lundi 1 décembre 2003

Monday go away!

Loading Grumly Mode..... DONE.
Entering parameters.....

Je dois rendre mon plan en fin d'après midi........................................................................................... 200 points.
Il fait blanc, froid et pluvieux......................................................................................................................... 80 points.
J'ai une douleureuse demi graine depuis vendredi soir........................................................................ 70 points.
Je me suis explosé le crâne contre la portière en montant dans la voiture...................................... 45 points.
J'ai fait cramer le grille pain........................................................................................................................... 20 points.
J'ai oublié mon rendez vous chez la gynéco.............................................................................................. 5 points.
J'ai des courbatures à cause de l'équitation de samedi matin.............................................................. 30 points.
Ma boîte à mails est vide................................................................................................................................ 40 points.
On est lundi 1er décembre........................................................................................................................... 350 points.

Processing................. DONE.
Result : 840.
Corresponding Grumly Mode : DON'T MESS WITH ME.

mardi 2 décembre 2003

Confiture de

Une nouvelle thésarde, Prune, vient d'arriver au labo.
Ce qui amène notre nombre total de thésards à 4, dont un en instance de soutenance, une en instance de fin de rédaction - la maman du Loukoum pour ceux qui suivent -, Prune donc, en instance de début, et moi, en instance de... euh. Bref.
Donc, Prune, au début, j'en voulais pas, ben ouais, ils l'ont collée dans mon bureau, et moi, j'étais bien dans mon grand bureau, toute seule, je pouvais chanter, rigoler, regarder par la fenêtre, toussa. Je glandais librement. Maintenant, y a Prune en face de moi, et bon, elle ne me surveille pas, mais elle se rend bien compte que j'ai du mal niveau concentration, quoi.
Et en fait, finalement, je l'aime bien Prune, elle est sympa, quand je me plains de ne pas avoir de coups de téléphone - alors que elle, ça sonne sans arrêt, pitin, elle est pas là depuis deux semaines que c'est tout le temps pour elle le téléphone, merde quoi - bin, donc, quand je me plains, elle fait semblant de faire tomber son crayon par terre et elle m'appelle de dessous le bureau avec son portable.
Elle est marrante, Prune, elle ne se vexe pas quand je la traite de salope, elle sait que c'est pour rire.
Quand je la vois en fait, elle me fait grave penser à moi y a 3 ans de ça. Enthousiaste, motivée, prête à dévorer le monde de la recherche, toute désolée que sa thèse soit actuellement compromise suite à des difficultés avec son industriel (du même genre que celles que j'ai eu).
Quand je la vois, j'ai envie de l'attraper par les épaules, et de la secouer très fort en lui hurlant :
- "Cours, Prune, cours, sauve toi vite, vite, vite, et ne reviens jamais. Sauve toi avant que cette thèse te transforme en confiture !"

mercredi 3 décembre 2003

Telle la brique

Passer ses nuits, passer sa vie au boulot.
Au début, j'étais admirative. Une telle attitude ne pouvait que forcer mon respect, moi la flemmarde, moi la glandeuse, moi qui suis née avec un baobab dans la main. J'enviais cette motivation, cette ardeur au travail, et le plaisir qui semblait en découler.
Maintenant, je suis perplexe et confuse. J'ai beau faire tous les efforts du monde, je ne peux pas comprendre. Ca me dépasse. Je ne peux pas comprendre qu'on puisse délibérement choisir de passer ses jours et ses nuits au boulot. Et comment comprendre quand l'échelle de comparaison, le système de valeur est si différent ? Et comment expliquer qu'on ne comprend pas ?

Il y a une vie en dehors du travail, et j'ai bien l'intention de profiter de la mienne.

jeudi 4 décembre 2003

O.R.

Ce matin, au Bloc, on utilisait les ultra-sons en per-opératoire pour la première fois.
Y a eu jusqu'à une vingtaine de pyjamas bleus en même temps dans la pièce, les yeux rivés sur le petit échographe, fascinés par les images, amusés et entousiastes comme des gosses la veille de Noël.
Et moi, devant mon ordi portable, de faire ma star - pour une fois que j'avais un public conquis même s'il n'était pas venu pour moi à l'origine - et d'expliquer ce qu'on voyait sur mon écran à ceux qui n'arrivaient pas à voir celui de l'échographe. "Alors, ce sont des images 3D, la peau et le cerveau en transparence, et en rouge, c'est le cavernome segmenté à partir de l'IRM, en bleu et en vert le sillon postcentral et le sillon postcentral inférieur, extraits eux aussi de l'IRM et reconstruits avec les softs du labo, et puis en jaune, ce sont les volumes d'intêret extraits de l'IRM fonctionnelle, c'est du langage, on a utilisé le paradigme d'activation Langage - Mots, vous connaissez ?"

Et je réalise la somme de trucs que j'ai appris malgré moi en trois ans, et je réalise que ça ne me servira plus jamais dans trois mois, et je réalise que ça va drôlement me manquer, le bloc, la neurochirurgie... ma thèse.
Ou pas.

vendredi 5 décembre 2003

Par procuration

Oh HO

Je vais être malade.
Je vais succomber sous peu à l'épidémie qui décime les hivers d'ici et d'ailleurs.
Je tousse, je tousse et j'ai des courbatures.
Je vais être malade, je le sais et je le sens.

A l'heure actuelle, il me reste deux possibilités :
a) Ecumer les pages jaunes, en long, en large et en travers, pour trouver un médecin qui accepte de me voir aujourd'hui, et le convaincre de me préscrire tout ce qui sera nécessaire pour combattre la maladie afin que je ne perde pas une seule journée de travail - je ne peux pas me le permettre.
b) Renoncer et en assumer les douloureuses conséquences, laisser la fièvre venir, laisser la grippe m'emporter et passer plusieurs longues journées au lit avec une excuse imparable, celle de presque 2 millions de français.

Mmmm, j'hésite.

jeudi 11 décembre 2003

Agrippe toi

Je monte péniblement les quatre étages d'escaliers, je me traine dans les couloirs et j'arrive à mon bureau en nage.
Je croise mes collègues, éblouissants de santé et de sourires, alors que je macère dans ma sueur en cherchant la clé de mon bureau dans les multiples recoins de mon sac sans fond.
- "Salut, Saki, alors toujours vivante ? Comment ça va ton petit rhume ?"
- "Ma petite grippe, j'ai eu la grippe."
[...]
- "Tiens, te revoilà toi, ouh là là mais qu'est ce que t'es blanche, il devait être méchant ton rhume."
- "Ma grippe, c'était la grippe."
[...]
- "Mon dieu, mais t'as vu un peu les cernes que tu as ?! Bon, tu m'en veux pas, j'te fais pas la bise, hein, Saki, j'veux pas chopper ton rhume..."
- "Ma grippe. Ma GRIPPE ! "
[...]
Je trouve enfin la clé, j'ouvre la porte et je m'affale sur ma chaise, pantelante, dégoulinante, le coeur en surrégime bourdonnant à mes oreilles.
Je respire, je déglutis, et je commence à tousser.
Je crache ma gorge et mes poumons pendant 5 bonnes minutes avant de reussir à me calmer. 
Je ferme les yeux.
Je me sens grise et triste, et je sais que ça n'a rien à voir avec ma grippe.
Je soupire.
Je sors mon portable de sa sacoche, je le branche, je l'allume.
Il boote lentement.
Je regarde dehors, par la fenêtre.
Il pleut.

vendredi 12 décembre 2003

FanArt@Clim

L'art et la manière

Hier soir, tout le labo était à l'apéro chez mon responsable de thèse.
On a été reçu comme des princes, les toats se comptaient par centaine, les petits fours débordaient des assiettes, les chips étaient croquantes et le guacamole onctueux à souhait. Y avait même des petites saucisses enroulées dans de la pâte, et l'assiette était posée juste en face de moi, le bonheur.
On ne s'est pas méfiés une seconde. Même quand on a vu les trois saladiers de punch - au choix parfum planteur, coco ou goyave et épices - et les bouteilles de rhum arrangés spécialement pour l'occasion.
J'étais en train de me resservir un 6ème verre de ponch goyave, histoire d'être vraiment sûre que c'était mon préféré, quand il a annoncé la nouvelle.
Il part en vacances.
Dans les îles.
Ce soir.
Jusque mi-janvier.
En plein dans la période la plus importante et capitale et cruciale pour nous, les thésards du labo en instance de fin de thèse. Pour vous donner une idée de l'énormité du truc... non, je trouve rien qui puisse vous donner une idée, alors imaginez un truc énorme.
Y a eu comme un moment de flottement quand il a annoncé ça. Quelques petites remarques. Et puis, la conversation a repris son cours. Pas d'apocalypse. Pas de tremblements de terre. Pas de cris, pas de pleurs, pas de menaces de morts.

En partant, j'ai demandé la recette pour les punchs.
Je vais faire les mêmes à la soirée où j'annonce que je soutiens pas.

mardi 16 décembre 2003

Noyeux Joël

Ouhouyouh.
Chuis grave bourrée.
Mais grave grave GRAVE.
Asteure de la journée, tout de même, c'est la honte.
Mais MAIS MAIS !
J'ai une excuse. Si, si. Ce midi, c'était le Noël du Labo, et tout le monde a conspiré derrière mon dos pour remplir mon verre, alors que moi j'avais décidé de pas boire pour pouvoir bosser cet après midi, et toussa, la fille raisonnable, posée, réfléchie et motivée par sa thèse.

Quoi, comment ça, pas crédible ?
Oui, bon, d'accord, peut être que j'ai pas montré de résistance assez farouche, et que mon verre avait tendance à se retrouver comme de par hasard sur le trajet de la bouteilleles bouteilles.
Mais quand même.
C'est un complot.
On veut me nuire.
Mais MAIS MAIS !
J'ai les noms, je me vengerai : M. Champagne, Mme Crème de Cassis et M. Bordeaux ont interêt à se tenir à carreaux.

mercredi 17 décembre 2003

Zététique ta mère

Alors que je regardais Télématin en me léchant les doigts - ma tartine grillé recouverte de miel s'étant retournée du mauvais côté, forcément - la chroniqueuse, qui faisait une présentation de la Zététique, a dit à William un truc qui m'a interpelée.
Elle a dit que seulement 4 % de la population ne croyait en rien.
Rien du tout ? a demandé William.
Oui, rien, elle a confirmé en hochant la tête.

Et là, d'un coup, je me suis sentie vachement seule.
Parce que punaise, 4 %, ça fait pas beaucoup quand même.
Et pis ensuite, je me suis rendue compte que j'étais pas dans les 4 %.
Parce que finalement, je crois en beaucoup de choses... Je crois aux extra-terrestres, au chocolat chaud avec de la chantilly et de la crème fraiche, je crois en Chilly Billy - vous savez, le petit bonhomme du frigo -, je crois aux dragons - vachement forts pour se planquer vu leur taille, j'en ai pas encore vu la queue d'un, et c'est pas faute de scruter le ciel -, je crois au pouvoir surnaturel des massages et des bisous, etc, etc.
En fait, la seule chose en laquelle je ne crois vraiment pas, mais alors pas du tout, c'est moi.
Alors que pourtant, j'en ai, des preuves que j'existe.

jeudi 18 décembre 2003

Fashion Boulette

Certains matins, je veux absolument mettre telle ou telle fringue et aucune autre.
J'y pense dès que j'ouvre les yeux, je compose ma tenue sous la douche en souriant béatement, "ah ouais, punaise, je vais être super mignonne".
Ca dépasse largement l'entendement de mes colocataires masculins, pour qui le résultat apparaît toujours identique - pantalon noir, pull noir.

Quand je ne peux pas mettre la main sur LA tenue qui me démange depuis le réveil, c'est la crise.  Les fringues de mon placard volent sur le sol, le panier de linge sale explose et je retourne tout l'appartement à la recherche de la pièce manquante, harcelant mes colocataires l'un après l'autre.
- "Hey, Tapette à mouche, t'as pas vu mon pantalon noir ?"
- "Je ne veux même pas répondre à cette question tellement elle est débile."
- "Crétin."
- "Pétasse."
Humpf. Je poursuis mon investigation.
- "Chééééériiiiii, t'as pas vu mon pantalon noir ?!"
- "Uh ? Lequel ?"
- "Bin, tu sais, le noir, le classe, avec des poches, qui me fait un super cul ?"
- "Non, je l'ai pas vu."
- "Mmmrggm, m'étonne pas de toute façon, toi, à part tes Pikmins, tu vois rien."
- "Ooh, je te sens contrariée, là, mon amour."
- "Oui, BEAUCOUP, si je trouve pas ce pantalon tout de suite, ça va être une journée horrible, je comprends pas où il peut être, j'ai cherché PARTOUT !"
Je tape du pied. Je fulmine. J'enrage.

Mon petit frère hausse les épaules.
- "Ca se trouve, tu l'as bêtement oublié à Montréal."
Oh.

vendredi 19 décembre 2003

I hate computers

Au labo, y a une plateforme informatique.
Une vingtaine de machines différentes - Silicon Graphics, PC, Sparc - qui tournent sous des systèmes de nature et de versions différentes.
Tout ça est relié et tente de communiquer au travers d'un serveur Unix, un truc vieux, poussif et en fin de vie. Quand il va mal, on est tous en vacances. On l'a surnommé l'Enterprise, juste pour le plaisir de hurler douze fois par jour "Attention M. Spock, à 3 je reboote l'Enterprise !"
Tout cet atroce bordel est entrenu officiellement par mon responsable de thèse - qui s'y connait autant qu'un mammouth sait faire l'équilibre sur un fil sur la trompe - et officieusement par tous ceux qui le veulent bien ou qui sont contraints et forcés de le faire s'ils veulent bosser, c'est à dire les thésards et stagiaires.
Cette plateforme, c'est déjà un cauchemar d'informaticien quand tout va bien, alors je vous laisse imaginer quand ça se passe mal - comme ce matin - et quand on fait juste semblant d'être informaticien - comme moi.
Dans ces cas là, y a plus qu'une seule solution.
La batte de baseball.

lundi 22 décembre 2003

Je rêve d'un noël blanc

J'me sens pas du tout esprit de Noël.
Mais alors, pas du tout.
Pourquoi ?
J'adore cette période habituellement. La famille, la bonne bouffe, le bon vin et les cadeaux, suffisent normalement à me propulser en mode ronronnement automatique.
Mais là, nan. Rien.
Pourquoi ?
Sûrement à cause de ma thèse. Plus la date fatidique se rapproche, et plus ça me semble impossible. Et plus ça devient difficile de continuer à m'auto-persuader du contraire.
Sûrement aussi à cause des profondeurs abyssales de mon compte en banque. Difficile d'avoir envie de faire et de recevoir des cadeaux quand on aligne un découvert aussi terrible... (Gnnn gnnn, ne pas céder à l'appel de ma carte Fnac qui pulse diaboliquement dans le fond de mon sac).

Et sûrement aussi, parce que y a pas de neige.
Oui, c'est ça.
J'veux de la neige.
S'il neige, tout ira bien.

samedi 27 décembre 2003

Bonne résolution

L'année prochaine, je bosse.
Plus que 4 jours de glande...
Mwhahahahahahahahahahaha - Argh.

lundi 29 décembre 2003

Instant

L'appart est plongé dans le noir complet, l'écran de mon ordinateur teinte la pièce de couleurs bizarres. Je fredonne ce que j'ai retenu des paroles de Lose Yourself, je viens de regarder 8 Mile. Je me balade sans but sur le net, je vais de site en site, je picore, je butine, j'essaie d'occuper ma nuit.
Un chat saute sur le bureau et se frotte à mon menton. Orion. Je le reconnais au poil, au ronronnement et à l'odeur - je l'ai parfumé un peu lourdement tout à l'heure, je trouvais qu'il puait la litière sale. Il miaule. Il réclame l'espèce de peluche bourrée d'herbe à chat que ma soeur lui a offert pour Noël et qu'il a déchiquetée en douze secondes chronomètre en main.
Magnanime, je le laisse mordiller le fil de ma souris, ma souris et mes doigts.
Je clique, je scrolle et je reclique.
"Open Link In New Tab".
Je rêve éveillée d'un ailleurs. "If you had one shot, one opportunity..."
Orion plante ses griffes dans mon bras.

Coin Coin

On sonne.
Je coince habilement les deux queues des chats sous une seule Doc - je me suis beaucoup entrainée - avant d'ouvrir la porte.
Ha tiens, c'est mon nouveau voisin du dessous. Il a un énorme paquet dans les bras. Il m'explique que c'est le facteur qui a déposé ça pour moi la semaine dernière.
"Han, vous êtes sûr ?" je demande, surprise, pendant que mon esprit déroule fébrilement la liste de mes dernières commandes avec ma maudite carte Fnac.
"Oui, oui". Il me tend le paquet. "Attention, c'est lourd".
Ha oui, effectivement, c'est drôlement lourd. Je louche sur le nom de l'expéditeur en remerciant et refermant la porte. Hans Gruber SA. Mon entreprise ! Je suis quelque peu perplexe. Les seuls contacts que nous avons sont les envois de mes bulletins de salaire et les coups de fils que je ne leur passe pas pour les informer de mes congés.
Bon. Ca doit être du matos pour l'hôpital, et ils se sont plantés d'adresse.
Ou alors, c'est une bombe. Hahahaha.
Les chats se frottent contre le paquet en miaulant. Je décide que c'est un bon présage, et j'attrape un couteau à huitre qui traine pour dépecer la chose.
Le gros paquet s'ouvre sur une épaisse couche de huits en polystyrène, les trucs qu'on bourre pour protéger le fragile. Ha. Je les enlève - pour le plus grand plaisir des chats.
En dessous, un autre paquet. Okaaaay.
J'ouvre.
Du... mais... mais c'est du pop corn ?!
Bon, d'accord, c'est une blague. Je pose le couteau à huitre, intriguée. Je goûte un pop corn. Beurk. Je fouille le pop corn. Oh, une boite de conserve, deux, trois, une vraie pêche miraculeuse. Je déchiffre les étiquettes avec de grands yeux, confit de canard, foie gras, rillettes, etc...
Han.
Je soulève le paquet au pop corn et je découvre un deuxième paquet en dessous. Je l'ouvre, je le fouille, et je récupère 3 bouteilles - médoc, armagnac, floc.
Han.
Un peu hallucinée, je remarque un bout d'enveloppe. J'ouvre, je lis :
Le comité d'entreprise de Hans Gruber SA vous souhaite un joyeux noël et une heureuse année 2004, et a le plaisir de vous offrir ces produits du Sud Ouest.

Et là, deux pensées se téléscopent dans ma tête.
Punaise, y a un comité d'entreprise maintenant, et ils font des cadeaux ?
Forcément, fallait que ça commence lors de ma DERNIERE ANNEE !
Humpf.

mercredi 31 décembre 2003

Pouet

J'ai un panari,
J'ai le doigt tout jauni,
Ca me rend très malpolie.