vendredi 1 août 2003

Une gomme qui efface

Parfois, on voudrait vraiment ravaler ce qu'on vient juste de dire, mais ce n'est pas possible.
On n'est pas dans un film qu'on peut rembobiner, ni dans une chanson à la con, encore moins dans un dessin au crayon.
Je n'aurai pas du autant me foutre de ma petite maman quand elle me conseillait de tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant de l'ouvrir.
(Sauf qu'avec le piercing, c'est beaucoup plus dur).

Les méchant nains du Ternet

Bon, d'accord, j'arrête pas de commander des trucs sur le Net, et jusqu'à maintenant, j'avais jamais eu aucun problème, fallait bien que ça m'arrive une fois. J'ai commandé il y a un mois une super géniale WebCam de la mort parce que j'avais moi aussi envie de mettre des camshots de ma sale tronche sur mon blog.
J'ai commandé cette merveille chez GrosBill, avec qui je m'entendais bien jusqu'à maintenant, forcément y avait jamais eu de problème. Un peu plus tard, n'ayant toujours pas vu ma WebCam arriver mais ayant été débitée de la somme convenue, j'ai téléphoné et j'ai appris que la Poste avait merdé. Ils ont renvoyé ma WebCam à GrosBill en disant que mon adresse n'existait pas. Ha.
Bin, si, j'habite là, j'ai dit à GrosBill.
Pas de problème, ils m'ont dit, vous nous envoyez un petit mail de contestation, et hop, on vous la renvoie.
Cool.
Je fais ce qu'ils disent mais une semaine plus tard, toujours pas de WebCam.
Je rappelle.
Ha, me dit GrosBill, oui, c'est parce qu"il faut que vous payiez les nouveaux frais d'expédition.
Euh, vous vous foutez de ma gueule, je dis, il n'en est même pas question.
Euh, me dit GrosBill, on en parle entre nous, on vous rappelle.
Toujours pas de nouvelles ce matin, forcément, je rappelle.
Oui, me dit un GrosBill pas aimable et condescendant, c'est parce qu'il faut que vous envoyiez une lettre recommandée avec une photocopie d'une facture EDF par exemple pour prouver que vous habitez bien là.
Ha, je dis. Et après, j'ai ma WebCam ?
Bin... Normalement, oui... Enfin faudra voir avec les frais de port.

Quand on regarde tout en bas de leur site, on peut voir que leur téléphoner coûte 15 cents la minute. Vu le temps que j'ai passé dernièrement au téléphone avec eux, j'estime avoir payé ces fameux frais au moins 4 fois.
C'est ce que j'ai expliqué au GrosBill pas sympa en des termes très posés et courtois.
Mais j'ai toujours pas de WebCam.

Au revoir, Sweet Marie

Parce qu'elle l'a si bien dit qu'il n'y a rien à ajouter.
Et rien d'autre à faire que de continuer à chanter.

Assassiner son frère
Envahir l'Asie
Sauver la race humaine
Servir un mezcal
Oh oublier son nom...

Noir Désir - Joey I

dimanche 3 août 2003

Blue Crush

La plage.
Le soleil, le sable, le ciel tout bleu.
Température de l'air : 33°C.
Température de l'eau : -12°C.
Tandis que je fais la planche pendant des heures au milieu des glaçons, je réalise un truc. Punaise, mais je vais beaucoup beaucoup mieux quand j'ai le cerveau complètement congelé et les orteils en voie de décomposition.
Je veux me réincarner en rondelle de citron dans un verre de Coca Light très frais.

lundi 4 août 2003

Lastminute.com

Je suis crevée.
J'ai trop chaud.
Je somnole devant mon portable en bavardant mollement sur IRC.
Débarque mon responsable de thèse, fraichement revenu de trois semaines de vacances. Il me bisoute bruyamment les deux joues, il est bronzé, il sourit, il a pris une douche ce matin,  lui.
- Salut, Saki, la pêche ?
- Mouif, bah, chuis naze.
- Ha mais pourquoi donc, trop de travail ?
- Mwhahahahaha, bwah, nan, t'sais, l'été, c'est tranquillou relax, quoa.
- Ha t'es pas trop stressée alors ?
- Eeeeeeeeeeeeeeeuuuuh, stressée, mais pourquoi donc ?
- Bin, fin de ta thèse, résultats, articles, rédaction, toussa. Je serais stressé, moi. Même en été. Bon, viens dans mon bureau plus tard, on va bien voir où tu en es.

Han.
'Scusez moi, faut que je me trouve un billet sans retour pour loin d'ici.
Très loin d'ici.

mardi 5 août 2003

Miss La Poisse

Je conduis rarement ma voiture.
Mais aujourd'hui, je l'ai prise pour aller au labo parce que je mange avec ma grand mère à midi et la 4 voies en BiTwin, je le sentais quand même moyen.
Me voilà donc partie pour le boulot, toute pomponnée et lavéedansl'évierdelacuisine de frais. Arrivée à la barrière, je me rends compte que j'ai oublié ma carte de parking et j'entame une marche arrière pour faire demi tour et me garrer plus loin.
Et là, *BANK* et puis *SCHPONG*.
Putain de bite en béton que j'avais pas vu de merde.
Alors que je reste tétanisée sur mon volant n'osant pas imaginer ce que j'ai bien pu casser pour faire des bruits pareils, le gingle d'une vieille pub pour les 3 Suisses me trotte dans la tête. Vous savez, celle où la nana change de tenue une dizaine de fois pour dire sur tous les tons : "Chéri, j'ai em-bou-ti la voiture !"
Braife.
Je me gare, je constate les dégâts.
Un pneu explosé, un enjoliveur défoncé, une portière rayée.
Han.
J'apprends à changer la roue avec l'aide de Pamplemousse - mon ex-binôme - appelé au secours.
J'ai chaud.
J'ai vraiment la poisse.

mercredi 6 août 2003

Collée

Méthode Coué

Me lever du bon pied
Arrêter de picoler
Manger équilibré
Boire la vie telle et bouger
Lundi je m'y mets
Je te le promets
Ca c'est du concret
Téléphoner à ma mère
Tout avouer à mon père
Préparer ma retraire
Devenir la reine du net
Ecrire le tube de l'été
Le best seller de l'année
Réserver au bains-douches
Ne plus faire la fine bouche
Songer à me cultiver
Etre open-mind overbookée
Etre un peu plus cathodique
Ne plus penser qu'à la nique
Arrêter de chipoter pinailler
Tatonner hésiter en résumé
Essayer la méthode coué
Prendre la peine d'essayer
La méthode zen
Le lundi je m'y mets
Le mardi je suis prête
Le mercredi aussi
Et le jeudi ça me dit
Je n'y arriverais jamais
Lundi je m'y mets
Je te le promets

Le Maximum Kouette - Lundi je m'y mets.

Merci à astree pour m'avoir fait découvrir et surtout écouter cette chanson que je ne me lasse pas de brailler à tue tête.

Solange is my middle name

jeudi 7 août 2003

Goffredo Fantini (TM)

La chatoune a sournoisement machouillé mon unique paire de sandales.
Pour m'éviter le coup de chaleur pédestre par ces temps de canicule, ma mère m'a donné une paire des siennes.
Et quelle paire.
Je suis tombée amoureuse de ces sandales dès que je les ai vues. Noir et métal vieux argent, coupe design et hypster, à lacer sur la cheville, made in Italy of course, elles ont sûrement coûté le tiers de mon salaire. Avec ces sandales à mes pieds, je fais un bon en avant de deux catégories dans la classe, le style et la fashion victim attitude.
Seulement, voilà, il me faut une demi-heure par sandale le matin avant de réussi à les lacer correctement - le truc, c'est de trouver le juste équilibre entre un maintien correct et une circulation sanguine acceptable.
Je ne peux pas faire de vélo quand je les porte. Conduire une voiture avec, c'est mettre en danger ma vie et celle d'autrui. Les lanières en daim noir déteignent sur ma peau bronzée. Je dois réfléchir à chaque pas pour pas me casser la gueule, et à peine arrivée au boulot, je les enlève...
Mais putain, qu'est ce qu'elles sont belles.

Egalité des sexes

Je faisais un peu la gueule en arrivant au garage Fiat.
Chaleur à tomber, pas un souffle de vent, une file d'attente interminable.
Quand vient mon tour, je fais une petite moue et un grand sourire.
Résultat, un quart d'heure plus tard, ma voiture est prête avec en prime une réduction sur la jante et sur le pneu.
Limite j'étais gênée d'avoir grillé tout le monde aussi éhontément. (Pendant deux secondes. Au moins.)
La jupe, et les sandales.
Chuis sûre que c'est à cause de ça.

vendredi 8 août 2003

Bardolino

Soirée filles.
Une qui conduit.
Une qui allaite.
Une qui a déjà mal à la tête.
Et moi.

Et après, on s'étonne que je sois bourrée.
Mais comment ça se fait trop pas de pas finir les bouteilles de rosé.

Limite infinie

Je voudrais être déjà grande.
Je voudrais être déjà un vrai Dieu - pas juste un de pacotille éléctronique.
Je voudrais exaucer tous les voeux et aussi celui-ci.
Et même que je ne demanderai RIEN en échange.
(Et ça, putain, c'est un sacré sacrifice)

samedi 9 août 2003

Petit matin calme

Assise en tailleur sur le toit de ma voiture, je compte les nénuphars qui envahissent la rivière.
Je reviens de la gare où j'ai déposé, les yeux encore collés de sommeil, 3/5èmes de ma famille pour deux semaines de vacances.
Le ciel vire doucement au rose et bleu alors que le soleil se prépare pour son grand show du matin.
L'air a cette odeur si caractéristique des moments qui n'existent pas encore.
Ma vie et ma ville sont belles quand elles se réveillent.

mardi 12 août 2003

Flying High

mercredi 13 août 2003

C'est une belle journée

Première douche dans MA douche. Il était grand temps.
15 minutes de pure extase.
Enfin, pure... Disons plutôt extase légérement troublée par mon angoisse que la cabine de douche explose, que le bac de douche implose, et que la tuyauterie et les joints se mettent à fuir de partout.
Mais sinon, c'était bien.
Ne restent plus sur la liste "A faire" que : carrelage au dessus du lavabo, éléctricité, cloison pour derrière le lave linge, carrelage du sol et couche de laque résistante à l'eau.
Gniii.

Mésaventures au pays des GrosBills

Nouvel épisode dans la super saga de l'Eté.
Deux semaines après avoir envoyé mon courrier à GrosBill, et n'ayant pas eu de nouvelles, je décroche mon téléphone avec un petit soupir résigné  - j'ai même entré leur numéro dans la mémoire, c'est dire si je les appelle souvent hein.
Je tombe ce coup ci sur un GrosBill un poil plus aimable qui m'apprend que mon courrier n'est jamais arrivé. Je retiens difficilement un "Ha, vous n'habitez pas à l'adresse indiquée vous non plus ?" parce que je ne veux pas me fâcher tout de suite.
GrosBilll me suggère de lui faxer la photocopie de ma facture EDF. Pas bête. Sauf que je ne l'ai pas sur moi, évidemment. Bon, je rentre chez moi, je récupère la facture, je retourne au boulot, je la faxe, et GrosBill me rappelle ? Ha nan, nan, c'est moi qui doit rappeller. Hum. Braife.
Je fais comme on a dit, je rappelle après avoir faxé et le jeune GrosBill en question va chercher le fax.

(Ne pas oublier, bien sûr, que toutes les deux minutes, je suis mise en attente pendant cinq longues  minutes avec pour seule compagnie une 'tite musique qui donnerait des envies de sang et de massacre à un lapin en peluche)

- Ha, me dit le GrosBill. Et la carte d'identité ?
- Pardon, je dis.
- Oui, il faut une photocopie de la carte aussi.
- Heuh, c'est nouveau ?
- Hanananan, je vous l'avais dit ce matin.
- Hanananan.
- Hasisisisi.
- Hanananan.
- Hasisisisi.

Au bout de deux minutes de ce petit jeu, j'abandonne et je gère le problème de la carte, ce qui me vaut deux autres coups de fils et oooOooh la musique d'attentegniiiiiiiiiIIIiii...
Je demande, pleine d'espoir :
- Et après, j'ai ma WebCam ?
- Ha bin, je transmets le dossier au service compétent, c'est eux qui verront.
- Donc, va falloir que je rappelle quoi ?
- Bah oui.

Hmpg. Gni.
M'en fous.
Je lâcherai pas.
JE LACHERAI PAS.

jeudi 14 août 2003

Le dernier mot

Après avoir découvert que je ne savais pas me servir d'une carrelette, après avoir failli m'arracher le pouce droit avec la meule éléctrique, après avoir réussi à faire un endui de rebouchage correct, après avoir rebouché la tranchée qui creusait le mur, je me suis dit que je méritais une pause.
Pause avec grand verre de Coca Light, petits écoliers au chocolat au lait et la suite des délirantes aventures de Stephanie Plum. Sauf que mon bouquin est introuvable.
Je cherche.
Je trouve la chatoune sous le lit entrain de machouiller un bout de truc.
Ha, mon bouquin est juste à côté. Génial.
Seulement maintenant, il a un gros trou au beau milieu de la page 13...

vendredi 15 août 2003

Berce ta route

Décollage pour le Fort de Saint Père prévu pour très bientôt.
Trois jours de festival dans un lieu magique, avec une programation de rêve.
Si vous y êtes aussi, cherchez parmis les bénévoles, celle qui aura le sourire le plus épanoui et les yeux les plus brillants, y a de grandes chances que ce soit moi.

[...We've only just met
And I think you ought to know
I'm a murderer...]
Death In Vegas - Aisha

mardi 19 août 2003

Numéro 13

Trois jours de camping sur les hauteurs du Fort de Saint Père.
Trois jours fourmi parmis les fourmis, une bénévole de plus accrochée à son indispensable petit bracelet rouge, à participer à l'immense machine qui fait tourner un festival.
Trois jours à vivre, à travailler, à manger, à respirer, et à boire pour la musique.
Et quelle musique.
Death In Vegas, magique et féérique sous la nuit étoilée.
2 Many DJ's, tel qu'on les attendait, de sons, de feu et de danse.
Grandaddy, Playdoh, Buck 65, Audiobullys, Yeah Yeah Yeahs, et tous les autres.
Trois jours sans toucher terre, trois jours à danser, danser, danser et encore danser.

Laissez moi danser encore, mon âme émerveilée a abandoné mon corps fatigué et est restée là bas.

Post it jaune

C'est décidé, j'arrête de boire.
C'est pas juste, quand c'est gratuit, ça ne devrait pas toute me froisser et me casser comme ça.

Post it rose

J'ai la voix toute cassée.
Du coup, j'arrête pas de parler, j'en reviens pas comment ça me rend ultra sexy.
Faut que je pense à refaire mon annonce de répondeur.

mercredi 20 août 2003

Mode chougniarde enabled

Chuis fatiguée.
Chuis toute cassée.
Chuis pas motivée pour bosser.
Chuis déprimée.

Et en plus, j'ai déjà sifflé toute la bouteille de Clarix.
Hmpgf.

jeudi 21 août 2003

La Grande Aventure

Décollage dans quelques heures pour Paris, la capitale cauchemardesque aux millions de rues et de voitures... Capitale où les périphériques sournois ont trois noms différents juste pour affoler encore plus la petite provinciale que je suis.

Je ne vous détaille pas la patience qu'il a fallu à Pamplemousse, mon parisien d'ex binôme, pour m'expliquer plan à l'appui comment me rendre chez Maia.
- Putain, mais Saki, mais t'en fais exprès, ma parole, ça fait douze fois que je t'explique ?!
- Attends, mais je prend le périphérique Sud ou le périphérique Intérieur ?
- C'EST LA MEME CHOSE !!

Je passe sous silence mon horrible rêve de cette nuit - où je me retrouvais à tourner pendant des heures sur le rond point de la Concorde.

Alors, même si vous n'êtes pas croyants, priez pour ma voiture.
Elle va en avoir besoin.

dimanche 24 août 2003

Liège

AU SECOURS !!!

On the Road

Autoroute A10, dans le sens sans bouchons.
Grand soleil, ciel bleu.
Une presque blonde au volant d'une presque noire roule à tombeau ouvert - tout en respectant les limitations de vitesse - fenêtres ouvertes et radio à fond, avalant respectivement Malboro Lights - fumer nuit gravement à la santé - et kilomètres à un rythme d'enfer.
En fait, conduire c'est tout con, suffit de ne pas s'endormir et d'éviter les camions.

La presque blonde digère son week-end, Liège, les Chimays, Anne Rice et les blancs fraises.
Même sans scenario élaboré, la vie, parfois, ça le fait.

mardi 26 août 2003

Vaudou et vengeance sucrée

Okay, alors j'avais entendu dire autour de moi - à droite, à gauche, en haut et en bas - que la série 24 avec le fameux Jack Bauer, série qui se déroule en temps réel, 'stadire 24 épisodes d'une heure, était vraiment trop grave bien et déchirait tout de sa race, toussa.
Quand mon vidéo club préféré a reçu le dvd contenant les 4 premiers épisodes, j'ai sauté sur l'occasion en même temps que sur le dvd en question, alors que mon sang ne faisait qu'un tour.
Quatre heures plus tard, je suis accro.
En adhérente fnacoolique que je suis, je me précipite sur le site Web pour me faire du mal et regarder le prix du coffret intégral de la première saison. Mon regard cherche le prix dans la belle page colorée, glisse sur les commentaires de ceux et ceuses qui ont commandé le dvd, et HAN !!
Y a un mec qui a SPOILE la fin dans les commentaires...
En deux phrases lapidaires, il dévoile toute l'intrigue et résume le dernier épisode.
Inutile de dire que je le hais.
Dès demain matin, je sacrifie un Twix pour qu'il ait des hémorroïdes purulentes pendant minimum 24 heures.

[Edit : après discussion avec kwyxz, il semblerait que j'ai été imprudente et maladroite avec ma souris - puisque le commentaire incriminé se trouve au niveau du coffret de la saison 2 et non pas de la saison 1, ce qui me rend en partie responsable. Oki, bon, je suis magnanime, je mange la moitié du Twix, ça tombe bien, j'avais faim.]

Chat mikaze

MeOooOow !
Le miaulement est grave, rauque et impérieux.
Je lève les yeux de mon bouquin - How to be good de Nick Hornby - et je regarde.
Assis majestueusement devant Kernel, un énorme matou gris toise ma chatoune avec condescendance. Il fait au moins trois fois sa taille.
Kernel le regarde aussi. Seule sa queue noire devenue une véritable brosse à chiotte trahit sa nervosité.
MeooOoow !! refait Matou Gris.
Il approche son museau de ma chatoune. Il la renifle. Une fois, deux fois, trois fois.
Kernel lève alors un petite patoune, balance une super mandale à travers la gueule de Matou Gris, et sans attentre sa réaction, court se réfugier au sommet de ma tête.

Ma chatoune sait s'y prendre avec les matous.
Ca promet.

jeudi 28 août 2003

I'm stupendous

Sadisme professionnel

Ce qu'il y a de vraiment chouette avec les soirées entre gens du Labo, c'est que pour une fois le lendemain matin, je ne suis pas la seule au boulot à arriver super à la bourre et à avoir mal aux cheveux.
Ca me fait tellement plaisir de les voir tous à côté de moi, penchés sur leur machine, les yeux douloureux et le front crispé, que j'aurai presque envie de leur prêter ma bouteille de Coca Light.
Presque.

vendredi 29 août 2003

Décalage

Dans je ne sais plus quel film à la con que j'ai vu - ouais, en fait, je mens, je sais très bien quel film, c'était You've Got Mail, mais bref - l'héroine Meg Ryan dit à un moment donné : "Ma vie me rappelle des livres que j'ai lu, alors que ça devrait être l'inverse, non ?"
Et là, je me souviens, je me suis dit, mais ouaaaais, mais pitin mais elle a raison - et juste ensuite, je me suis dit que c'était quand même un peu grave d'être aussi profondemment touchée par une phrase d'un film avec Tom Hanks et Meg Ryan, mais bon, mon film préféré, c'est When Harry Met Sally, alors.
Bref.
Ma vie me rappelle des livres que j'ai lu.
Ca devrait être l'inverse.
J'ai besoin qu'on me réécrive.
Peut être.

samedi 30 août 2003

A tout âge

Je suis déjà venue, je connais bien l'endroit.
Je suis penchée en avant, assise de travers, l'accoudoir entre les jambes, les cheveux me tombent dans les yeux.
- Oubliez pas, hein, je suis super ultra méga douillette.
- Ca tombe bien, ça va faire super mal.
Hahahahahaha, il dit ça pour rire, hein, oui, hein ? Hahahahaha, mais quel humour.

Dix minutes plus tard, je suis en pleine vocalise et grimaces.
- Pu-NAIIIISE !!
- .....
- OOOOUAAAAH lalalalalala !!
- .....
- HAN ouh merde ouh pardon...
- Eh, la Miss, si tu me vides la boutique avec tes hurlements, ça sera deux fois plus cher.

Trente minutes plus tard, je suis dehors, sous la pluie.
Je tremble un peu, ça chauffe un peu. Je m'appuie à la vitrine.
Une jolie brunette arrive, elle me regarde, curieuse et angoissée.
- Alors, est ce que ça fait mal ?
- Penses tu, une caresse à peine, on ne sent ri-en.
- C'est vrai ?
- Je te jure.