mercredi 1 octobre 2003

Ingénieur informaticien

L'autre soir, on a tiré au sort pour savoir qui allait faire la bouffe, et comme c'est tombé sur moi, on a commandé des plats chinois chez Bip Bip Bouffe.
45 minutes plus tard, ça sonne à la porte et alors que mon petit frère prépare son chéquier pour payer - juste répartition des tâches, je commande, il paye - j'ouvre la porte au livreur.
Ledit livreur me tend la bouffe qui sent trop bon en souriant. "Tu me reconnais pas, Satanic Kitten ?"
Euh...
Une fois son casque enlevé, la lumière tilte dans ma tête.
- "Hey, mais t'es un de mes anciens élèves ?!"
Il hoche la tête, se marre. "Eh ouais !"
- "Haaa ouéé.. Mais euh... T'as pas eu ton diplôme d'Ingé ?"
- "Bah, si."
- "Bin qu'est ce que tu fous chez Bip Bip Bouffe alors ?"
- "J'trouve pas d'boulot."
Alors que mon esprit s'égare dans des réflexions sombres, intelligentes et profondes sur ce qu'implique sa réponse, il me demande :
- "Et toi ? Ta thèse, tu la soutiens quand ?"

Et là, je lui ai claqué brutalement la porte au nez.
Y a des questions que ne se posent pas quand même, merde.

jeudi 2 octobre 2003

Instant soluble

Dans mon bureau moche,
Assise sur ma chaise rouge,
Devant l'écran de mon ordinateur,
Mes deux mains autour de ma tasse à café,
Ma grosse tasse de camping en Inox bleu,
Je bois le café, je le respire,
Je fais de la buée sur mes lunettes,
Je ne vois plus l'écran pendant,
Quelques secondes,
Ca me fait plaisir,
Ca me fait bêtement sourire,
Allez, encore une tasse, et après, c'est sûr,
Je bosse.

vendredi 3 octobre 2003

Nombril du matin

Je suis sûre que vous connaissez cette impression étrange que votre vie vous échappe.
Genre, vous êtes assis, là, sur le rebord du trottoir et vous la regardez passer - votre vie - comme la caravane du Tour de France.
Genre, vous contrôlez rien, genre, vous êtes spectateur, vous regardez juste et vous n'intervenez pas.

Et bien - mais vous vous en doutiez déjà, vous êtes des petits malins - cette sensation, je l'ai, là.
Juste là, maintenant.
Elle se niche dans le creux de mon plexus, elle me monte à la gorge.
C'est bizarre. C'est frustrant. C'est énervant.
Je pourrais faire quelque chose, me lever, sauter au milieu de la route, me prendre un camion publicitaire dans la gueule.
Je pourrais intervenir. Décider. Bouger.
Mais je reste juste là. Assise. Bêtement.
Et ça, ça m'énerve encore plus.

Mon corps et mon humeur pèsent des tonnes.
J'en ai marre d'attendre que quelque chose arrive.
J'en ai marre de me dire que cette chose est peut être déjà arrivée et que je l'ai loupée.

lundi 6 octobre 2003

So long, Wiki...



La semaine dernière, je suis passée à la Clinique Vétérinaire, histoire de prendre un rendez vous pour la chatoune. Et là, je découvre que l'asso PilePoils - qui recueille des 'ti chats abandonnés - a amené certains de ses pensionnaires. Forcément, je vais voir, et forcément, je craque. Petit, tigré gris et blanc, les yeux bleus énormes, il a à peine trois mois et un lambeau de queue - le reste ayant été emporté par une voiture. Je le gratouille pendant une bonne heure - il ronronne tellement fort qu'il ne tient plus debout, et il emmèle fort adroitement ses griffes dans mon pull et mes cheveux. Ok. J'abandonne. Je prends rendez vous pour les formalités administratives - tatouage, vaccination, adoption - et je l'embarque chez moi. Kernel l'accueille avec curiosité et prudence. Elle penche la tête en le regardant, comme si elle le trouvait vachement trop balaise pour être une mouche, une araignée ou une gerbille. Après quelques minutes de reflexion, le nouvel arrivant est baptisé Wiki.

Lundi dernier, je l'ai ramené chez le vétérinaire. Il était malade. Très. Je suis allée lui faire des câlins tous les jours de cette semaine. Et ce matin, le vétérinaire l'a euthanasié après avoir tenté perfusion, médicaments et autres traitements en tout genre. "Ca ne sert plus à rien, Mademoiselle Kitten, je suis vraiment désolée".
Hier, un ami me disait : "Tu sais, y a des humains qui n'ont même pas droit à tout ça..." Je sais.
Aujourd'hui, permettez moi d'être égoiste. Je pleure pour la mort d'un simple petit chat.

mardi 7 octobre 2003

#*@&%#$ ?!

Il y a pire que les mauvaises habitudes.
Il y a les mauvaises habitudes contrariées.
Dans le premier cas, on a juste quelques mauvais penchants plus ou moins désagréables pour soi même et son entourage - en ce qui me concerne et pour ne pas les nommer, l'alcool, la cigarette de façon cyclique, le chocolat, la carabistouille, la bouffe asiatique et la flemmardise aigüe.
Dans le deuxième cas, on a toujours ces mauvais penchants, mais comme EN PLUS ils ne peuvent s'exprimer librement pour une raison x ou y, on est d'une humeur massacrante.

Fort heureusement, je n'aurai été privée d'IRC au boulot que pendant une journée.
Dépendante, moi ?
Naaaaaan....

mercredi 8 octobre 2003

Pense bête noire

Quand je me tape la tête contre les murs, je sonne creux.

jeudi 9 octobre 2003

Avis de tempête

Depuis ce matin, j'enchaîne les réunions. Même pas une seconde pour relever mes mails, lire mes blogs préférés, poster, respirer. Même pas.
Réunion. Table ronde. Brainstorming. Tourbillon de mots, d'idées, de grandes paroles, de grandes décisions. Je suis questionnée, pressée, cajolée, tellement retournée dans tous les sens que j'en deviens saoûle. Je dois réfléchir, argumenter, et surtout décider.
Et je suis tellement enivrée de mots que je décide, je décide et je promets. Tout. N'importe quoi.
Un article pour le 20 Octobre ? Oui. Un rapport sur tel projet pour début Novembre ? Oui. Rencontrer et choisir des stagiaires pour l'année prochaine ? Oui. Une version 2.0 de mon prototype avant l'hiver ? Oui. Un premiere version de mon manuscrit pour Décembre ? Oui. Un autre article pour mi Janvier ? Oui. Ma soutenance en Mars ? Oui.
Mon âme, ma chair et mon sang ?
Oui, oui et OUI.
Tout ce que vous voulez, tout, mais PUTAIN, laissez moi tranquille.
J'ai tellement mal au crâne que je crois que je vais vomir.

vendredi 10 octobre 2003

La musique adoucit mes humoeurs

Sur le trajet de mon chez moi à mon labo, la bête se transforme en belle, parfois, pas toujours, ça dépend de ce qu'il y a à la radio. Généralement, je suis branchée sur Canal B parce que ça fait hypster d'écouter une radio locale délirante et progressive, mais y a certains matins où je suis définitivement hermétique au jazz péruvien éléctronique expérimental.
Dans ces cas là, je switche sur Le Mouv'. Bon, ok, la programmation n'est pas aussi bien qu'avant, mais au moins, y a pas de la pub toutes les deux minutes.
Et donc, là, pouf, je switche, je suis d'une humeur massacrante, mais alors massacrante, genre hirsute, poilue, la totale - ma migraine est toujours là malgré les cachets, je suis fatiguée, je regrette mes promesses impossibles de la veille, ma chatoune se fait opérer, je suis très en retard, va plus y avoir de place sur le parking, etc...
Donc, je switche.
Et j'entend les deux premières mesures d'un morceau auquel je ne peux pas résister.
J'ai même réussi à faire *danser* ma voiture.

lundi 13 octobre 2003

Thèse buissonnière

Je ne supporte pas quand le lundi matin m'arrive sur le coin de la gueule, comme ça, parf, par surprise.
J'ai eu à peine le temps de m'habituer au week-end - parfaitement distribué entre mer, crêpes, escalade de rochers, ballades et bavardages - que vlam, je me réveille et on est lundi matin.
Y a une arnaque quelque part. Remboursez.
Et avec une Pomme - en vacances dans *mon* canapé, saloperie - en train d'écraser comme une marmotte malgré les décibels à l'heure où je vous parle, c'est pas difficile d'aller au boulot, c'est inhumainement impossible.
Tiens, d'ailleurs, j'y vais pas.
Na.

mardi 14 octobre 2003

Camouflage

Maquillage Top Pétasse.
Cheveux Tigrés Crêpés.
Doc Noires 20 Trous.
Pantacourt Noir, Petit Pull Noir, Blouson Noir.
Chewing-gum Menthol Fraîcheur Extrème.
Et, bien sûr, les Lunettes de Soleil.
Rien ne peut m'atteindre.
Rien ne peut me toucher.
Je suis un Caméléon des Temps Modernes.

Torture mentale

Putain, vivement que Pomme s'en aille, quoi, merde.
J'vais vraiment finir par connaître Hélène par coeur.

mercredi 15 octobre 2003

Complot intergalactique

Mais ils se sont tous donné le mot ou quoi ?
Depuis quelques jours, ceux que je connais - ma famille, mes amis, mes collègues - ont troqué leur habituel "Salut, Saki, ça va ?" par l'horrible "Salut, Saki, alors ça avance ?".
Humpf.
Ils s'imaginent quoi en me posant une question pareille ? Que je vais me dissoudre instantannément comme un gateau au sucre oublié sous l'averse ? Que je vais faire une crise d'hystérie violente comme dans les films ? Que je vais m'arracher les paupières avec les dents ?
Alors, une fois pour toute, nan, ça avance pas. Ca a même pas commencé.
Le prochain qui me pose la question, je lui fais bouffer les 250 pages de mon manuscrit.
Blanches, bien sûr.

jeudi 16 octobre 2003

Racaille Rappel

Fuuuuuh ! Fuuuuuuh !
Wallééééé, Placebo, fait pas ta pute !
Rejoue nous "Where is my mind" !

vendredi 17 octobre 2003

Tais toi et écoute

Bon, je savais déjà que j'étais un boulet musical mais quand même.
Hier soir, on débarque dans la foule du concert de Placebo, un peu à la bourre, et on se faufille vers le devant. La première partie, Skin, a déjà commencé et ça balance grave bien.
- "P'tain", je dis à mon voisin, enthousiaste, "on dirait trop la voix de Skunk Anansie !"
Les morceaux s'enchaînent, l'ambiance est bonne, j'adore. A la faveur d'un spot bien placé, j'aperçois très clairement la chanteuse.
- "P'tain", je dis à mon voisin, enchantée, "elle ressemble trop à Skunk Anansie !"
Un peu après, les lumières se tamisent, et je reconnais les premières mesures de Hedonism.
- "Haaaan, putain", je dis à mon voisin, hystérique "mais c'est ELLE !"
Un vrai boulet, je vous dit...

Par contre, Placebo, ça va, j'ai reconnu tout de suite.

Attention à la chute

En rentrant du concert, je me suis installée devant le clavier pour poster ça.
Orion - un nouveau copain pour Kernel, très affectée par la disparition de Wiki - a sauté sur le bureau et m'a envoyé dans le menton d'énérgiques coups de tête en ronronnant au volume max.
Moi : "Han, mais on aurait du l'appeler Lorie, lui, alors !"
Lui : "Hein ? Pourquoi donc ?"
Moi, grand sourire : "Bin, il a tellement besoin d'amOoOOoour..."
Lui, regard inquiet : "...."

Ouais, faut vraiment que j'arrête de lire Agapi, moi.

samedi 18 octobre 2003

Nostalgie fantôme

Antibugne et moi, c'était vraiment l'amour vache.
Je l'avais achetée un an après avoir eu mon permis et toutes mes petites économies d'étudiante y étaient passées.
Durant les cinq années qui ont suivi, notre relation fut conflictuelle. Tout fait, elle m'a tout fait, cette salope, les freins, les cardans, les soufflets de crémaillière, la colonne de direction, etc. Je la détestais et je l'aimais en même temps, parce que, quand même, toutes les deux, on a en a vécu des drôles d'aventures, on en a fait des kilomètres.
Jusqu'à l'été dernier.
Le verdict fut brutal.
- "C'est foutu, ma p'tite dame", m'avait dit le garagiste en essuyant ses mains sur son chiffon tout graisseux, "cette fois, c'est vraiment foutu, c'est l'moteur".
J'ai eu un pincement au coeur en l'abandonnant sur le parking, alors qu'elle était promise à la casse. J'avais l'impression que ses phares jaunes me regardaient avec reproche.
J'ai pleuré aussi, un peu - jusqu'à ce que ma mère me donne sa voiture, une Punto noire.
Et là, cette après midi, qui je vois garée à côté de moi ?
Antibugne. La seule. L'unique. Même sans sa plaque d'immatriculation, je l'aurai reconnue.
Antibugne existe toujours ! Et même si ça veut dire que je me suis faite entuber une fois de plus par un garagiste, savoir qu'elle roule encore et qu'elle pourrit gaiement la vie de quelqu'un d'autre, bin, ça me fait drôlement plaisir.

lundi 20 octobre 2003

FanArt@Cynapce

On the Brink of Disaster

Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh ! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh.
Putain, mais je vais jamais y arriver !
Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh ! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !!! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. AAAAAAArgh ! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh ! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh.
Bordel, mais comment font les acharnés du travail pour tenir nerveusement ?
Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh ! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !!! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. AAAAAAArgh ! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh. Argh !! Argh. Argh. Argh.
ARGH.

mardi 21 octobre 2003

Le galop, le naturel, deuxième.

J'allais vous pondre un petit post bien compact, tout suitant d'auto-appitoyement, et de combien la vie elle est dure, et méchante et comment j'aime trop pas travailler. Rendez-vous un peu compte, la journée d'hier à bosser avec acharnement - entrecoupée de larmes de rage, bien sûr - plus la soirée d'hier jusqu'à pas d'heure, et rebelote ce matin, toussa pour aucun résultat, nada, zéro, le néant, j'aurai mieux fait de passer ma journée sur IRC et à lire des Web Comics.
Et ça m'a drôlement rappelé quelque chose.

Donc, du coup, finalement, rien.

Every cloud has its silver lining

La situation a quand même un avantage...
Je peux me comporter comme la pire des mégères, être irritable, aggressive, désagréable et envoyer au diable dans la même bordée d'insultes les chats, le petit frère, lui et les autres.
Je peux mettre les pieds sous la table, passer mon tour de vaisselle et échapper à la corvée de lessive.
Et tout ça parce que, "chuuuut, faut pas la déranger, elle rédige son article".
Putain, mais si je me débrouille bien, pour la rédaction de mon manuscrit, y a moy' que j'obtienne les massages et les rouleaux de printemps au milieu de la nuit en prime.

vendredi 24 octobre 2003

0/20

La première version de mon article a été accouchée dans la douleur et se trouve présentement entre les mains de mes responsables. Juste après avoir posté ceci, je vais me sauver vite vite vite du labo, histoire de ne pas avoir leurs remarques sur le contenu - lamentable ? - dudit article avant lundi matin.
Et ce week end, je vais essayer de ne pas trop angoisser en pensant à ce fameux lundi matin. Je vais essayer de ne pas trop faire de cauchemars me mettant en scène ligotée sur une ramette de papier, avec un stylo rouge menaçant pointé droit sur mon visage.
Enfin, pas trop trop, quoi.
Enfin, bref.

samedi 25 octobre 2003

I'm a barbie girl, in a barbie world


Inscription à la Fac (299 Euros) ou Samsung S300 (119 euros) ?
Vous auriez fait quoi, hein, à ma place ?

dimanche 26 octobre 2003

Dimanche

Le premier qui prend une douche et qui s'habille est un traître.
Le premier qui dit, "Bon, alors, qu'est qu'on fait ?" a perdu.

mercredi 29 octobre 2003

It's not because

- "Et n'oublie pas de prévoir deux jours supplémentaires dans tes délais, Saki."
C'était il y a trois semaines, et mon responsable me tendait une carte de visite.
- "C'est quoi ?"
- "Le numéro d'une boite spécialisée dans la traduction et la correction d'articles scientifiques."
Je revois encore mon petit sourire supérieur, je peux même faire un zoom  sur le coin de  ma bouche qui se soulève. Moi, besoin de quelqu'un pour relire et corriger mon anglais ? Hahaha, mais je suis bilingue, mon cher. Tel un Obélix britanique, chuis tombée dedans when I was petite.
Sauf que là, non.
Alors que j'appuie sur "Send Mail" d'un doigt crispé, même pas soulagée d'avoir enfin terminé, et que je passe une main sous mes lunettes pour masser mes yeux rouges et douloureux, je plains silencieusement la femme qui va se taper la correction de mon article. Si elle arrive à faire quelque chose de lisible et de construit avec mes derniers paragraphes - tirage aléatoire et chaotique des mots, avec remise - elle est vraiment forte.
Comme quoi l'anglais d'Ankh-Morpork, ça sert pas tellement pour la thèse.

jeudi 30 octobre 2003

Je suis chaude

J'ai une technique imparable pour savoir si j'ai de la fièvre. Je m'asseois sur les toilettes. Si le contact de la cuvette est plus froid que d'ordinaire, si la sensation dans mes cuisses est inhabituelle, bah, bingo, j'en ai.
Et là, punaise, je dois frôler les 42°C minimum, parce que la cuvette, ce matin, elle était glacée.
Ou alors, c'est parce que y a pas de chauffage dans les WC.

vendredi 31 octobre 2003

Pensée pastille

Je m'entend respirer.
Est ce que ça me rend plus réelle ?
Je renifle... donc je suis.
Ou pas.

Que la force toussa

Article soumis.
Toutefois, *légère* crispation de dernière minute et méchant stress pour mon petit coeur déjà bien éprouvé...
Le site du journal en question propose de soumettre les articles en format LaTex, ce qui fut un énorme soulagement pour l'antiWord que je suis.
Sauf qu'arrivée au moment fatidique de la soumission, je réalise que ceux qui ont programmé l'interface web et la génération automatique du PDF à envoyer aux reviewers, ne doivent pas du tout savoir ce qu'est un format LaTex.
Sinon, ils auraient prévu l'upload des images *avant* la compilation du fichier LaTex. Parce que forcément, sans les images, bin, ça compile pas.
Et si ça compile pas, ça plante tout le processus de soumission...

(Ou alors, il existe quelque part dans une galaxie lointaine un moyen magicobillien d'inclure un fichier binaire dans un fichier texte, ah mais oui, mais c'est bien sûr, mais c'est W.. O... R... D !! Prévenez l'Alliance, l'Empire contre-attaaaaaaaaaaaaaaaaaque !!)