dimanche 2 mai 2004

Helium Sunset

Mon faux zongle en plastique n'a pas survécu à la soirée.
Il s'est arraché, et le vrai en dessous avec, en pleine séance de déhanchage endiablé en belle compagnie de doux amis, alors qu'An Pierlé, avec sa voix de miel et ses cheveux d'ange, mettait le feu à la scène du Magic Mirror.
Retour à la case départ du doigt de moi.
'Reusement que l'alcool anesthésie la douleur, et les belles paroles zaussi.
Une soirée à mettre en bocal à confiture...
Pour ouvrir pendant les jours gris.

Cat Talk

Aujourd'hui, il fait super beau. Les chats dorment lovés sur la terrasse au soleil, la chatoune chocolat sur la table, le boulet blanc sous la table, chacun à sa place, c'est logique. Du coup, ça me fait des vacances, parce que la nouvelle technique du boulet blanc en ce moment pour protester contre son incarcération forcée entre les murs de l'appartement, c'est miauler comme un malade toute la journée, jusqu'à ce que ça m'agace à tel point que soit je lui balance un coup de pied sournois en évitant ses griffes - temps de silence gagné : entre deux et cinq minutes - soit je l'occupe avec une noisette ou une amande - temps de silence gagné : jusqu'à ce qu'il la balance sous un meuble. Vous me direz, si c'est un tel boulet, pourquoi ne pas le laisser sortir ? Après tout, les chats sont fait pour gambader dans la verte nature après les petits oiseaux, et pas pour rester enfermés. Ce à quoi je répondrai que d'abord, je fais ce que je veux, qu'ensuite, j'ai promis à la dame de l'association où je l'ai adopté qu'il ne sortirai jamais - les chats blancs, c'est trop fragile apparemment - et que du coup, il a pas les vaccins pour, et ensuite et surtout parce que c'est un boulet. Je suis convaincue que si je le laisse sortir, dans les dix minutes, il est soit mort sous une voiture, soit encore coincé en haut d'un arbre, soit noyé dans la rivière, soit perdu à 10 km de l'appart. Déjà, hier, je l'ai rattrapé in extremis - alors qu'il s'était sauvé je ne sais pas trop comment par le velux de la salle de bains - en utilisant la bonne vieille ruse bien fourbe du secouage du sac de croquettes. C'est un boulet, mais je veux pas le perdre, même s'il me fout des poils partout, parce que c'est le seul qui me fait des câlins - la chatoune n'aime que mon homme et ses croquettes, pas forcément dans cet ordre là.

mardi 4 mai 2004

J'vais p'tête faire un post-doc, en fait

Chez ToutPetitMini, y a un chauffage et un ordinateur relié à Internet - en RTC - et les deux sont situés à dix mètres de mon bureau. Je n'ai pas encore décidé ce qui me déprimait le plus, même si je sais déjà pourquoi je suis enrhumée.
Chez ToutPetitMini, je découvre un système d'exploitation et des logiciels qui coûtent la peau du cul et qui sont tellement nazes que je me dis que c'est pas possible, c'est fait exprès, c'est Caméra Cachée ?
Chez ToutPetitMini, je me pose des questions existentielles sur mon futur boulot que j'aurai dans bientôt, qu'est ce qui est plus important, le domaine ou l'environnement ?
Chez ToutPetitMini, il m'arrive un truc extraordinaire : j'aime ma thèse.

jeudi 6 mai 2004

Hasta la vista

Soirée mexicaine, chez la Maman du Loukoum. Au menu, guacamole, tortillas et surtout, desperados.
Beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de desperados.
Alors que Pamplemousse, Prune, la Maman du, mon homme et moi vidons gaiement bières et coffre à jouet, le Loukoum dort, imperturbable, d'un sommeil d'ange dans la pièce à côté. C'est tellement mignon à cet âge là, ça s'endort pile avant l'apéritif.
Au moment d'aller se coucher, bien après l'heure du marchand de sable, je lance, taquine, la bibine pesant lourd sur mes paupières fatiguées : "Ha, putain, ça me ferait chier de me lever pour aller au labo demain, moi."
Et Pamplemousse de retorquer : "Ha, putain, ça me ferait chier d'avoir une thèse à rédiger demain, moi."
Ça m'a cloué le bec.
Net.

vendredi 7 mai 2004

Tronche de vie

Dans la chambre, on a un immense placard-penderie à portes coulissantes, qui court sur tout un côté de mur, du sol au plafond. Et les portes de ce placard sont des glaces. Genre miroir géant, quoi.
C'est pas que je sois narcissique - qui a rigolé ? -, mais c'est l'ancien proprio qui nous l'a laissé et vu que ça coûte assez cher comme placard, on allait pas le bazarder, hein. Et puis, c'est assez pratique pour tester, rejeter ou approuver rapidement mes dix mille essais quotidiens haut noir/pantalon noir.
Sauf que ce matin, le miroir me montrait grosse, moche, le cheveu terne, et les fringues pleines de poils de chat blanc - forcément. Sentant la déprime accourir au grand galop, j'ai décidé de mettre mon moral entre les mains d'une experte.
Quelques heures plus tard, je ressemble à une énorme papillotte en attente de cuisson, et je bavarde gaiement de la pluie et du beau temps avec ma coiffeuse préférée, quand je vois mon homme débarquer dans le salon. Il tire une tête de six pieds de long.
- "Qu'est ce qui s'passe ?"
- "750 euros."
- "Hein !? Sérieux ?"
Il a profité de mon passage chez le coiffeur pour aller commander sa nouvelle paire de lunettes. Il est très myope et très astygmate. Tellement myope que sans ses lunettes, il ne voit rien. Tellement myope, qu'une fois, il ne s'est rendu compte qu'au dernier moment - genre à 5 cm avant l'impact  - que c'est à ma mère qu'il allait rouler une pelle - alors qu'elle fait 10 cm de moins que moi et qu'elle est brune, mais bon, admettons, hein.
- "C'est du verre spécial ultra aminci, avec courbure machin-truc qu'il faut commander exprès, ça coûte la peau du cul..."
Mon homme hausse les épaules, désolé. J'imagine les calculs dans sa petite tête de geek, 750 euros égal plein de jeux vidéos, 750 euros égal plein de dvds, 750 euros égal plein de cds...
750 euros égal une paire de lunettes.
- "Autant que je t'achète des nouveaux yeux, hein, à ce prix là !"
- "Bonne idée", me répond ma coiffeuse, "et profitez-en pour vous prendre de nouveaux cheveux."

samedi 8 mai 2004

No title

Y a comme un grand cri de fils éléctriques malmenés qui déchire le silence du bureau. Je sursaute à peine, je suis pas juste à côté, pis je suis super concentrée sur mon écran. Le grand cri devient un gros bruit, alors il réagit, il insulte le chat blanc qui tentait comme ça gratuitement de rebooter le firewall avec ses fesses. Comme les insultes, ça marche pas avec les chats, surtout les blancs, il est obligé de mettre son jeu sur pause, et de se pencher sous le bureau pour souffler sur le chat en râlant, moi je bronche pas, je suis super concentrée sur mon écran. Deux minutes plus tard à peine, y a un nouveau bruit pas clair de dessous le bureau, alors il gueule après le chat blanc, sauf que ce coup-ci c'est la chatoune, donc il prend une voix toute douce parce qu'il fait trop du favoritisme, il lui crie jamais dessus. Mais comme en fait les chats sont en train de faire un remake de Kill Bill juste à côté de son ordi, il les vire, parce qu'il joue à RailRoad Tycoon sans interruption depuis trois jours, faudrait pas qu'ils lui rebootent sa partie, hein.
Moi, je réagis même pas, je suis super concentrée.

Au fait, tu veux quoi pour ton anniversaire ?

Ma mère m'a posé la question la première. Je suis restée pétrifiée.
Pour la première fois de ma vie, j'ai pas d'idées.
C'est dans 12 jours, et j'ai pas d'idées, putain !
Comment ça se fait ?

S'il vous plait

Aidez-moi à trouver des idées.
Faut que ça soit pas trop cher, hein.
Faut que ça soit facile à trouver.
Faut que ça me plaise.

Et je veux pas un bouquin, ou un cd, ou un dvd, pour ça j'ai ma carte Fnac, alors ça compte pas.
Vous voudriez quoi, vous, pour votre anniversaire ?

Magic Color

J'ai un chat noir, j'ai un chat blanc.
J'ai mangé des tagliatelles à la bolognaise.
J'ai laissé traîner le fond de la gamelle.
J'ai un chat noir, j'ai un chat orange.

lundi 10 mai 2004

Suffit de pas respirer

Certaines phrases ont le pouvoir de vous marquer et de vous changer à tout jamais.
Un jour, il y a bien longtemps, ma gynéco m'avait gentiment expliqué que jeans et autres pantalons moulants me faisaient peut-être un cul d'enfer, mais que ce n'était pas très sain d'être tout le temps serrée. Elle m'avait alors conseillée de me changer, quand je rentrais chez moi, de me mettre à l'aise.
C'est maintenant devenu un comportement compulsif. Je rentre chez moi, hop, je me change. J'enfile un caleçon en coton long, informe et confortable, celui avec des papillons, ou celui avec des zèbres, un bon gros vieux pull moche, et mes chaussons-chaussettes. En plus, j'évite ainsi de nombreuses enguelades avec les chats en protègeant mes pantalons et pulls préférés de leurs griffes et poils.
Bon, d'accord, ça ne me donne pas une allure ultra-glamour, mais l'amour est aveugle, nan ?
Je dois reconnaitre que quand ça sonne à la porte, je prie pour que ça ne soit pas un admirateur secret - parce qu'il risque d'avoir un sacré choc. Mais c'est toujours le facteur, ou mon petit frère.
- "Putain, mais t'es encore en pyjama à cette heure ?"
- "Ta gueule, c'est pas un pyjama."

En fait, l'inconvénient majeur de ce système, c'est quand on passe la journée chez soi. A force de ne mettre que des caleçons en matière extensible, on croit qu'il y a encore de la place pour un autre paquet de Petits Ecoliers. Une autre tranche de saucisson. Un autre paquet de chips. Une autre bière.
Et quand on veut remettre un pantalon normal pour sortir un peu...
Aïe, aïe, aïe.

mardi 11 mai 2004

Jouons un peu

Dans l'appartement, vivent 3 personnes :
a. Petit Frangin
b. Chéri
c. Saki

Dans les toilettes de l'appartement, se trouvent trois revues :
1. Login n°117
2. X-men n°88
3. L'Histoire n°287

Sauras-tu rendre la bonne revue à son juste propriétaire ?

Fuck Billou

Le truc cool chez TPM, c'est qu'après moi, celui qui s'y connait le plus en info, c'est le chien. Du coup, je peux sortir des conneries grosses comme moi, inventer des excuses dignes d'un grand magicien, et personne ne bronche.
Mais je progresse.
Si, si.
Aujourd'hui, je suis fière de dire que la Base des Registres m'a mangé dans la main.
Et j'ai gagné TOUTES mes parties de FreeCell.
Sans tricher.

mercredi 12 mai 2004

On peut toujours essayer

J'en profite, c'est bientôt mon anniv, j'aurai jamais de meilleure excuse, ni de meilleur moment pour annoncer que je me suis amusée moi-aussi à me faire une WishList.
Elle est non exhaustive, non restrictive, et bien évidemment non obligatoire - je resterai votre meilleure amie du Ternet même si vous m'offrez rien, hein.
J'veux dire, les cadeaux, c'est pas du tout obligé.
Et même que si j'ai rien de personne, même que je bouderai pas.
Presque pas.

vendredi 14 mai 2004

Never under

La météo avait annoncé une belle journée.
Je me suis dit, au pire, si je suis encore et toujours coincée, j'pourrais finir mon bouquin tout en parfaisant mon bronzage sur la terrasse.
("T'es pas bronzée", balance mon petit frère, "t'es fluorescente", mais c'est rien qu'un sale jaloux.)
Après avoir successivement pleuré devant Docteur Quinn femme médecin, devant la fin de mon bouquin, et devant mon chapitre VII, je me suis dit que la journée pouvait pas être pire, et il s'est mis à pleuvoir.
Je suis alors descendue à la boite aux lettres histoire de m'achever avec une ou deux factures bien salées.
Mais dans la boite aux lettres, y avait un paquet. Et dans le paquet, deux cadeaux.
C'est fou comme le moral peut remonter vite.
Même sous la pluie.

mardi 18 mai 2004

Qu'a vist Paris, se noun a vist Cassis, pou dire n'ai rèn vist

J'ai du piler net, histoire de pas m'emplafonner dans la voiture de devant. Faut dire que j'étais pas super attentive à ma conduite,  toute occupée à brailler à tue-tête les paroles de "Here Comes Your Man". Ça m'a surpris, un ralentissement aussi brutal, limite un bouchon, à cette heure aussi matinale. Normalement, les bouchons ça me fait plutôt rire, vu qu'ils sont sur l'autre voie, celle qui va dans l'autre sens, vers la ville, et pas vers TrouDansLaCambrousse, siège de TPM.
Zéro bouchon, une bien maigre compensation au fait d'être privée d'ADSL, hein.
Quoique, c'est pas si mal, j'aime pas les bouchons en fait, je me suis dit après avoir calé lamentablement en cinquième sur la voie de gauche.
J'ai pris mon mal en patience, et j'ai ouvert la vitre.
Et là... Le ciel bleu, l'odeur de la journée qui commence et qui va être chaude, la musique à fond, les pots d'échappement et le bruits des moteurs, m'ont balancé un sacré flash.
Les vacances d'été. En famille.
A cinq et deux fois plus de valises dans la voiture, en direction de Cassis, Provence.
Huit à neuf heures de bagnole.
La route du cauchemar vers les vacances du bonheur.
Les images défilent dans ma tête, mon petit frère qui dormait sur la plage arrière jusqu'à ce qu'il démontre son intention de dépasser le mètre 50, ma soeur et moi qui nous disputions la banquette arrière sans bruit mais avec violence, mon père qui n'ouvrait pas les vitres même si on crevait de chaud, à cause du bruit et pour consommer moins d'essence, ma mère qui, au fil des années et de nos centimètres, a fini par me laisser sa place du passager et prendre le train pour nous rejoindre, les piles des walk-man qu'il fallait rationner, les livres qu'on lisait même si ça nous rendait malade, les cassettes audio qu'on faisait tourner, les chansons, les jeux à la con pour faire passer le temps, les fous rires, les déjeuners sur la route, les stations services, les pipis-oui-c'est-PRESSÉ-non-ça-peut-PAS-attendre-dix-bornes, l'odeur des vacances, l'odeur de la mer, l'odeur de l'été, l'odeur de Cassis, et le bruit des cigales.
Les frott'ailes, comme on disait.
On me klaxonne, et mon esprit se translate brutalement.
Putain, j'ai loupé ma sortie.

mercredi 19 mai 2004

Tempus toussa

Il fait beau il fait chaud les chats dorment sur mes articles je peux pas travailler le ventilo fait un doux bruit de ronronnement ma grand-mère téléphone toutes les douze minutes pour savoir à quelle heure on passe la chercher demain une salope de vendeuse de chez Zara m'a demandé de combien de mois j'étais enceinte faut vraiment plus que je bouffe autant à midi mon petit frère entend la mer dans les verres vides je ne me suis pas trop faite engueler par mes responsables ce matin qui ont l'air encore plus desespérés que moi j'ai déjà fini le super livre que la Maman du Loukoum m'a offert à midi et j'attends tout doucement qu'il soit l'heure d'aller à la gym faire des abdos parce que non je suis pas enceinte j'ai juste un peu de brioche c'est quand même pas ma faute si je gonfle après les repas je remets plus les pieds chez Zara moi déjà la fois d'avant ils m'ont demandé de sortir tout ça parce que j'essayais un petit haut sans aller dans une cabine parce que la file d'attente était interminable c'était même pas un moche soutif et j'attends tout doucement j'attends d'avoir 28 ans.

Kamikaze Kitten

Putain, mais Marseille en finale la veille de mon anniversaire nan mais je suis maudite bordel.
M'en fous, j'vais planquer la zapette...
Voire le cable d'antenne...
....
....
J'ai été heureuse de vous connaître.

jeudi 20 mai 2004

Trente moins deux

Bon, bin voilà, j'ai 28 ans.
J'me sens pas différente, juste toute pareille.
Un moment j'ai cru qu'il m'avait poussé un troisième sein, mais en fait non, j'étais juste restée trop longtemps au soleil.

vendredi 21 mai 2004

C'est par où la plage ?

Jettée.
Encore une fois.
Sur quatre reviewers, trois ne se donnent même pas la peine de m'expliquer pourquoi.
Le quatrième ne remet pas du tout en question ma capacité à écrire des articles scientifiques - ce qui est une maigre consolation, mais une consolation tout de même - mais s'interroge sur la pertinence de mon sujet de recherche.
Je crois que j'ai bien gagné le droit de RIEN foutre aujourd'hui.
Oh oui.

De Sang Froid

Avant que vous me posiez la question, oui, la soumission de Prune a été acceptée au congrès.
En poster.
Et non, je ne l'ai pas étranglée avec le fil de sa souris.
D'abord parce que depuis que je travaille chez moi, nous ne partageons plus le même bureau, donc ça fait un peu loin pour aller l'étrangler, et le temps d'arriver au labo, j'aurai plutôt envie de lui pleurer dans les bras histoire de me faire consoler sur mon triste sort.
Et ensuite parce que bon, spas sa faute hein, si elle est acceptée la première fois qu'elle soumet alors que moi ça fait trois ans que j'essaie et trois ans que je me fais jetter.

Le premier qui me sort, "c'est p'tête parce que, elle, elle bosse", je l'étrangle avec le fil du téléphone.
Et là, je me déplacerai vraiment pour le faire.

samedi 22 mai 2004

Merciiiiiiiiii !

dimanche 23 mai 2004

Les copains d'abord

Au lycée, mon meilleur pote de toute la terre, c'était Batmaz.
En prépa, ma meilleure pote de toute la terre, c'était Fraise.
Ils se sont rencontrés à un jour de l'An chez moi - enfin, chez mes parents à l'époque - et ils se sont mariés l'année dernière. J'étais pas à leur mariage, on s'était un peu perdus de vue, et leur invitation a été apparement bouffée par mon répondeur.
Mais ce week-end, j'étais aux 30 ans plus ou moins surprise de Batmaz.
J'avais trop envie de les revoir. J'appréhendais un peu.
Mon Batmaz, ma Fraise. Mes plus vieux potes.
Est-ce qu'on allait encore avoir des trucs à se dire ?

De retour dans mes pénates, la tête et le bide en vrac, une première constation s'impose.
Au bout d'une vingtaine de bières, je danse à quatre pattes.
Sûrement pour une question de stabilité.

lundi 24 mai 2004

Pile ou face

Au début, on avait dit, juste le mois de Mai.
Parce que bon, j'ai pas que ça à foutre quand même, j'ai une thèse à rédiger.
Enfin... À essayer de rédiger.
Mais vu le boulot qu'il y a à faire, tant au niveau développements que tests in situ, le patron et créateur de TPM m'a proposé de remettre ça en Juin.
Et à dire vrai, j'hésite.
Parce que bon, d'un côté, Visual Basic et l'enfer de Windows, ça me file des boutons.
Mais d'un autre côté, participer au long processus qui mettra un jour une de mes idées entre les mains d'un neurochir, ça me titille l'égo dans le sens du poil.

Mmmm, j'ai besoin d'aide pour me décider.
Où est-ce que j'ai mis ma pièce porte-bonheur, moi ?

mardi 25 mai 2004

Which Happy Bunny Are You?

Aujourd'hui, chez TPM, les patrons n'étaient pas là.
Donc, y avait que moi - avec les clés et le code pour désactiver l'alarme, je l'ai oublié juste au moment de le taper, j'ai vécu trente intenses secondes de pure panique - et Tofu, un très jeune mais fort sympatique petit stagiaire - avec un parfum qui fait tourner la gueule, tiens, faut que je lui demande ce que c'est.
Tofu et moi, donc, tous seuls chez TPM.
Mais sans l'ADSL, hélas.
Alors, on s'est un peu mis à l'aise, genre on a déplacé la chaine qui était dans le bureau du patron, et on a mis la musique à fond. Bon, c'était pas très pratique quand le téléphone sonnait ou quand un client potentiel se présentait parce qu'il fallait se jetter sur le volume - Tofu fait ça très bien - avant d'entendre quelque chose, mais en définitive il semblerait que le codage en Visual Basic 6.0 - mon boulot - et la mise sous pli - celui de Tofu - soient plus rapides en secouant les cheveux, en ondulant du popotin et en braillant à tue-tête.
Quand les chats ne sont pas là, les souris dansent mais elles bossent quand même.
Du moins... jusqu'à ce que Tofu remarque que le champ derrière était recouvert d'adorables petits lapins minuscules, et qu'on essaye de les attraper avec une boite en carton.

"I am the...


..cute but psycho happy bunny. I'm adorable, but a little out there. It's alright, I might not have it all, but there are worse."
Mmm.
Y a pas à dire, ça me va bien.

(Via Neuro, via Toutankh, via ma Pomme)

mercredi 26 mai 2004

3615 Ma Vie

Aujourd'hui, j'ai vécu deux expériences intéressantes.

La première, c'est quand je suis montée dans la voiture de Prune.
Moi : "Mais euh, elle dépasse le 40 ta caisse ?"
Moi : "Han, mais c'est quoi, ce bruit ?"
Moi : "Aïe aïe aïe mais braque mais braque !"
Moi : "P'tain, le prends pas mal, Prune, mais c'est la première voiture que je vois qui est encore plus pourrie qu'Antibugne."
Prune : "T'es pas cool, là, elle est chouette ma voiture. Elle a bien résisté à la fois où j'ai fait des tonneaux avec et aussi la fois où elle a pris feu."

La deuxième, c'est quand j'ai du enfiler un faux string en vrai papier pour le super massage que ma petite soeur et mon petit frère m'ont offert pour mon annif, tout en écoutant une musique bizarre avec des dauphins qui chantent.

lundi 31 mai 2004

The secret dreamworld of a shopaholic

Pantacourt trop top mignon qui me va trop trop bien de chez IKKS, 147 euros.
Coffre en bois trop beau dont je rêve depuis des mois, 75 euros.
Petite table qui va avec le coffre, 25 euros.
Ancien téléphone à cadran gagné aux enchères sur e-Bay, 28 euros.
Bougies à la citronnelle qui trainaient par là, ça peut toujours servir, 2.5 euros.
Must Read Absolutely en direct de chez Amazon, 36.86 euros.
Petite jupe tip top sexy parce que 50 % de réduction, ça se refuse pas, 80 euros.
Restaurant japonais parce que envie irrésistible de sushis, 54 euros.
Cinéma parce que Kill Bill 2, merde quoi, 13 euros.

Total, 461.36 euros.
Argh. Argh. Argh.
Bon.
Après la paire de sandales de pétasse pour aller avec ma jupe, j'arrête.
Promis, juré.