mercredi 2 avril 2003

Tout est dans le jus d'orange

Certaines personnes ont du mal à se réveiller le matin.
J'ai du mal à me lever, beaucoup, beaucoup de mal, mais je n'ai pas de mal à me réveiller.
Du coup, j'ai le cerveau opérationnel très rapidement - je sais, c'est pas difficile vu ce qu'il y a à lancer.
Je suis enthousiaste, très bavarde, pleine d'entrain (*ahem*, j'y vais peut être un peu fort, là), et je fais mon petit effet lors de la pause café de 10 heures, alors que tout le monde a encore les yeux qui collent, les cheveux ébouriffés, le café sérré et la marque de l'oreiller sur la joue gauche.
Parce que je ne suis jamais de mauvaise humeur le matin.
Très rarement, quoi.
Je veux dire, pas souvent.
Enfin, moins d'un matin sur trois.
Bref.

vendredi 4 avril 2003

Cyclothimie

Un jour, mon site est up.
Un jour, mon site est down.
Un jour, mon site est accessible.
Un jour, mon site n'est pas accessible.
Et ceci sans aucune logique, ni raison apparente ou évidente.
'Xactement comme moi en fait !
Mon site me ressemble, il est cyclothimique.
(De là à en conclure que mon site est aussi : susceptible, soupe au lait, paranoïaque, égoïste et complètement barré, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas).

mardi 8 avril 2003

Apocalypse Now

Vous partez pour un long week-end, vous avez pris votre vendredi et votre lundi, ça faisait d'ailleurs très longtemps que vous n'aviez pas eu de jours de congés.
Vous avez laissé votre bureau bien rangé et vous avez travaillé assez tard le jeudi pour partir tranquille et avec la satisfaction du travail accompli.
Vous passez un super week end comme vous aimeriez en avoir plus souvent.
Vous revenez au boulot toute guillerette.
Vous ouvrez la porte de votre bureau.
Un souffle démoniaque vous balaye.
Et là, vous constatez que...
Le boulot est revenu.
Il est revenu et en masse.
Il s'est même multiplié, de façon exponentielle.
Il s'est reprodui, encore plus vite que deux lapins oubliés dans une boite à chaussures.
Il s'entasse, il déborde, il dépasse de partout.
Le téléphone se met à sonner, trois personnes viennent vous solliciter en même temps pour une réunion.
Vous respirez un grand coup, et vous optez pour la seule solution possible afin de sauvegarder votre santé mentale tout juste rafraichie par le long week end....
Vous laissez tout en plan et vous allez manger au restau avec une amie.

Glou glou

Quand je prend ma douche le matin, une fois sur deux, je bois la tasse.
Et pas un petit peu, hein.
Je la bois vraiment, genre après je crache mes poumons, je suis toute rouge et j'ai l'impression d'avoir été deux doigts de me noyer.
C'est fou ce qui peut m'arriver comme aventures palpitantes.

jeudi 10 avril 2003

Rage

Je clamais haut et fort dans un poste précédent que j'étais très rarement de mauvaise humeur le matin.
Très rarement, c'est à dire, sauf les fois où je me déguise en Ours Grumly, et sauf les fois où le monde entier et/ou Dieu - rayez la mention contraire à vos convictions - conspire pour me mettre de mauvais poil...
Le monde entier et/ou Dieu, rien que ça.
Le monde entier et/ou Dieu qui ne s'est pas encore rendu compte que je suis faite pour être riche, et qui persiste à m'envoyer tuiles financières sur tuiles financières au lieu d'enfin me faire gagner au loto.
Le monde entier et/ou Dieu qui ne s'est pas encore rendu compte que terminer ma thèse et la soutenir n'est qu'une formalité sans importance et persiste à ne pas me la donner immédiatement, mention très honorable avec les féliciations du jury, s'il vous plait, merci.
Le monde entier et/ou Dieu qui fait fermer la Cafet à 17 heures, et donc, là, c'est foutu pour le Twix.
J'enrage.

vendredi 11 avril 2003

Rage Bis

Ha, quand je pense qu'hier, je me disais de mauvaise humeur...
Si j'avais su.
Pourquoi est ce que tout va toujours de travers en même temps ?

samedi 12 avril 2003

Leçon de vie n°42

Ne plus jamais essayer d'ouvrir une pistache avec le grand couteau à viande après avoir sifflé deux savoureuses Grimbergen, sous peine de se retrouver brutalement et douloureusement amputée d'un très beau morceau du bout de l'index gauche.

lundi 14 avril 2003

The tiger in me

God bless me

Chuis malade.
J'ai le nez qui coule, je dois me moucher ou renifler sans arrêt, j'atchoume bruyamment toute les deux secondes, mes sinus pèsent deux tonnes, et ma gorge douloureuse rend pénible toute déglution.
Vous l'avez deviné, je n'ai qu'un petit rhume ou un léger état grippal, mais je deviens une pauvre petite chose quand je dois faire face à la maladie.
Un nuage de fièvre, et hop, je suis bonne à mettre à la poubelle, comme si la morve remplaçait mon cerveau.
Oui, beurk, mais chuis malade.
Chuis très malade.
Chuis très très malade.
J'agonise.
Ma fin est proche.
Adieu, monde cruel.

mardi 15 avril 2003

Comfortably numb

La fièvre teinte mon quotidien de couleurs inhabituelles.
J'ai la peau bien plus sensible que d'habitude. Je frissonne. J'ai conscience de chacune de mes respirations, de chacun de mes gestes. Le sang pulse à mes tempes enfièvrées.
Mes yeux voient mais ne regardent rien. Mes oreilles entendent mais n'écoutent rien.
Mon cerveau enregistre l'information mais se refuse à la traiter.
Tout est au ralenti.
Le monde continue à avancer à perdre haleine pendant que j'évolue lentement dans mon univers de coton.
Je suis complètement shootée par ma fièvre.
J'adore ça.

mercredi 16 avril 2003

Science et conscience

Ce matin en me levant, j'ai découvert un truc absolument monstreux et je ne parle pas de l'araignée de 10 cm de diamêtre qui squattait un coin du plafond - même si bon, j'étais pas très rassurée.
J'ai découvert que j'avais une conscience professionnelle. Si, si. Une vraie de vraie.
C'est à cause de celle-ci que je me suis levée ce matin, et que je suis allée au boulot, alors que - disons le clairement - je suis à l'agonie depuis que mes *deux* narines sont bouchées - une seule, c'était pas assez drôle - et que j'explose allégrement les records de température interne.
Et je dois dire - pardonnez ma vulgarité - que ça me les brise sévère d'avoir une putain de conscience professionnelle, parce qu'avec la crève que je me tape, et la magnifique journée qui s'annonce, j'avais toutes les raisons pour me faire une journée soleil-balcon-livre-thé-au-miel avec indice de culpabilisation minimal.
Mais non.
Je sers la science et c'est ma joie.

jeudi 17 avril 2003

Remèdes miracles

Le matin, quand j'ai pas la maxi péchouille, je me fais un petit coup de Manhamanha.
Le tuyau m'a été très gentiment donné il y a quelque temps déjà par mon cher kwyxzounet, et il est garanti 100 % efficace. Si vous ne mourrez pas de rire en regardant cette vidéo, c'est que vous êtes déjà mort.
Depuis hier, j'ai ajouté un nouveau truc à ma liste de remonte-moral.
L'enchainement des deux - en boucle quand ça va vraiment pas, n'ayons pas peur d'y aller franchement - me propulse dans une véritable crise de fou rire hystérique.
Merci du tuyau, Cynapce.

Juste la science

Mon responsable, il a des rastas.
Dans son bureau, ça sent pas que le tabac.
Et hier, mon responsable, il est allé à la plage.
Je sers la science et c'est ma...
Grumph.

FanArt @ TradeMarc

vendredi 18 avril 2003

Pour la science

Le téléphone sonne chez moi ce matin.
Je décroche - nue et ruisselante, ouais, je sortais à peine de la douche, mais c'est toujours comme ça avec le téléphone, il sonne toujours quand je suis, soit sous la douche, soit dans mon bain, soit aux toilettes avec un super bouquin. Bref. A l'autre bout du fil, une charmante jeune femme qui m'explique tout guillerette que sa boîte est chargée de sonder les opinions de ma région concernant les réductions d'impôts pour les personnes gagnant plus de 200 000 francs par an.
Y a eu un moment de flottement, et je retiens à grand peine un, c'est une blague ?, je ravale un, mais pourquoi vous m'appelez alors ?, et je réussis à lui demander sans exploser de rire en quoi cette enquête me concerne. Et là, y a comme un blanc. Elle me dit, mais vous êtes bien, Kitten, Satanic, née le tant y a super longtemps ? Et moi, je dis, oui, oui, c'est moi - et bon, comme je suis toute nue et toute mouillée, je me le gèle un peu, quoi, alors, je lui dis franchement, mais je ne gagne à peine 130 000 francs par an alors. J'ai compris au nouveau blanc qui a suivi qu'elle ne me croyait pas. Alors, je rajoute, oui, parce que je suis en thèse, et euh... Et là elle me coupe avec un aaaaaaah de compréhension intense et immédiat, vous êtes en thèse, c'est pour ça.
Ben ouais.
Un thésard, c'est mal payé, c'est bien connu.

mardi 22 avril 2003

Cauchemar

Je suis dans une très grande pièce, un tribunal, assise sur le banc des accusés.
Tous ceux que je connais sont présents. Ma famille, mes amis, nouveaux et anciens, mes ennemis, nouveaux et anciens. Ceux que j'aime, ceux que j'adore, ceux que je déteste, ceux que j'ai rejetté.
Tout ce petit monde est présent, car c'est mon procès.
Je suis jugée pour tout le mal que j'ai fait.
Les accusations fusent, les rancoeurs éclatent, je me fais démolir comme jamais, c'est un véritable cauchemar.
Je me suis réveillée en nage, les larmes aux yeux, le coeur serré comme dans un étau.
Je suis restée là, sans bouger, réalisant doucement que ce n'était qu'un rêve, affreusement réel, certes, mais uniquement un rêve.
Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi *soulagée* de ma vie.
Et juste après, j'ai compris. Ce n'est pas un rêve, c'est une précognition.
Ceci va arriver.
Je vais être jugée, et condamnée.

mercredi 23 avril 2003

Ewwww

jeudi 24 avril 2003

Champion de l'amour

J'ai toujours clamé haut et fort que j'adhérais à 100 % aux préceptes de Daniel Pennac - qui figure en très bonne place parmis mes auteurs favoris.
Lors de discussions enflammées dans les cafés sombres, je défendais bec et ongles le droit de lire n'importe quoi.
Ha !
Je l'avoue maintenant aujourd'hui. Y a certaines de mes lectures que je n'assume pas. Mais alors pas du tout.
J'ai pris d'ailleurs très tôt la fourbe habitude de les dissimuler derrière des couvertures plus acceptables.
Hop, le dernier Arlequin série "Amours d'Aujourd'hui", que je cache derrière une belle couverture intellectuelle.
- Qu'est ce que tu lis ? "Critique de la Raison Pure", waaah, mazette. C'est bien ?
- Bin, j'en suis au moment où Amanda découvre que John a été envoyé par son père pour la ramener et qu'il... euh... Oui, oui, c'est bien.
Ahem.

J'hallucine

L'été dernier, pendant quelques mois, et uniquement par ma faute, ma vie s'est transformée en véritable cauchemar.
Plusieurs personnes que j'aimais ont été très très fachées après moi.
Certaines m'ont pardonnée.
D'autres pas.
Les personnes ne m'ayant pas pardonnée m'ont demandé de sortir de leur vie, ce que j'ai fait. J'ai donc été exclue plus ou moins de mon plein gré de ma bande d'amis. Ce soir, mon petit binôme à moi que j'aime mixe dans un bar. J'attend de le voir à l'oeuvre depuis que j'écoute ses mixs en mp3. Mon binôme faisant partie de cette bande, mais étant toujours ami avec moi, nous a tous invités. Donc, potentiellement, ce soir, nous risquions de nous croiser. Je dois dire que j'appréhendais un peu la rencontre... Que pourrais-je leur dire ? Ai-je encore une chance, si longtemps après, de trouver grâce à leur yeux ?
Sauf que mon binôme vient de m'appeler. Ils ne viendront pas.
Et ils pensent que je vais *exprès* à cette soirée pour les empêcher d'y aller.
Bien sûr.
(Gros soupir)

[Edit] : Soirée annulée par le bar. Ironique, nan ? (Si, si).

vendredi 25 avril 2003

Bravo

Réunion importante ce matin avec un des neurochirurgiens avec qui je bosse.
Déjà, je suis arrivée presque 20 minutes en retard.
Ensuite, j'ai passé la réunion à bailler toutes les deux minutes, et pas des petits baillements discrets, des énoooOOOormes bruyants.
Pour finir en apothéose, j'ai coincé involontairement mon piercing entre deux dents et en le dégageant, j'ai bavé.
J'étais assise juste en face de lui.
Je sens qu'il va avoir envie de rebosser avec moi très vite.

lundi 28 avril 2003

...

Dur retour de week end.
Deux coups de fils, deux mauvaises nouvelles. Deux décès.
Pas des personnes que je connaissais directement, mais des personnes aimées par des personnes que j'aime.
Leur univers explosent et leur souffrance fait trembler le mien.
Une boule dans le ventre et la gorge, et ce sentiment d'impuissance.
Et puis je reprend le cours égoiste de ma routine quotidienne.
Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire.

mardi 29 avril 2003

FanArt @ TradeMarc

Pour la science (Bis)

Une jeune femme - tout aussi charmante - de la même boîte que la dernière fois m'a appelé hier soir pour me demander à nouveau de participer au fameux sondage concernant les réductions d'impôts pour les personnes gagnant plus de 200 000 francs par an. Je ne sais pas où ils ont récupéré mon nom et mon numéro, mais leur base de données n'est pas à jour. Mon interlocutrice est tombée des nues quand je lui ai appris que c'était le deuxième coup de fil que je recevais... et que je n'étais pas concernée. Bin non, toujours pas.
Je commence à appréhender ma feuille d'imposition, moi.
Un thésard, c'est mal payé, mais l'Etat ne sait pas que je suis en thèse ou quoi ??

mercredi 30 avril 2003

Miss Catastrophe

Non seulement je bois la tasse sous la douche, mais en plus je me fous l'aiguille dans l'oeil quand je recoud mes chaussettes. Je me perd systématiquement quand je reviens de chez ma grand mère en voiture - alors que j'habite dans cette ville depuis maintenant plus de 10 ans - et je suis obligée d'appeler au secours (vive le téléphone portable). Je renverse toutes mes bouteilles de Coca-Light quand je les ouvre. Je me prend les coins de porte quand j'entre dans une pièce. J'ai le menton percé - comprenez, je bave quand je bois et je m'en fous plein le pull. Je me prend les baies vitrées quand je sors d'une pièce. Je suis un cauchemar au volant. J'avale mes pâtes par le nez - très douloureux. La toute première fois que je suis allée au bloc, j'avais tellement peur de faire une connerie que je suis restée dans un coin et qu'ils ont mis 5 bonnes minutes à se rendre compte que je m'étais évanouie. Je fais rétrécir mes pulls à la machine à laver. Je fais tomber mes couverts par terre au restaurant. Je mâche mes cheveux avec mon chewing-gum.
Je suis une calamité.
Et je suis en dernière année de thèse.
(Au secours !)

DaGan Time

Je veux pas aller en congrès la semaine prochaine.
Je veux pas parler en anglais de ma thèse devant des tas de gens.
Je veux pas mettre des habits "chic et classe" et laisser mes Doc' au placard.
Je veux pas sourire, avoir une conversation intelligente et construite et ensuite, donner ma carte de visite.

Je veux partir en vacances définitives.
Je veux une île.
Je veux la plage, le soleil, le sable et la mer.
Je veux boire des Téquilas et danser toute la nuit.