massage, et ensuite, j'irai jusqu'à la banque en vélo, au retour, je prendrais une douche bien froide et hop, hop, deux heures de boulot avant Dawson.
Je me redresse, mes yeux croisent la masse blanche du frigo.
Mmmm, tiens, je crois qu'il reste un peu de saucisson, non ?

samedi 17 juillet 2004

États d'âmes à la con

Je ne veux plus être moi.
Je veux être autrement.
MAINTENANT !

dimanche 18 juillet 2004

Woah, dude

Dans une heure et demie, un vieux copain du Ternet débarque chez moi avec son chéri, et je suis toujours devant mon ordi, le poil sale et collé, toute moite d'entre les doigts de pieds.
Inutile de dire que j'ai fait que la moitié de ce que je voulais faire aujourd'hui...
J'ai passé l'aspirateur, j'ai rebouché le mur que que j'ai défoncé hier en essayant de récupérer Orion dans la gouttière - oui, j'aurai pas du poser le pied sur le radiateur, c'était évident qu'il allait pas supporter mon poids, mais c'était ça ou finir moi aussi dans la gouttière - j'ai fait les comptes - activité hautement déprimante, surtout quand on meurt d'envie de s'acheter, dans le désordre, toutes les nouvelles bandes dessinées qu'on aime et dont le dernier tome vient de sortir, un pantacourt en jean, une souper paire de tenis montantes No Name, sans oublier un Clié TJ27 199 euros à la Fnac - j'ai envoyé un mail d'insulte à la BPO et j'ai regardé Finding Nemo.
L'autre moitié que j'ai pas fait ?
Bin, devinez.

mardi 20 juillet 2004

Full King Size

Ma poupoune de petite soeur ayant trouvé un super taff de la mort qui tue - ouaaaaiis ! - , elle déménage de chez elle à là-bas, et par voie de conséquence directe, mon petit frère déménage de chez nous à chez elle. Bon, c'est clair, il va me manquer - surtout ses massages, ses pâtes aux lardons et ses blagues à la con - mais il déménage pas trop loin non plus, et bon, au bout de trois ans de vie commune, à supporter mes petites manies de thésarde maniaque, je comprends qu'il ait envie de son indépendance et de pouvoir jouer à la GameCube avec ses potes jusqu'à 3 heures du mat sans qu'une folle hystérique vienne lui gueuler dessus en petite culotte - indice de rétro-honte : élevé.
Mon univers a failli s'écrouler quand j'ai réalisé soudainement que si Petit Frère déménageait, la télé aussi. C'est la sienne, l'ancienne télé de mon grand-père. Chéri a rapidement désamorcé la crise en promettant que oui, bien sûr, on allait en acheter une autre, évidemment voyons.
La dite nouvelle télé trône dans le salon depuis hier soir, et elle est...
... ÉNORME !
Y a pas d'autre mot.
J'ai hâte que ça soit l'heure de Dawson.

mercredi 21 juillet 2004

Des rats et des navires

J'devrais arrêter de me prendre la tête pour des conneries.
J'devrais me prendre la tête pour des trucs importants.
Comme cette putain de thèse...
Comme ma putain de vie...
Vivement.

Double Combo JackPot FanArts From Yû And Neuro !


jeudi 22 juillet 2004

Let's go to disco!

Danser me manque.
C'est encore plus fort depuis que je me suis mise à regarder Un, Dos, Tres - série pourrie par définition, la faute à ina et à Louise qui m'ont contaminée et puis c'est juste après Dawson, c'est pratique, suffit de zapper. Un, Dos, Tres donc, une série débile qui se passe dans une école de danse pour ceux qui ont pas suivi - une école de danse espagnole, et les doublages de l'espagnol, c'est pas encore au point, hein M6.
Alors que je regarde les danseurs de la série bouger leurs petits culs en rythme sur une chouette chorégraphie, entre deux scènes où Lola pleure parce que Pédro la repousse parce qu'il aime Silvia qui sort avec Roberto, j'ai des fourmis dans les pieds et des envies d'entrechats. J'oublie un peu vite que ça va faire huit ans que j'ai arrêté de danser, et qu'en huit ans, j'ai perdu le peu de grâce et de souplesse que des heures d'entrainement hebdomadaire et archarné avaient pu m'apporter.
Je ne vais même plus en boîte de nuit, histoire de me défouler sur la piste, et quand par hasard, je m'y fais traîner, la musique est tellement naaaze, et je suis tellement bourée, que j'ai tout sauf envie de danser.
Aujourd'hui, j'ai grandi, et je ne danse plus que parfois, juste pour moi, dans mon salon.
Et ça terrorise les chats.

vendredi 23 juillet 2004

Yet Another Cute FanArt From Tigroo

lundi 26 juillet 2004

Translations

Je me suis baignée, ce week-end. J'ai mis ma petite tête tigrée dans la mer, et j'ai nagé jusqu'à la bouée pour faire plaisir même si j'avais super peur des requins - sûrement congelés et conditionnés sous forme de glaçons vu la température de l'eau. Avoir la peau qui sent le sel, et les cheveux plein de soleil, ça m'avait manqué.
Et ce matin, je me retrouve à nouveau devant ce putain d'ordinateur, les sourcils froncés, en train de  scroller mon Chapitre7.tex à la recherche d'un cerveau un tant soit peu fonctionnel après une nuit presque blanche à discuter sur la Toile.
Je compte à nouveau le nombre de chapitres et de jours qu'il me reste en secouant la tête pour chasser la fatigue et la crise d'angoisse.
Quoique je fasse, quoique je boive et où que j'aille, j'en reviens toujours au même point.
Cette impression de jetter ma vie pour rien.

Pédale Thérapie

Trop de questions, de problèmes et d'absences de solution qui tourbillonnent dans ma p'tite tête, encore une fois, cette atroce sensation d'étouffer, je peux pas rester comme ça.
J'opte pour une solution double action et j'extirpe mon vélo oublié du fin fond du hangard aux araignées. En plus de me vider l'esprit, ça me raffermira un peu les fesses, et c'est pas du luxe.
Dix minutes plus tard, les écouteurs bien vissés dans les oreilles, je braille du Garbage à tue-tête debout sur les pédales. J'évite un bus de justesse, je respire comme un phoque et je sue comme un porc.
Trente minutes plus tard, je m'arrête deux minutes, le temps de cracher mes poumons et de me griller une petite clope.
Je rentre à l'appart au bout d'une heure et demie, dégoulinante, crevée, la tête bien vidée, les joues rouges et la respiration sifflante.
Bien décidée à remettre ça la prochaine fois que.
Avec des pneus gonflés, de préférence.

mardi 27 juillet 2004

Tout est dans le doigté

Depuis cette nuit, enfin j'me souviens plus de l'heure je dormais et je rêvais de trucs absolument terribles, j'peux pas vous raconter vous en feriez des cauchermars, donc mettons depuis ce matin, j'ai super mal aux mains.
J'ai des crampes dans les doigts.
Mais des vraies crampes, hein, genre mes doigts ils ont fait du sport et tout.
Si c'est pas la preuve que je travaille trop, je sais pas ce qu'il vous faut.
Hein, quoi ?
Ça prouve aussi que je passe trop de temps à bavarder sur la Toile ?
Oh, vos gueules.

vendredi 30 juillet 2004

Blood ties tight

On se bouffe le nez parfois, on se dispute souvent, on s'agace tous mutuellement et on se murmure comme pour se rassurer qu'heureusement au moins, les amis eux, on se les choisit.
Mais en temps de crise, la réaction du cercle familial est extraordinaire et immédiate.
L'équilibre parfait entre le soutien inconditionnel et la dédramatisation par le rire.
Et on se sent alors de taille à affronter et à vaincre le pire.

samedi 31 juillet 2004

Fearless FanArt From Wakita

Petit Jésus en culotte de velours

Quand elle a appris pour ma machoire, sa mère s'est tapé toute la route de chez elle à chez nous pour m'apporter un cubix de 10 litres d'un délicieux Coteau du Layon - et je sais qu'il est délicieux, vous pensez bien que je l'ai déjà goûté, et même plus que goûté.
En voyant ce truc énorme posé sur mon plan de travail, rempli de ce doux nectar divin, j'ai failli encore me la décrocher à force de trop sourire, cette putain de machoire à la con.