samedi 1 février 2003

Rétro Honte

Ca commence toujours de la même manière. Un petit verre bien mérité, histoire de fêter dignement le début du week-end...
Et puis, ça discute et ça se ressert, ça se ressert et ça discute.
Et ça finit complètement imbibée d'alcool, à se répandre sur son clavier, et raconter les pires conneries.
Mmmm, il serait un peu temps de grandir, quand même. Quand on n'a plus l'excuse du jeune âge, tout ceci tent vers l'alcoolisme mondain.
Enfin, si le ridicule était mortel, cela ferait bien longtemps que je serais partie vider la réserve personnelle de Mr. Satan.

"But despite my confusion, I've come to the conclusion that people need people. It's something I forget but I've come to accept that people need people."
Day One - I'm doing fine.

Oompa Loompa

Est ce que vous avez lu Charly and The Chocolate Factory ?
Les Oompa-Loompas sont les employés de Mr. Wonka. Ce sont de tous petits hommes avec de long cheveux verts, qui sont chargés de touiller le chocolat dont ils rafollent. Avant de venir travailler dans la chocolaterie de Mr. Wonka, ils vivaient dans une jungle terrible, et étaient sans cesse pourchassés par les méchant Hornswogglers, les Snozzwangers, et les affreux Whangdoodles. Ils sont d'un naturel très enjoué et passent leur temps à faire des blagues et inventer des chansons.
J'ai rencontré un Oompa Loompa l'année dernière. Alors, si tu lis ceci, Snork, sâche que j'espère que tes 500 km de voiture sous la neige se sont bien passés, et fait chauffer le fromage, parce que je vais sûrement venir te voir ! (Et non, je ne suis pas méchante).

dimanche 2 février 2003

Chez moi

Il y a quelques années, quand j'étais encore adolescente, j'ai lu une nouvelle qui s'appelait "Afin que je ne pense pas que c'est partout comme chez moi". Cette nouvelle racontait l'histoire d'une gamine de mon âge d'alors qui était invitée à dormir chez sa meilleure amie, et qui réalisait avec stupeur que sa propre famille était un peu spéciale. Ma famille aussi est spéciale, voilà pourquoi je me souviens encore de cette petite nouvelle des années après.
Ma famille... Jusqu'à mon adolescence, j'étais persuadée que toutes les familles se faisaient autant de bisous et de câlins que nous. Qu'aucune porte n'était jamais fermée, qu'on se disait toujours tout ce qu'on pensait et que tout le monde se promenait tout nu le dimanche matin avant d'aller prendre son bain. Que les repas étaient forcément des shows en trois actes avec rires, applaudissements et drame final. Que tous les frères et soeurs se battaient ou se crépaient le chignon à mort comme nous le faisions - ma petite soeur était connue jusqu'à l'hôpital pour m'y avoir envoyée avec un pouce cassé.
Bien sûr, j'appréciais de pouvoir régulièrement me reposer chez des amies, où la vie de famille était plus calme et le niveau de décibel moins élevé.
Mais jamais je ne me sentie aussi bien que chez moi, avec eux.

No Title

Follow me
(Awaked)
Into my soul

Let me be
(Blinded)
A fool

I have no right
It's true
But I can't fight
Against you

Look at me
(Really)
I'm insane

Believe me
(Crazy)
And in pain

I have no right
It's true
But I can't fight
Against you

Follow me
Follow me
You'll see
Deep
Inside me
Is you

lundi 3 février 2003

All you need is dance

Oui, je sais...

J'avais dit que je bossais aujourd'hui, mais merde, c'est sa faute, quoi.
J'adore. Vraiment.
Et j'en suis qu'à août ! La journée s'annonce terrible.

mardi 4 février 2003

Au secours

Parfois, ça ne va pas. Je ne sais même pas pourquoi. Une phrase, une chanson, une pensée va déclencher le processus et le blues va pointer le bout de ses moustaches grises.
Et là, je vais mal. Tout part en vrille. J'ai le coeur qui me pique, une grosse boule dans la gorge et comme un océan de larmes refoulées, coincé quelque part entre mes yeux.
J'angoisse, j'angoisse. Je sens tellement seule. Je me sens tellement petite, je me sens tellement à l'étroit dans ma tête. Et il y a cette voix, qui ressemble tellement à la mienne, une voix effrayée, paniquée... cette voix qui murmure, il ne peut pas y avoir que ça ? La vie, ça ne peut pas être que ça ? Dites moi qu'il y a plus que ça.
Dites moi qu'il y a autre chose.

Kit de Pause Satanic

Vous êtes au boulot, vous êtes mal assis, vous en avez plein de le dos - pour ne pas dire quelque chose de plus vulgaire. Alors, offrez vous une petite pause, 100 % garantie efficace, testée par votre serviteur.
Mode d'emploi :
- Fermez la porte de votre bureau, sinon on risque de vous regarder, ahem, bizarrement.
- Enlevez vos chaussures,
- Asseyez vous par terre, les jambes repliées sous vous, les fesses sur les talons,
- Etirez vos bras et vos mains le plus loin possible devant vous,
- Laissez vous emporter par l'étirement, n'hesitez pas à lever les fesses, faire le gros dos,
- N'hésitez pas à produire un "Mwaaaaaaaaaaarrrrrwwwwwwwwww" pendant que vous étirez, ça détend encore plus.

Voilà, vous pouvez le repêter autant de fois que vous voulez.
Maintenant, excusez moi, je vais faire la sieste sur le radiateur.

Sondage

Juste par curiosité, j'aimerai savoir : c'est un trait de caractère typiquement masculin de stocker sur son disque dur des photos ultra gores - limite à gerber - de nanas même pas belles se faisant faire des trucs ignobles par des mecs même pas beaux ?
Vous en avez tous ?
Oui ?
Alors la question suivante, c'est : pourquoi ?
Ca vous fait bander cet étalage cru et brutal de viande limite faisandée ? Moi, franchement, je regarde et j'ai l'impression d'être chez un boucher, rayon charcuterie, et j'ai des hauts le coeur.
Expliquez moi, hein, que je comprenne.

mercredi 5 février 2003

An 3000

J'aimerai bien vivre dans le futur. Au lieu de bêtement prendre ma douche avec de l'eau le matin, je passerai dans la salle de bains à ultra sons. J'attraperai la neutron-navette de 8h54 et si je la loupe, tant pis, j'irai au boulot par téléporteur. Je bosserai dans une des zones industrielles de la Lune, faisant partie des rares personnes à avoir gardé une habitation à l'ancienne sur Terre. Pour envoyer des mails à mes amis, il me suffira de penser à eux et ce que je veux leur dire, et la puce dans ma tête fera le reste. Pareil si je veux leur parler. J'irai au cinéma virtuel en trois dimensions voir le James Bond n°XXXXXXIV, entièrement réalisé avec les clones des acteurs d'origine. Je partirai en vacances dans des lieux exotiques, voir les planètes de la Ceinture d'Orion, qui sont paraît-il, extra-ordinaires. Je prendrais des photos des indigènes, des petites choses très intelligentes pleines de bras et de poils...
Et je rêverai d'une autre vie.
Parce que finalement, le futur au quotidien, c'est d'une banalité.

Apprentie Sorcière

Hum. Voici une semaine que je jette des sorts tous les matins pour qu'il neige.
Aujourd'hui, ben... il grêle.
J'y suis presque !

jeudi 6 février 2003

C'est grave, docteur ?

Je suis atteinte d'une maladie comportementale qui, si elle n'est pas si grave, est un peu gênante. J'ai l'angoissite aigüe. J'imagine toujours le pire. Toujours.
Je n'ai pas de nouvelles de quelqu'un ? Oh mon dieu, mais son armoire normande a du tomber sur son lit pendant la nuit !! Ou pire, cette personne s'est rendue compte à quel point j'étais stupide, et ne veut plus jamais entendre parler de moi.
Je n'ai pas de nouvelles de l'acceptation de mon article ? C'est clair, ils l'ont foutu à la poubelle sans le lire et se bidonnent en lisant mes mails angoissés.
Quelqu'un que j'attends est en retard ? Forcément, un vaisseau spatial a du tomber pile sur la voiture... Ou alors pire, cette personne a trouvé bien mieux à faire que de déjeuner avec moi.
Je me fais les pires films, j'imagine les pires scénarios. Je me mets dans des états d'angoisse impossibles, à tel point que je finis par souffrir de violents maux de ventre et de troubles respiratoires. Et je ne vous raconte pas ensuite la honte quand la personne que j'ai inondé de mails et de coups de fils désesperés ("Tu es moooooorte, je le sais bien, tu es moooooorte") m'apprend tout simplement qu'elle a fait un crochet par la banque et qu'il y avait la queue. Je suis grave.
Mais pourquoi est ce que je mets dans ces états là ? Je devrais pourtant savoir que le monde ne tourne pas autour de ma petite personne - même si j'apprécierai beaucoup, merci mon dieu de voir ce que vous pouvez faire - que le quotidien existe aussi pour les autres. Peut être qu'une des raisons de ces angoisses est mon manque de confiance en moi ?
Ou peut être je me dis qu'en imaginant toujours le pire, la réalité ne pourra être qu'une bonne surprise.

Mea Culpa

Je me suis fait corrompre ce midi, et j'ai été kidnappée jusqu'au restaurant universitaire.
Et là, j'avoue... J'ai été faible.
J'ai lamentablement craqué.
J'ai pris des frites.

Archive

Y a des morceaux comme ça que je devrais éviter d'écouter. Des morceaux qui me touchent tellement qu'ils me font partir en vrille, me réduisent le coeur en une multitude de miettes, et m'abandonnent sur la moquette du mon bureau dans un état proche du petit mouchoir complètement trempé de larmes.
Je le sais et pourtant j'écoute.
A croire que j'aime me faire du mal.

vendredi 7 février 2003

Mortel

Hier dans ma boite aux lettres, j'ai reçu un courrier envoyé par le cimetierre d'une ville voisine de la mienne. "Chère Melle Satanic Kitten...", disait cette lettre, "nous vous informons par le présent courrier que suite à la reglementation, la tombe de Guy Kitten sera anexable par la ville à partir du 10 mars prochain. Merci de faire le nécessaire pour déplacer la concession le plus rapidement possible."
Seulement voilà, un Guy dans ma famille, moi, ça ne me dit rien du tout... Du coup maintenant, j'ai envie d'en savoir plus. Mais qui était-ce ?
Surtout que je me sens responsable. Si je fais rien, où il va aller, le pauvre ?

Aigrie, moi ?

C'est amusant tout de même... Voilà plusieurs semaines que je trime sur la conception et l'implémentation d'une base de données qui me servira à exploiter les résultats de ma thèse. Je trime parce que - autant le dire franchement - je suis une nullité en base de données, en relationnel, et tout le bordel. Je trime, mais bon, je m'applique quoi. Quelques personnes de mon labo pourraient m'aider, deux d'entre elles maitrisent bien le problème. Mais bon, quand j'ai demandé de l'aide, je me suis fait envoyée promener, pas le temps, on verra ça la semaine prochaine, RTFM, quoi. Oki, normal, chuis une grande fille, je me demmerde.
Du coup, je me demande pourquoi je le prends un peu mal quand tout un coup mon responsable veut se faire sa propre base de données - ça lui a pris comme ça... - et que tout le monde, moi y compris, doit participer ? Lui faire son schéma, construire son implentation, etc, etc. Et qu'évidemment, tout le monde s'execute.
Ras le bol. Vraiment.
Y a plus rien d'autre à faire que de descendre à la cafet et me suicider au Twix.

samedi 8 février 2003

Nuit gravement à la santé

J'ai trop bu.
J'ai la tête toute légère, comme enroulée dans du coton, et je dois réfléchir pendant deux minutes avant d'avoir une pensée cohérente. (C'est dire le temps que ça va me prendre de poster ceci, hein).
Enfin, bref, en un mot comme en cent, chuis complètement grise. Ou rose, au choix.
Moi et l'éléphant rose - ou gris, comme vous voulez - que vous voyez en train de relou-reader(1) par dessus mon epaule, on va pas tarder à aller voir sur la planète Mars si la bière n'est pas meilleure...

(1) cf la définition de Dek.

dimanche 9 février 2003

Bienvenue dans le monde réel

Je le sais, je suis lâche.
Je n'aime pas le monde réel alors je fais l'autruche : je mets ma tête dans le sable, et j'oublie. Je ne regarde pas les infos, je ne lis pas les journaux, je n'écoute que de la musique à la radio.
Je me dis que la vie est un beau livre d'images, un conte de fées, qu'elle finit forcément avec un fabuleux happy end comme dans les films romantiques que j'aime tant.

L'effort à fournir devient trop dur. La vérité et l'actualité me rattrappent.
Bienvenue dans le monde réel.

lundi 10 février 2003

Deus ira

La vie est belle, vous êtes de bonne humeur - quoique légèrement fatiguée - le ciel est tout bleu, il ne fait pas trop froid. Vous ne vous êtes pas faite tuer en venant au boulot à vélo - un exploit vu le comportement de certains chauffeurs - et encore mieux, vous n'avez pas non plus craché vos poumous après cette soudaine reprise d'exercice physique, interrompu pendant plusieurs semaines à cause des frimas de l'hiver. Bref, en résumé, vous avez plutôt la pêche, vous souriez.
Et là, bam.
Un *censuré* de *censuré* de *censuré* d'email de *censuré* vous explose votre petite bulle bleue et vous envoie un orbite géostationnaire autour d'un tas de boue gluant et puant.
Je le soupçonnais depuis quelques temps, j'en ai la confirmation maintenant : y a vraiment quelqu'un quelque part qui m'en veut à mort.

mardi 11 février 2003

Life is life (la la la la)

Ce matin, j'ai passé plusieurs longues heures totalement inutiles au bloc opératoire à faire la potiche - oui, la potiche, comme dans "La roue de la fortune", la fille qui sourit, et qui ne sert strictement à rien... Enfin sauf que moi vu que j'ai un masque chirurgical, quand je souris, ça ne se voit pas. Je sais très bien faire la potiche "Bonjour, bienvenue au bloc n°2, ceci est le patient (sourire) et ceci est l'ordinateur (sourire)" mais ne servir à rien et perdre mon temps, punaise qu'est ce que ça m'énerve.
Ensuite, j'ai retrouvé ma petite famille au grand complet pour un déjeuner improvisé dans une des grandes brasseries plutôt chicos de la ville : ma grand mère, ma mère et mon père, mon petit frère et ma petite soeur.
En deux heures de temps, avec beaucoup de rires et d'éclats de voix, nous avons parlé du coiffeur de ma grand mère, des gerbilles de ma soeur (vendues comme deux femelles, sauf qu'apparement l'une d'elle serait maintenant enceinte...), du comportement puérile de ma mère - qui a quand même été jusqu'à raconter au serveur que nous voulions l'abandonner - de l'actualité fort préoccupante, du pull vert de mon frère, des concours de ma soeur, du zizi en mie de pain que mon père avait fabriqué au cours du repas, de la douane flottante (cherchez pas...), de mon intervention du matin et de ma brillante future carrière de potiche, tout ça en se disputant mutuellement à tour de rôle toutes les deux minutes entre deux fous rires.
Et après ça, je m'étonne que les serveurs nous reconnaissent quand on arrive...

mercredi 12 février 2003

Cocotte minute

Ce matin, j'avais une réunion. Cette réunion officielle m'a légèrement mis les nerfs en pelotte ainsi que les diverses remarques - pas méchantes, non - qu'en a profité pour me glisser en passant mon directeur de thèse. Ensuite, je rentre chez moi, mon tout nouveau portable a été livré le matin même par UPS. Je devrais être aux anges, depuis le temps que je l'attends. Non, je ne peux pas m'empêcher de remarquer à quel point il est lourd, et le fait de ne pas pouvoir l'allumer me contrarie un peu plus. Pourquoi je ne l'allume pas ? Parce que malgré ma demande express, le constructeur de l'appareil a installé Windows XP dessus et comme je n'en veux pas, et que je voudrais me faire rembourser, il faut d'abord que j'appelle le service client pour discuter avec eux de la marche à suivre. Ensuite, je pars au labo parce que vu les remarques de mon directeur le matin même, j'ai intêret à montrer que je bosse. Ma soeur m'appelle, il faut que je passe chez elle lui déposer une paire de chaussettes noires et prendre ses clés - pour s'occuper des gerbilles pendant son absence. Je coince mon vélo dans l'ascenseur de ma soeur - cherchez pas - ce qui augmente d'un cran mon indice de contrariété. Je repars au labo, arrivée en bas, je réalise que j'ai oublié mes clés chez moi - sur la porte du garage à vélo, très précisemment. Je monte donc mon vélo sur les 4 étages - j'ai trop peur de me le faire voler. Evidemment, je me casse la gueule, je me fais un énorme bleu. Mon indice de contrariété entre dans le rouge... J'arrive enfin dans mon bureau, je me pose deux secondes, et mon directeur arrive. "Je ne t'ai pas attendue, hein", me lance-t-il la voix bourrée de reproche - ben ouais, chuis parano. Et là, boum, j'explose.
Je pleure de rage.
Oui, je sais, c'est ridicule.

Sans surprise


Which Personality Disorder Do You Have?

Pense bête

Règle n°1 : toujours penser à allumer ses lumières à vélo quand on rentre la nuit,
Règle n°2 : ne pas chanter à tue tête sur son vélo, on avale tout plein de trucs qui volent dans l'autre sens,
Règle n°3 : si on avale un truc - un gros en plus -, ne pas tousser en baissant la tête, on ne voit plus où on va,
Règle n°4 : si on baisse la tête, garder les mains sur les freins. Un imbécile qui freine devant vous, c'est si vite arrivé.
Règle n°5 : si on a très mal aux mains et aux fesses, et que l'imbécile vous engueule, c'est qu'on est vivant.

jeudi 13 février 2003

J'aime pas les poulets

Petits yeux qui ont du mal à s'ouvrir en grand. Moue boudeuse en permanence. Conversation par onomatopées. Enveloppée dans deux couches de pull plus une écharpe. Envie de dormir roulée en boule. Humeur Grognon (très très).
Pas besoin d'aller vérifier dans une glace. Ce matin, je suis habillée en ours Grumly.

Rétro Honte ou la Victoire du Yahourt

Voilà plusieurs jours que je bassine tout le monde avec un super morceau d'Archive que j'adore. Un de ces fameux morceaux qui me dépriment tellement qu'ils me font du bien - cherchez pas. Sauf que voilà, quelques personnes ne voyaient pas dans quel album ce morceau était.
Alors avec un petit coup de Google, j'ai découvert le poteau rose : ce morceau n'est pas /du tout/ d'Archive. Vive le format mp3 qui permet d'attribuer un morceau au mauvais artiste. Et maintenant, quand j'y repense, je me demande comment j'ai pu confondre.
La honte.
(Mais j'adore toujours ce morceau)

Borderline

(mode hurlements hystériques on)
Je déteste l'informatique, je hais l'informatique, je vomis l'informatique.
Je déteste me prendre la tête sur une install de merde toute pourrie et perdre deux heures, tout en sachant qu'après, je vais encore perdre des heures à comprendre comment marche le *censuré* de truc que je viens d'installer.
Certains diront que je ne fais pas l'effort de m'intéresser et de comprendre.
Non. C'est juste que je suis très très con, et comme la brique, complètement réfractaire.
Le jour où je me suis dit que ce serait cool de devenir informaticienne et encore plus cool de faire une *censurée* de thèse en informatique, j'aurai mieux fait de me pendre.
(mode hurlements hystériques off)

vendredi 14 février 2003

Mystère

Certains jours, les oreillettes de mon balladeur tiennent très bien.
Et d'autres, non. Pas du tout.
C'est quand même bizarre, vu que ce sont les mêmes oreilles et les mêmes oreillettes...

lundi 17 février 2003

Denial Of Service

M'étant couchée à une heure plus qu'indécente compte tenu de l'heure à laquelle je me lève ce matin, dire que j'ai vraiment du mal à garder les yeux ouverts est un doux euphémisme. Je me traîne péniblement dans la nuit froide et noire - et la neige et les loups, etc... - jusqu'à mon arrêt de bus.
J'ai Death in Vegas pour me tenir compagnie, et j'avoue que je m'endors tout doucement lorsqu'une information capitale parvient à mon cerveau embrumé.
"Hé, cocotte, t'es là depuis 20 mn et y a pas eu un seul bus ?"
Et là, j'ai réalisé. Damn, les chacals, z'ont déplacé mon arrêt. Encore un coup des Plutoniens, c'est sûr. Maintenant, non seulement je suis crevée mais en plus carrément à la bourre.

Intox

Ce matin, donc, j'ai du mal et je suis au bloc.
Forcément avec deux de tension, je fais des conneries, et ça se remarque.
On me demande : "Mais où est ce que tu as la tête, toi, ce matin ?"
J'ai retenu in extremis un vibrant "Dans ton cul."
Faut que ça cesse. J'ai de trop trop mauvaises fréquentations.

mardi 18 février 2003

Pause Soleil

Il fait beau dehors. Le ciel est tout bleu, exactement comme j'aime. Je le regarde du coin de l'oeil alors que je me prends la tête sur mon boulot de la journée.
Arrive l'heure de manger, je ne résiste pas. J'attrape mon Bolino - Hachis Parmentier Oignons Lardons, nouvelle recette, beurk - mon balladeur, mon manteau, mes gants, mes lunettes de soleil et mon écharpe.
Et je monte sur le toit de mon labo. Y a une très belle vue sur la ville de là haut.
Je m'installe au soleil, bien emmitouflée. Je mange mon Bolino en gardant mes gants. J'écoute Massive Attack. Je fais de la buée sur mes lunettes. Je me sens comme un petit ilôt de chaleur au milieu de l'air froid.
Et c'est bête mais quand je redescends pour retourner travailler, je suis bien. Comme de retour de vacances.

mercredi 19 février 2003

C'est une question de taille

Pendant pratiquement toute ma scolarité, mettons au moins jusqu'à la première, j'ai toujours été à la fois la plus jeune et la plus grande fille de ma classe.
Je n'aimais pas trop être grande. Parce que je me faisais remarquer. Parce que les garçons ne m'invitaient jamais pour les slows dans les boums. Parce que j'étais toujours choisie en dernier quand on faisait les équipes en sport - oui, je ne savais pas très bien coordiner mes grands bras et mes grandes jambes.
Aujourd'hui, il ne me semble plus que je suis si grande, je croise très souvent des beaucoup plus grands que moi. Et j'apprécie parfois de dépasser de la foule, surtout les matins bondés dans le métro. Une petite brunette à côté de moi semblait au bord de l'asphyxie. Elle aurait du penser au tuba.

jeudi 20 février 2003

Girl Power

On rencontre et on croise des gens sur le net.
On sympathise.
On bavarde. De tout, de rien.
Et tout d'un coup, meeeeeerde, il est presque 3 heures du matin.
Mais, c'est pas grave, parce que c'était bien.
Donc, en conclusion :
Caramail, c'est mal.
Nacara, c'est bien.

Vite, une chèvre...

Y a des jours comme ça, franchement, je me dis que je devrais vraiment vraiment tout laisser tomber et partir élever des chèvres dans le Larzac.
(Bah, mettons, un coin du Larzac avec l'ADSL)
(Et avec des chèvres qui font le fromage toutes seules)
(Bref)
J'ai passé ma soirée d'hier, juste que tard dans la nuit, à préparer des foutus transparents pour une foutue présentation à mon foutu tuteur de thèse. Le tuteur de thèse, c'est une nouvelle invention de l'école doctorale, c'est un responsable en plus au cas où ça va pas avec le directeur de thèse. Mais les deux font partie du comité de thèse, à ne pas confondre avec le jury de thèse. Vous me suivez ? Non ? Moi non plus.
Donc, oki, j'ai fait mes transparents en bavardant avec Kwyxz, Dek, Nacara, Corsac, et tous les autres, mais bon, je les ai fait et en plus, je me suis donné du mal.
Alors, vous comprendrez que les remarques que je me suis pris ensuite sur mon travail de recherche en général soient un peu mal passées....
Donc, voilà, c'est dit, je pars pour le Larzac.
Sauf que je ne sais absolument pas où c'est.

Instant

Je vais à la piscine. J'y vais en vélo. Il fait nuit. Je pédale à travers la ville en chantant, j'ai l'impression de voler.
Je suis à la piscine, je nage. J'adore nager. Je nage entre deux eaux, je nage, et il n'y a plus rien d'autre que l'eau bleue, les parois magnifiques en céramique de la piscine et mon souffle qui fait des bulles. Je nage, je nage, et je m'oublie. J'éteins enfin pour quelques instants le vacarme infernal de mes pensées. Je rentre de la piscine, les cheveux encore mouillés. Il fait nuit, il fait froid, je pédale à toute vitesse. La ville et la nuit sont à moi. Je me sens bien.

vendredi 21 février 2003

J'veux la même

lundi 24 février 2003

Grumble grogne

Je déteste les lundis.
Je hais les lundis.
Je vomis les lundis.
.......
Et tant qu'à faire, j'aime pas trop les mardis, non plus, sans parler des mercredis, jeudis et vendredis.
En fait, je n'aime que les Week-ends.
Je crois que ce n'est pas abuser que de dire que j'ai grand besoin de vacances, moi.
Loin, et au soleil.
......
......

La Haine

C'est l'histoire d'un mec qui tombe d'un immeuble de cinquante étages, et qui se répète à chaque étage au fur et à mesure de sa chute "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien...". Mais le plus important, ce n'est pas la chute, c'est l'atterissage...

En manque

Vu un reportage aux infos ce soir sur la nouvelle Académie de Bartabas.
Deux pensées me sont venues à l'esprit :
- Mais pourquoi s'que j'ai fait informatique, moi, j'étais faite pour être ecuyère...
- Samedi, quelque soit le temps prévu, ce sera jeans et chaps, et grande grande ballade à cheval.
Juste moi, la nature et ma fière monture.
Pourquoi est ce que la vie m'éloigne toujours de ce que j'aime le plus ?

mardi 25 février 2003

Tant pis

Ce matin, comme d'habitude, tournée général des blogs.
Et sur le blog de Dek, et aussi sur celui de Nacara, je découvre une référence vers Flaoua. Je jette un oeil à ma montre, ça va, je ne suis pas trop à la bourre sur mon travail de la journée. Alors folle que je suis - comme qui dirait, je n'apprendrais jamais de mes erreurs passées, je dois avoir un branchement deffecteux quelque part - je clique. Et je lis.
Et la journée va y passer. Mais tant pis.

Rebelote

C'est reparti pour un tour. Je me tape à nouveau un méchant grave coup de déprime énorme. Un avec des grosses grosses moustaches. Un qui me fait une boule dans la gorge, et un trou dans le ventre.
Et devinez à cause de quoi ?
Allez, c'est facile, je vous aide : M-a T-h-è-s-e.
Je devrais d'ailleurs compter le nombre de fois où je poste à ce sujet. Chuis sûre que y a tout bonnement zéro fois où je raconte quelque chose de positif.
Mais le problème, ce n'est pas la thèse. Ni même le sujet. C'est moi.
Je dois écrire un rapport de cinq pages expliquant mes travaux, pour les justifier en quelque sorte. Je dois détailler où j'en suis et expliquer comment je vois les prochaines étapes.
Alors, j'ai relu mes notes. Et je réalise à quel point tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant est creux. Vide. Inintéressant. Y a rien. Je me suis autant dispersée qu'une fleur de pissenlit sous le vent.
C'est nul. J'arrive même pas à trois pages. En deux ans de boulot.
J'ai honte.

Dieu existe

Alors, il paraîtrait que si on linke Dieu sur son blog, ben il vous linke aussi.
Alors voilà.
Parce que moi, plus tard, j'veux être une Ourse verte, d'abord.

mercredi 26 février 2003

Je dois avoir de la fièvre...

Parfois, je m'épate moi même. Parfois, je me surprends, comme si je ne me connaissais pas.
Ce matin, ça avait mal commencé, comme d'habitude. Entre mon petit déjeuner, la douche et le moment de décoller pour le boulot, chuis tombée dans un trou temporel d'au moins 40 minutes. A ce niveau là, on ne peut même plus parler de retard. En plus, sur le chemin vers l'arrêt de bus, mon balladeur se suicide brutalement, j'ai oublié de le remettre à charger... Oki, paaaas de musiiique pour aller au boulot, pas grave, j'vais lire. Et là, boum, il se met à pleuvoir. Ahem.
Je respire par le nez, et je relève la tête pour voir mon bus me passer devant sans même s'arrêter. Zeeeeeen.
J'arrive au boulot super à la bourre. Et là... surprise. Chuis même pas de mauvaise humeur !
Chuis... zen, calme, concentrée. Prête à bosser. Motivée pour prendre mon foutu boulot à bras le corps et à avancer.
Pourquoi ? Parce que j'en ai marre de me plaindre de cette thèse, de geindre comme si c'était une entité étrangère contre laquelle je ne peux rien. C'est MA thèse. MON sujet. Je l'ai voulue. Je l'ai choisie. Ma thèse est ce que j'en fait.
Et ce matin, je veux en faire un truc bien.
(Pourvu que ça dure).

vendredi 28 février 2003

Une vraie gamine

Quand j'ai acheté mon téléphone portable - un alcatel tout rikiki, là, chais plus le numéro - j'ai mis un petit cochon comme image sur l'écran. Et là, hier, paf. J'ai changé. J'ai mis une 'tite grenouille. Et depuis, à chaque fois que je regarde mon téléphone, chuis toute contente, comme si c'était un nouveau jouet. Comme quoi, le bonheur chez moi, parfois, ça tient à pas grand chose.