jeudi 1 mai 2003

Wifi enabled


On line...
En maillot de bain...
Au soleil...
De la terrasse de mon appart'...
Si *ça*, c'est pas la grande classe, je ne sais pas ce que c'est.

samedi 3 mai 2003

Jai guru de va

Words are flowing out like endless rain into a paper cup,
They slither wildly as they slip away across the universe
Pools of sorrow, waves of joy are drifting through my opened mind,
Possessing and caressing me
Jai guru de va om
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Images of broken light which dance before me like a million eyes,
They call me on and on across the universe,
Thoughts meander like a restless wind inside a letter box they
Tumble blindly as they make their way
Across the universe
Jai guru deva om
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world

Sounds of laughter, shades of earth are ringing
Through my open ears inciting and inviting me
Limitless undying love which shines around me like a
million suns and calls me on and on
Across the universe
Jai guru deva om
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world
Nothing's gonna change my world

Jai guru deva

Fiona Apple - Across the universe

dimanche 4 mai 2003

J'veux pas y aller

Pense bête :

Ne pas oublier le sac de couchage,
Repasser mes chemisiers,
Recoudre le bouton de ma veste,
Prendre des bouquins pour s'occuper,
Ne pas oublier le chargeur du téléphone portable,
Ne pas oublier mes lunettes,
Cirer mes chaussures,
Repéter ma présentation en anglais.


Argh.
Argh.
ARGH.

mercredi 7 mai 2003

J'voulais pas y aller...

... et j'avais bien raison.
J'ai été nulle.
J'ai perdu mon anglais deux secondes avant le début, je me suis emmêlée la langue en plein milieu, j'ai eu un blanc sur la fin.
Et quand enfin, j'ai pu dire "Thank you for your attention, I'll be pleased to answer any question!" j'ai réalisé que tout le monde dans la salle dormait.

Heureusement, y avait une demi-bouteille de Baron de Lestac 1998 dans chaque panier de lunch.
Et pour un verre de bon vin, les cheveux au vent, les joues au soleil et la mer en face, je recommence demain.
Enfin, bon, peut être pas demain, demain, hein.

Panic!


Elle est arrivée sans prévenir, au détour d'un stand du Marché.
C'est une petite boule de poils de même pas deux mois.
Elle terrorise les coussins du salon.
Elle martyrise les fils électriques du bureau.
Elle s'appelle Kernel.

jeudi 8 mai 2003

Dancing Maniac...

...ou comment sécher ses cheveux, monter ses pulsations cardiaques à 345, réveiller toute la résidence, faire son sport de la semaine, nettoyer le plancher entier du salon avec ses chaussettes et son jean, traumatiser à jamais une petite boule de poils noire, et tout ça en *même* temps. Le morceau ?
Freestyler de Bomfunk MC's.
Avec le volume à fond, bien sûr.

vendredi 9 mai 2003

Post it

A ajouter dans la liste des très mauvaises idées : quand on a pas de poches, ne surtout pas mettre la clé de son bureau dans sa petite culotte.

dimanche 11 mai 2003

So long, Doug' and thanks for all the fish

"There is a theory which states that if ever anyone discovers exactly what the Universe is for and why it is here, it will instantly disappear and be replaced by something even more bizarre and inexplicable.
There is another theory which states that this has already happened."


Douglas Adams - The Restaurant at the End of the Universe

lundi 19 mai 2003

Sweet Me

Demain, je vais avoir 27 ans. Demain, c'est mon anniversaire.
Je déteste prendre un an de plus, je déteste vieillir. Du coup, pour cette année, j'avais décidé d'anticiper le moment, et je répondais depuis plusieurs mois déjà, "27 ans", à la fameuse question. Résultat, demain, j'ai l'impression que je vais fêter mes 28 ans. Sigh.

Enfin, fêter, façon de parler...
Aussi loin que je me souvienne le 20 mai a toujours été le pretexte à faire la fête. Quand j'étais pitchoune, c'étaient mes parents qui organisaient des grandes réunions de bambins, avec jeux, surprises, déguisements, cadeaux, et évidemment l'énorme gateau au chocolat. Ensuite, en vieillissant, les goûters d'anniversaire se sont transformés en boums dans le garage, puis en soirées... La plus mémorable restant sûrement celle de mes 15 ans où mon père a fait irruption dans le dit garage en robe de chambre à peine refermée parce ma petite soeur, alors âgée de 12 ans et raide comme la justice, lui avait rapporté que les mecs cachaient de l'alcool derrière les tentes plantées dans le jardin.
Il n'y a pas une année sans un souvenir, une anecdote, une photo, même si je commence à parfois un peu les mélanger.
Mais demain, ça sera différent.
Demain, je ne ferai pas la fête.
Parfois, il faut savoir tourner la page.

Insert big hug here

mardi 20 mai 2003

Twenty Seven

Ma peste de chat m'a mordu le nez ce matin pour me réveiller.
D'ailleurs, elle retarde d'une heure, il faudra que je songe à la faire réparer.
Je me suis donc levée, habillée - tenue spéciale "Mum Approuved" puisque je déjeune avec ma famille au grand complet ce midi - et déposée au boulot.
Avec ma tête des grands mauvais jours.
J'ouvre la porte de mon bureau, et là, je vois... des kinders partout. Des kinders par dizaine, sur mon bureau, sur ma chaise, sur mon étagère...
La responsable ? Une amie qui est en thèse dans le même labo que moi.
Enceinte de 7 mois, elle s'est levée exprès de bonne heure pour être sûre d'être là avant moi, et elle m'a fait cette adorable surprise...
Ensuite, j'allume mon ordi - après avoir enlevé les kinders qui le recouvraient, bien sûr - et je lis mes mails.
Et là, encore des gens qui pensent à moi.
Merci.
Je crois que je vais sourire toute la journée - et manger des kinders, aussi.

mercredi 21 mai 2003

Twenty Seven and One Day

Alors, voilà, maintenant je suis officiellement plus vieille, et bizarrement, je suis aux anges.
Parce que j'ai eu tellement de mails, de sms, de coups de fils, de bisous et de posts rien que pour me souhaiter un joyeux anniversaire, que je serais vraiment la pire des ingrates si j'osais encore faire la gueule.
Donc, je ne la fais pas - du tout, du tout - et je souris béatement, les dents pleines de chocolat - il me reste encore 34 kinders, yes.
Et ce qu'il y a de bien avec les anniversaires, c'est que comme y a des toujours des gens un peu en retard, ou pas encore au courant, avec un peu de tact et une adorable moue pour les faire culpabiliser de m'avoir oubliée, je vais sûrement réussir à faire durer mon quart d'heure de gloire jusqu'à la fin de la semaine.
Et peut être avoir une nouvelle tournée de kinder, qui sait.

jeudi 22 mai 2003

Déli de sales poils

Par moments, je ne supporte vraiment pas ma tronche. Et quand je dis que je ne la supporte pas, c'est encore un euphémisme. Dès que je me croise dans un miroir, je sursaute et je fais la grimace. Enfin, quand je dis tronche, je pourrais être plus précise. Il s'agit en fait de mes cheveux. Je suis toujours, toujours, toujours ultra méga mal coiffée. De mon grand père camerounais que je n'ai jamais connu, j'ai hérité de ces espèces de poils de cul crépus et épais qui ont fait froncer le sourcil à toute une batterie de coiffeurs, le plus hypocrite de tous ayant osé me sortir un jour que mes cheveux "avaient une forte personnalité".
Je dépense des fortunes en crèmes, lotions, baumes, après-baumes, lissants, démélants, spray, gel, etc, pour qu'ils continuent uniquement à ressembler à ce qu'ils sont : des poils de cul crépus et épais.
Dans ces moments là, je déteste tellement mes cheveux que je suis prise d'une envie irrépressible et incontrôlable de les couper. Le plus court possible. Là. Maintenant. Tout de suite.
Ces crises aigües m'ont déjà amené à jouer du ciseau sur le coup des deux heures du mat', et à sécher cours ou boulot le lendemain matin pour ramper en larmes chez le coiffeur, la chevelure dévastée habillement dissimulée sous un bandana, en le suppliant par pitié de faire quelque chose.
Et à force de subir régulièrement ces crises aigûes, mes cheveux sont de plus en plus courts. Au niveau des épaules au début de ma thèse, ils ne descendent plus que jusqu'à mes oreilles à l'heure actuelle. C'est encore trop long.
Dès que j'en ai le courage, je leur présente une tondeuse.
Ca leur apprendra.

vendredi 23 mai 2003

Kernel's logic

Aires auditives

A la question con, dis, tu préférerais être sourde ou aveugle ? Je répondrais muette.
Non pas pour faire ma maline ou mon intéressante, mais parce que je ne pourrais me passer ni de mes yeux, ni des mes oreilles. (Alors que ma voix, bon, vu la douceur de mon timbre, ce serait plutôt une bénédiction pour l'humanité si je devenais subitement aphone.) Mais s'il me fallait vraiment choisir, je pense que ce serait la surdité qui me ferait le plus peur, peut être parce que vu qu'il ne me reste plus qu'une seule oreille fonctionnant à 100 %, je sais ce que c'est de ne pas entendre. Oui, je suis quasi sourde de l'oreille droite. Imaginez les trésors d'ingéniosité qu'il faut déployer pour réussir à se mettre à la droite de la personne qui vous intéresse, ceci afin de recueillir ses doux mots dans la bonne oreille. Parce que si je me retrouve à sa gauche, tout ce que je vais pouvoir faire, c'est sourire béatement en espérant qu'elle ne vient pas de me murmurer à l'oreille que j'étais franchement une pauv' nouille irrécupérable.
Perdre ma dernière oreille, ça voudrait dire aussi plus de musique... Je crois que je n'y survivrai pas. Je suis tout le temps en train d'écouter de la musique. J'ai des goûts assez variés, on dit quoi dans ces cas là ? Ha oui, on dit éccléctique, je crois (ou goûts de chiotte, comme le diraient certaines de mes connaissances qui désirent garder l'anonymat).
Malgré mes goûts éccléctiques, je me retrouve plus ou moins à toujours écouter la même chose. Parce que les valeurs sûres, ça ne trompe pas. Mais parmis ces valeurs sûres, il y a aussi les morceaux qu'on ne peut plus écouter, au moins pendant un temps, parce qu'ils vous exploseront le moral, déjà un peu fragile et vous rappeleront de près ou de même très loin des réalités désagréables.

Et quand un beau jour, en parcourant les répértoires de son Archos, on réalise que la seule chose qu'on supporte d'écouter c'est le dernier album d'Avril Lavigne, on se dit qu'il est grand temps de faire quelque chose - et de tout nier en bloc si cette info arrive jusqu'aux oreilles des connaissances anonymes.

lundi 26 mai 2003

For the better and for the worse

Le matin, quand je me réveille - ou je devrais plutôt dire, quand Kernel me réveille en s'asseyant sur mon visage et en me boxant la figure - j'expérimente ce que je ne sais comment appeler d'autre qu'un pur moment de félicité. Je suis dans mon lit, enroulée sous ma couette, avec un peu de chance, le soleil entre par le vélux et teinte d'or l'immonde moquette bleue. Je suis toute chose et chaude de mes très agréables rêves de la nuit - quand je cauchemarde, et ça m'arrive plus souvent qu'à mon tour, je suis même réveillée *avant* Kernel, et je prend alors un malin plaisir à lui boxer le museau.
Pendant ces quelques secondes où mon cerveau se remet lentement en marche, je suis bien. Je suis bien parce que je suis entièrement et totalement vierge de souvenirs, à part les légères bribes de mes rêves qui s'estompent. Je ne sais pas trop qui je suis, ni où je suis, ni quand je suis. Je suis, tout simplement.
Hélàs, ce pur moment de félicité est immédiatement suivi du pire moment de la journée, un moment d'angoisse, de panique et de stress intense.
Le moment où tous les souvenirs me reviennent en même temps en plein dans la tronche, avec la force et la violence d'un élastique qu'on aurait trop tendu.

Slow Lane

The months go by
And I don't think of you
The signal is frail
An imprint of what you do
So I turn up the sound
And you are nowhere
I have learnt this
To my cost
But I maintain
In the slow lane
I maintain
In the slow lane

The scent goes by
Still I smell of you
You say I cry
At the merest thought of you
So you let me down
To laugh at nothing
I have learnt this
For myself
But I maintain
In the slow lane
I maintain
In the slow lane

So I turn up the sound
And you are nowhere
I have learnt this
To my cost
But I maintain
In the slow lane
I maintain
In the slow lane

Turn down the sound
You are nowhere
You let me down
To laugh at nothing
I have learnt this
To my cost
I have learnt this
For myself

Curve - Recovery

mardi 27 mai 2003

Face boxing

mercredi 28 mai 2003

Protection contre le son

Pour mon anniversaire, j'ai été pourrie gâtée. J'ai eu tout plein de cadeaux ultra chouettes - j'adore qu'on m'aime et j'adore les cadeaux, alors pourquoi je déteste mon anniversaire ? Ahem, c'est un autre sujet....
Parmis ces cadeaux, se trouve le dernier album de Benjamin Biolay, tendrement offert par Tite Frangine et Tit Frangin. Pendant l'effervescence du déballage, j'avais bien vu une indication peu sympatique sur la pochette mais j'avais tellement d'autres cadeaux à ouvrir que je n'y ai pas prêté plus attention.
Et puis, j'ai voulu écouter l'album. Sur mon ordi, bien sûr, et je voulais le ripper ensuite pour pouvoir l'écouter au boulot.
Et ben que dalle. Rien à faire.
L'album comme l'explique l'indication très désagréable est "protégé contre le piratage". On ne peut l'écouter que sur un PC muni de tel et tel sytème d'exploitation et logiciels.
Sytème d'exploitation et logiciels que je ne possède pas parce 1) ils coûtent la peau du cul, 2) ils sont merdiques, voilà.
Oh.
Comment j'écoute mon album moi alors ?
Bon, les protections, ça se contourne. Si j'y passe un peu de temps, je pourrais sûrement l'écouter cet album, et même le ripper.
Mais j'ai autre chose à foutre que me battre avec un CD conçu par des personnes qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'empêcher aussi ceux qui l'avaient acheté de l'écouter.

Sous le soleil exactement

Dans mon bureau, par la fenêtre, je vois le ciel bleu.
Tout bleu.
Très bleu.
Si bleu.
Et je me dis... "Mais qu'est ce que je fous là, à essayer de bosser, au lieu d'en profiter ?"
Tilt !
Devinez où je suis ?