lundi 6 janvier 2003

Dur dur...

De retour de vacances... Dieu que c'est dur de se remettre au boulot. C'est simple, j'y arrive pas. Depuis que je suis arrivée ce matin, je me trouve plein de trucs à faire pour retarder le moment où je vais devoir me dire : "Bon, j'en étais où, moi..." et vraiment me remettre au travail.
Quand même, j'ai une excuse, j'ai eu des vacances terribles. Avec du soleil. Et des paysages...Pleins les yeux pendant une semaine.
Un vrai bonheur.
Alors la dure réalité de la vie réelle, ben ce matin là, j'imprime pas.

Les vacances, toute la vie, c'est possible ?

Bonnes résolutions

Bon allez, zouh voici la liste de ce que j'aimerai pour cette zolie nouvelle année 2003 qui commence...
1) Me passionner pour mon travail,
2) Etre motivée par mon travail,
3) M'épanouir dans mon travail,
4) Devenir intelligente, limite surdouée,
5) Gagner au Loto,
6) Chevaucher un dragon.

Ouais, je sais, de 1) à 4), c'est pas gagné.

mardi 7 janvier 2003

Dur dur... Le retour.

Middle Earth

Avec la sortie du deuxième épisode de LOTR, les sites Web générateurs de noms à consonnance elfique ou hobbit fleurissent. En bonne petite fan que je suis - et vu que je suis toujours prête à faire autre chose que bosser... - j'en ai testé plusieurs.
Mon préféré reste toujours à l'heure actuelle The Elvish Name Generator et The Hobbit Name Generator de Chris Wetherell. Pourquoi ? Ben parce que j'adoooore tout simplement le nom hobbit (Tigerlily Boggy-Hillocks of Dwalling) et le nom elfique (Tári Calanor) que me donnent ces deux sites.
Que voulez vous, le bonheur tient à peu de choses parfois.

Stop

Ca fait bientôt 4 heures que des bribes du morceau - je n'ose pas appeler ça de la musique - des WhatFor, "Plus Haut", résonne dans ma tête. Le clip est passé sur le Morning Live et depuis, il me colle. Rhâ, c'est infernal.
Je refuse de travailler dans ces conditions.

mercredi 8 janvier 2003

Pourquoi ?

Pourquoi tous les trucs super bon à manger - au hasard, la bière, les chips et le saucisson, surtout quand vous les mettez tous ensemble dans la bouche, mmmm - sont ceux qui sont super pas bon pour la ligne ?
Ma Tite Maman appelle ce genre de délices "'ToutDansLesCuisses", mais bon, ça peut aussi se mettre ailleurs, hein, pourquoi être limitatif.
Donc, pourquoi les carottes ne pourraient pas avoir goût de saucisson ? J'en mangerai des tonnes, et je resterai svelte, avec un beau petit ventre tout plat, histoire de suivre les canons de beauté actuels - influencée, moi ? Naaan, un pur bloc d'anti-conformisme.
Et pourquoi quand je maigris, c'est toujours en premier de la poitrine ? Le seul truc pas assez gros chez moi, c'est quand même pas de bol, hein ? Faudrait que je mange plus de carottes...

Et tiens, puisque j'en suis à me lamenter, rajoutons une brique à mon mur : pourquoi les soldes commencent toujours quand je suis maxi-fauchée ?

Sprechen Sie Deutch ?

J'ai d'horribles problèmes de motivation en ce qui concerne l'avancement de mes travaux de thèse. Et quand je dis horribles, je n'exagère absolument pas. Je n'ai pas envie de bosser à tel point que je saute sur n'importe quel prétexte pour faire autre chose que rester là, assise à mon bureau, à regarder mon écran et tenter de réfléchir, la main crispée sur ma souris, en cliquant toutes les deux secondes sur le bouton "Check Mail", à l'affut de la plus petite distraction - je suis même enchantée de recevoir des spams de pub, faut le faire.
Plusieurs raisons m'ont amené à cet état de saturation total :
1) Le caractère inhabituel et très original de mon sujet de thèse, à la frontière entre plusieurs domaines très différents, qui fait que je peux difficilement m'inspirer de travaux déjà existants,
2) Le fait que mes travaux de recherche ne soient basés sur aucune donnée concrète, tout est subjectif, qualitatif,
3) Le fait de ne pas réussir à formaliser mes bloquages et problèmes, ce qui fait que je ne sais pas où chercher de l'aide, ni à qui poser la question,
4) Et enfin, le fait que je pense vraiment, sincèrement, ne pas être à ma place dans le milieu de la recherche : plus j'avance dans ma thèse, et plus je me rend compte que je n'ai pas la forme d'intelligence nécessaire à ce genre d'exercice. Je suis un peu trop limitée. Oh, je ne suis pas stupide, non, loin de là, mais je pense qu'il faut vraiment être brillant, et je ne le suis pas. Moi, je suis plutôt lente, j'ai une petite mémoire, très peu d'esprit d'analyse et de synthèse. J'ai lu autant de publis que mes camarades, pourquoi est ce que je ne maitrise pas encore mon sujet ? Je suis sensée être experte en mon domaine alors que je n'y comprend rien. L'essentiel m'échappe toujours, les idées ne viennent pas, j'ai l'impression d'avancer dans le noir.... Je n'arrive pas à prendre du recul, à avoir une vision d'ensemble, je passe mon temps à faire de petites briques, mais je ne sais pas faire de mur...
Oups. J'ai derapé et je suis retournée sur mon mur des lamentations - j'ai un fort penchant pour les murs et les briques en ce moment, c'est normal, docteur ?
Où en étais-je ? Oui, donc, mon manque de motivation. Bon, vu que je bosse quand même un minimum, j'ai trouvé un chercheur qui a fait une thèse sur un sujet qui se rapproche assez du mien pour que je puisse espérer trouver dans ses travaux des réponses à mes questions. Seulement, voilà, sa thèse est écrite en allemand, et bon, avouons-le, mon allemand est devenu bien lamentable.
- Aucun soucis, me dis-je tout naïvement, je vais la faire traduire.
Et me voilà à chercher les entreprises de traduction sur le Net. J'en trouve une sympa, et je demande un devis.
Dix minutes plus tard, le téléphone sonne, et je me retrouve à discuter avec une employée de ladite société, une femme charmante :
- Elle : Oui, nous avons bien reçu votre demande de devis, et avant d'aller plus loin, nous voudrions juste savoir si vous aviez conscience des tarifs pratiqués dans le milieu de la traduction scientifique ?
- Moi : Non, pas trop, je me doute que ça doit être cher, vu le travail à effectuer.
- Elle : Mademoiselle, ça m'embête vraiment de vous ôter tout espoir, mais la traduction d'un manuscrit de thèse scientifique, d'environ 300 pages, de l'allemand vers le français, se chiffre dans les 120 000 francs. Un traducteur indépendant ne vous demandera pas moins de 80 000 francs. Je suis vraiment désolée.
- Moi : Argh.
Je sentais bien qu'elle était vraiment désolée. Maintenant, j'ai plus que deux solutions : gagner au loto ou apprendre l'allemand en acceleré.
Vous ne connaîtriez personne, bilingue français-allemand, avec 4 mois à perdre et aucune envie d'être rémunéré ?

Dur dur... Le retour du retour.

jeudi 9 janvier 2003

Petit extrait

La doc, c'est pour les faibles. Un logiciel, ça se conduit à coups de bottes, genre j'intuite la conf' , et si ça fait chier mm, ça va à la casse direct. De toutes façons, si la doc est grosse, c'est que le logiciel est compliqué, donc c'est un mauvais logiciel. En plus, la doc, c'est souvent le genre de trucs qui prétend expliquer de manière compliquée pourquoi résoudre un problème apparemment simple est compliqué (et donc sous-entendre que le mec qui a trouvé la solution compliquée, il est achement lèzba, genre Momo qui mange huit carambars la fois).

Extrait de l'Histoire des Pingouins.

Ben merde alors...

Bon, je le sais depuis que j'ai commencé ma thèse, le proxy derrière lequel se trouve ma machine a été configuré à la truelle... Mais, là, tout de même, c'est quand même fort. Je voudrais me rendre sur le site web de ma banque afin de consulter l'état - désastreux, hélàs - de mon compte en banque. Mais mon proxy me le refuse, voici ce qu'il me répond :
L'accès à cette page Web est interdit pour le moment.
Raison: La catégorie "Sexe" est filtrée.

Ben mince alors, quel petit cachottier, mon banquier.

vendredi 10 janvier 2003

Il suffit parfois de pas grand chose...

Ce matin je me brossais les dents en écoutant le Mouv'. L'animateur donnait la météo et je l'ai disctinctement entendu parler de neige par chez moi. J'ai bondi vers la fenêtre la plus proche, et eurekâ, il neigeait vraiment, à gros flocons. Ils avaient déjà recouvert tout le paysage d'une somptueuse pellicule blanche. Evidemment, j'ai fait la Danse de la Neige. Sur mon balcon. Les premiers flocons, ça se fête, surtout que c'est pas souvent.
Maintenant, je sais bien que la neige n'a pas tenu, qu'elle n'est à l'heure actuelle plus qu'un souvenir, qu'elle a enquiquiné la majorité des conducteurs qui ont bien dérapé sur leur route du boulot... Mais je m'en fiche. Pendant les quelques minutes de mon trajet vers mon arrêt de métro, j'ai pu marcher dans un univers tout blanc et presque immaculé, aux sons délicieusement étouffés, la bouche grande ouverte pour avaler des flocons. Et ça a suffit pour me mettre de bonne humeur pour la journée entière.

Mwaaaaaaahh ha ha aaah !

Bien d'accord avec Kwyxz... Le débilitron, c'est vraiment très très con, mais qu'est ce qu'on rigole... Je viens de passer le site de mon boulot dessus, et on n'arrive pas à s'en remettre...

samedi 11 janvier 2003

Totalement irresponsable...

Je suis allée me promener en ville aujourd'hui, persuadée que maintenant que je suis une adulte majeure et vaccinée avec des responsabilités, je saurais être raisonnable. HA ! Je devrais être interdite de carte bleue pendant les soldes, franchement mon banquier est totalement irresponsable.
Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai des essayages à faire, moi.

dimanche 12 janvier 2003

Le mieux est l'ennemi du bien

J'adore manger chinois. C'est mon genre de nourriture préférée, j'adore aller au restaurant chinois, ou vietnamien. Je ferais n'importe quoi pour des rouleaux de printemps, pour une soupe aux raviolis. Quand on commande à manger, j'insiste toujours pour que ce soit du chinois. Et dans le large choix offert par la gastronomie chinoise, je raffole du porc au caramel. Mais là, ce soir, après du porc au caramel hier soir, et du porc au caramel ce soir, je crois que je vais faire une petite pause. D'au moins un ou deux jours.
Sauf si demain midi, y a des nems.

lundi 13 janvier 2003

Je hais les lundis

Grosse fatigue

Je suis crevée. Complètement exténuée. Pourtant, je ne me suis pas couchée spécialement tard hier. J'ai les paupières lourdes qui se ferment bien malgré moi, j'ai les yeux qui me piquent et le cerveau tout engourdi. Mes pensées tournent au ralenti, mes synapses se sont mises en mode économisation d'énergie. J'essaie de me secouer, de réagir, et je me réveille pour quelques secondes avant que lentement mon cerveau se congèle à nouveau.... Pourtant, je déborde de boulot, et c'est vraiment important. Mercredi, je rencontre quelqu'un à qui je vais sûrement demander un emploi à la fin de ma thèse. Il faut absolument que je fasse bonne impression... Que ma présentation soit impeccable, que ma démo soit nickel.
Mais avant de préparer tout ça, je voudrais juste dormir un peu.
Dix toutes petites minutes, pas plus.

De l'origine des pseudos

Suite à la remarque de Kwyxz, - dont je lit le blog avec assiduité et délices, malgré son manque de respect falgrant pour l'ex-prof que je suis (les jeunes d'aujourd'hui, tsss, tsss) - comme quoi mon pseudo il ferait peur - vous trouvez, vous aussi ? Oui ? Ha, bon - je me suis posée la question suivante :
D'où viennent les pseudos et autres surnoms ? Derrière chacun des petits noms dont on nous a affublé, ou que nous nous sommes attribués nous même, se cachent souvent des histoires drôles, tendres ou carrément irracontables (indice maximal de Rétro-Honte).
Quand j'étais plus jeune, mon père - champion toute catégorie du surnom qui tue et qui te suit trop longtemps - m'appelait le Capitaine Craspec Cradoc, sous pretexte que j'étais pas fichue de manger correctement - calomnies complètement infondées, je tiens à le préciser ici.

mardi 14 janvier 2003

Murphy (Encore lui)

Je n'en finis pas de découvrir des lemmes supplémentaires à la loi de Murphy. (Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaitre cette loi, voici son résumé : "If Anything can go wrong, it will.") Ce lemme va vous plaire, j'en suis sûre : c'est quand vous avez une démonstration de votre prototype super importante le lendemain, que vous redécouvrez avec stupeur un ignoble bug de jardinage de *censuré* que vous étiez persuadée d'avoir résolu il y a 6 mois de ça.
Je HAIS l'informatique.

mercredi 15 janvier 2003

Réflexions

Je m'étais dit que je ne parlerai pas de sujets d'actualité ou de politique dans ce blog. D'abord, je n'aime pas spécialement les sujets polémiques, et puis je trouve que le monde réel nous gâche déjà assez la vie comme ça - d'ailleurs, je ne regarde plus que rarement les infos, oui, je sais, politique de l'autruche, mais ras le bol de déprimer après. Mais là, quand même, y a un truc qui m'a fait peur...
Vous avez sûrement entendu parler, je pense, de cette petite fille qui a disparu... Je comprends que la famille, la police et la gendarmerie, veuillent absolument TOUT tenter pour la retrouver. Je comprends leur angoisse d'autant plus, que quand j'étais petiote, un détraqué nous a coincées dans un ascenceur ma petite soeur et moi. Et j'aurai bien aimé qu'on le retrouve, ce malade. Mais perquisitionner un village ENTIER ?! Fouiller les disques durs, les papiers, la vie privée de tous les habitants ? L'idée peut paraître bonne à la base, mais je ne peux pas m'empêcher de penser aux dérapages... aux rumeurs... vraies ou fausses... aux soupçons, aux commérages... Tout le monde a pourtant l'air de trouver le principe de cette perquisition tout à fait normal.
Je n'espère que deux choses : que la gamine soit retrouvée saine et sauve, et que la perquisition ne fasse pas trop de dégâts.

Syntax Error

Un pote me disait récemment : "Je comprends rien aux filles."
Et ben moi, qui suis une fille - si, si - j'ai un peu de mal par moment avec le mode de fonctionnement masculin.
Comme ça, on est quitte.
Qui a dit : "Et mal barrés ?"

jeudi 16 janvier 2003

Le Spleen

Certains jours, sans réelle raison valable, le spleen me colle. Je déprime. Je suis aux bords des larmes. Pourquoi cette journée là plus qu'une autre ? Parce que je n'ai pas eu mon quota de bisou ? Parce que je me pose trop de questions ? Parce que je suis un peu fatiguée ? Parce que ma routine me tape encore plus que d'habitude sur les nerfs ? Je ne sais pas pourquoi, je traine juste ce cafard monstreux, cramponné à tous mes mouvements. Il paraît que c'est normal, que c'est hormonal, que c'est lié aux différentes phases du cycle féminin.
J'en sais rien. Le spleen me colle et je me sens toute morveuse, toute engluée.
Déprimée.

C'est grave, docteur ?

Yahoo! Astrologie perso: abonnement à l'horoscope quotidien.
Qu''est ce que je ne ferais pas pour avoir des mails quand je m'emmerde au boulot...

vendredi 17 janvier 2003

L'âge de raison

Si j'avais su qu'être adulte, être majeure, indépendante et vaccinée, ça voulait aussi dire, être raisonnable, posée, sage et responsable, je crois que j'aurai refusé tout net de grandir.
J'en ai marre d'être raisonnable. J'en ai marre de compter mes sous, de ne pas pouvoir m'acheter ceci parce qu'il faut absolument payer cette facture là, j'en ai marre de me coucher tôt parce que demain, y a boulot. J'en ai marre de pas dire ce que je pense, parce que ça ne se fait pas, voyons. J'en ai marre de devoir bien me tenir en toutes circonstances, de bien présenter, de sourire bêtement. J'en ai marre de culpabiliser parce que je lis des bandes dessinées au lieu de bosser.
J'en ai marre, c'est sûr, mais quand j'y pense, retomber en enfance, ça a quelques inconvénients. Plus de câlins sous la couette, plus d'argent rien qu'à moi, au lit à huit heures, l'acné, l'appareil dentaire, passe ton bac d'abord.

Mmmm, une combinaison des avantages des deux âges, c'est pas possible ?

Drame

Pourquoi est ce qu'à chaque fois que je suis persuadée d'avoir la bonne idée du siècle, ça tourne au drame ? Ma petite soeur se sentait seule et déprimée, alors à Noël, je lui ai offert deux adorables petites gerbilles pour lui tenir compagnie. Déjà, le fait que je lui en ai offert deux au lieu d'une seule l'a mise dans un état de stress et d'angoisse inimaginable pendant trois jours. Et maintenant, alors que mon idée de thérapie par les animaux semblait porter ses fruits, ma soeur m'appelle, plus qu'hystérique pour me dire que ma mère a laissé la cage ouverte et qu'une gerbille a disparu. Et quand je dis "hystérique", je n'exagère pas...
Soupir...
La prochaine fois que j'ai l'idée du siècle, pitié, assommez moi avant que ça ne tourne à nouveau au cauchemard.

samedi 18 janvier 2003

Délaissée


Voici la photo de celle avec qui mon homme préfère passer cette soirée ainsi que les deux soirées précédentes.
Jalouse, moi ?
Non, plutôt perplexe, et un peu abandonnée.
J'ai quand même plus d'intêret, non ? Plus de conversation ?

Peut-être faut-il que je tente la greffe de manettes ?

lundi 20 janvier 2003

Votre horoscope

"Aujourd'hui, on appréciera votre calme et votre constance. Vous savez toujours exactement ce qu'il faut faire et vous ne prenez jamais de décision sans avoir mûrement réfléchi au problème. Désormais, la seule chose qui vous manque est d'avoir confiance en vous et en vos projets. En tout cas, aujourd'hui, vous n'aurez aucun mal à obtenir ce que vous désirez et à réussir tout ce que vous entreprendrez. Profitez-en !"

Je suis morte de rire. Franchement.
Complètement morte de rire.
Au moins, ce mail aura eu le mérite de me faire me convulser de rire, ce qui, un lundi matin, froid et pluvieux, n'est pas gagné d'avance.

C'est mal

Ooops. Comment c'est arrivé, je ne sais pas. C'est très étrange. Je lisais tranquillement les transcripts des épisodes de la saison 7 de Buffy The Vampire Slayer - je suis une fan absolue - pour me donner le courage d'attaquer mon après-midi de boulot, quand tout à coup, il a été 17 heures.
C'est dingue.
Je sais, je suis une vilaine fille. Très très vilaine.

mardi 21 janvier 2003

Conspiration

Y a des jours où l'Univers entier conspire contre vous. Je vous jure, l'Univers, pas moins, j'exagère pas, ou alors à peine. (C'est dur à dire, hein, j'exagère ? Hum, pardon..)
Bref, je culpabilisais carrément pour ma minable journée de boulot d'hier, surtout que j'approche du début de ma dernière année de thèse alors tous les jours comptent, faut pas perdre une minute, ha ha ha (rire nerveux, limite hystérique), donc je m'étais motivée et je m'étais mentalement bottée le derrière une demi-douzaine de fois pour que cette journée soit une journée productive, et même ultra productive.
Je rêvais de m'endormir ce soir, exténuée par mon travail impeccable de petit forçat, un sourire béat de satisfaction sur le visage.
Mais l'univers conspire contre moi ; mon ordinateur est possédé depuis ce matin par le malin, me mettant systématiquement des bâtons dans les roues.
Mais je tiens bon, et je me bats !
Mmm, du moins, jusqu'à 16 heures. Après, c'est l'heure du goûter.

Grumph

"Mortel, enclin aux maladies et à la vieillesse, vous avez pour mauvaise habitude de vous cogner dessus avec votre voisin. Normal, vous êtes un humain. Très bon à l'épée, excellent cavalier, votre sens de l'honneur n'a d'égal que votre loyauté. S'il le faut, vous êtes prêt à défendre vos convictions au fil de votre lame et même d'aller en Mordor pour ça. Vous êtes faible et vous le savez. Bizarrement, c'est ce qui fait votre force."

Grumble, grumble, grumble.
J'voulais être un elfe, moi. C'est pas drôle d'être un humain, j'en suis déjà un en vrai.
Faut croire qu'on ne peut pas aller contre sa nature profonde.

mercredi 22 janvier 2003

Touchée - Coulée

Il paraitrait que je suis une super nana... Y a des infos qui vous sautent comme ça à la gueule sans prévenir au détour d'un blog, quand vous réalisez que l'auteur parle de vous. Vous devenez toute rouge. Vous réalisez que c'est réel. Oui, c'est bien vous. Mince.
Maintenant, après avoir précisé que cette avalanche de remerciements n'était vraiment pas nécessaire, mais très très trèèèèèèèèès appréciée, et après avoir remercié à mon tour - ben oui, les conversations sont un échange, non, c'est du donnant-donnant - je tiens à défendre ici mon honneur de prof :
Je n'ai pas l'habitude de surnoter mes élèves. Le 13 en AC, c'était pour le style (un C++ impeccable, avec classes, constructeurs, destructeurs, soigné aux petits oignons) et l'orginalité : c'est pas tous les jours qu'un TP en Algorithme et Complexité inscrit des petits ARGH ! ARGH! partout sur l'écran de votre machine avant de la planter royalement.

Cry Ophelia

Song performed by Adam Cohen Something went wrong
You are not laughing
It's not so easy now to get your smile
You gotta be stong
To walk these streets
And keep from falling
But when you're not, just let yourself cry

You've been working hard
Just trying to pay the rent
Tryin' to draw the line between who you are
and who you invent
But if you throw a stone
Something's gonna shatter somewhere
We're all so fragile
We're all so scared

You say you wanna learn how to live your life without tears
But we've been trying to do that for thousands of years
So go on and cry Ophelia
It's the only thing to do sometimes
You know I'm crying too
Right there with you
It's alright Ophelia
Everybody cries

Thank god for my bad memory
I've forgotten some of the stupid things that I've done
I've come to a little wisdom
through a whole lot of failure
So I watch more carefully what rolls off my tongue

You pray for rain
But you don't want it from a storm
You find a rose
And cut your finger on a thorn
So go on and cry Ophelia
It's the only thing to do sometimes
You know I'm crying too
Right there with you
It's alright Ophelia
Everybody cries Ophelia

jeudi 23 janvier 2003

Je vais mordre

Ca m'arrive très rarement d'être furieuse à ce point. Au point que ça se voit, que tout le monde me demande ce qui va pas ce matin. J'ai un énorme poids qui occupe tout mon thorax, et la prochaine personne qui me cherche, je crois que ça va être directos à la jugulaire. Quand on me fout en rogne, j'ai une facheuse tendance à me transformer en loup-garou.
Z'êtes prévenus.

IRC

Ou comment foutre en l'air définitivement une thèse, en découvrant qu'on peut discuter du boulot.
En se couchant trop tard la veille d'un bloc matinal, et en manquant de tomber endormie sur le patient.
Tout ça pour discuter de tout et de rien... Et si jamais le surnom d'une des personnes vous intrigue, surtout ne demandez pas d'explications, ou vous vous exposez à de graves troubles du sommeil.
Ciel, j'ai rêvé de rockettes pépettes(1) toute la nuit !

(1) On me fait signe en régie qu'il s'agirait en fait plus exactement de "roquettes quéquettes". Ha, oui, certes.

vendredi 24 janvier 2003

Méthode Coué

Quand je sens la déprime pointer le bout de ses moustaches grises, j'essaie de positiver. De ne pas me laisser aller. De penser à tout ce que j'adore faire, tout ces petits moments de bonheur qui sont le sucre de ma vie. Et je fais une liste.

Liste de mes Moments Sucrés :
- Rentrer du boulot, le soir, sous un ciel entre chien et loup. Les couleurs sont superbes, l'air de la nuit commence à mordre le visage, et de mon bureau jusqu'à la station de métro, je ne croise personne, je suis seule au monde avec ma musique,
- Aller au boulot, le matin, quand le soleil se lève, sous un ciel d'un bleu tellement parfait qu'on voudrait le découper pour l'emmener chez soi. Un ciel comme celui de ce matin, surtout s'il fait un peu froid, j'ai le bout du nez qui gêle, et les paroles des chansons se transforment en fumée blanche et légère,
- Rester dormir dans mon lit, ne pas aller au boulot, savourer ce doux sentiment mélangé de satisfaction - ils sont tous au boulot sauf moi - et de culpabilité - ils sont tous au boulot sauf moi,
- Boire un chocolat chaud, oncteux et épicé, avec tellement de mousse que j'en ai plein le menton,
- Lire un livre que je ne peux pas poser, à tel point que je le lis partout, dans le métro, dans le bus, en marchant,
- Me dévisser le cou pour regarder les figures psychédéliques formées par les étourneaux en plein vol, et rentrer brutalement dans quelqu'un qui faisait pareil,
- Partir d'un fou rire incontrôlable, pour une raison tellement idiote que je ne peux pas l'expliquer,
- Ecouter un morceau de musique qui me touche tellement que des larmes roulent sur mes joues,
- Réussir quelque chose que tout le monde me pensait incapable de faire,
- Danser comme une folle, à en perdre le souffle, sur un morceau de musique bonne que pour ça, le volume mis à fond,
- Faire des câlins à mon homme, discuter et rire avec lui, le regarder dormir, l'aimer.

Passion

Je fais de l'informatique et j'aime ça.
Si, si, la preuve : je me lançe dans l'installation d'une Debian. Comme une grande, toute seule - enfin presque...
Prochains bulletins d'information selon l'évolution de la situation.

Passion (Le Retour)

Cet ordinateur est un monstre. Oui, celui sur lequel je veux installer une Debian. Et bien, il a trois BIOS !!
Trois. Un plus Un plus Un.
Comment vous voulez que je m'en sorte avec ça ?
Je hais l'informatique.

Tenkû no shiro Laputa

dimanche 26 janvier 2003

L'imaginaire

Quand j'étais une pitchounette de moins d'1m10, mes parents nous ont emmenées, ma soeur et moi, voir le spectacle "Émilie Jolie" au Cirque d'Hiver à Paris. C'était il y a maintenant un bon bout de temps, mais je crois que je dois toujours avoir le ticket d'entrée quelque part. J'ai adoré ce spectacle, on a même acheté le disque après - oui, le 33 Tours, en ces temps reculés, le CD n'existait pas.
Une phrase a marqué ma mémoire :
"Faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas votre rêve."

J'ai une imagination débordante : sous mon petit crâne, il se passe des centaines de choses, il m'arrive sans arrêt des aventures fanstastiques, re-mettant en scène avec des millions de couleurs les passages gris de ma vie. Dragons, chevaliers, sorciers, elfes, fées et loups-garous, ils vivent tous, là, bien au chaud dans un replis de mon cerveau. Parfois, je suis tellement absorbée par un de mes scénarii que je ne sais plus trop où je suis.... Où s'arrête le rêve, où commence la réalité ? Il faudrait que je fasse attention de ne pas me laisser trop emporter. D'être déconnectée.
Je m'en fiche, je ne suis jamais seule. J'emporte toujours tous mes rêves avec moi.

Être et avoir

Même si ce n'est pas franchement votre type de film habituel, si vous en avez l'occasion, je vous conseille d'aller voir ce film.
Comment de tout petits et de jeunes héros de tous les jours mènent leur vie quotidienne dans leur classe unique d'un petit village d'Auvergne. On sourit, on rit, on est ému, et on se dit, que franchement, quand même, la vie, c'est "beaucoup bien".

lundi 27 janvier 2003

It's now safe to turn off your computer

Je me pose tout le temps des questions. Sur le sens de ma vie, mon avenir, ma destinée.
Des questions d'adolescente prépubère - ouais, la honte, à mon âge - du style : "D'où viens-je ? Qui suis-je ? Que fais-je ici bas ? Dans quel état j'erre ?"
Est ce que tout ceci a un sens, est ce que ma présence ici a une raison ? Une justification ?
Je ne suis pas croyante, je ne peux pas me tourner vers la religion... Il n'y a que moi pour répondre à ces questions.
Certains jours, mes réponses habituelles - "Tu es ici pour t'amuser, la vie est trop courte, il faut en profiter" - semblent vraiment trop superficielles, vides, téléphonées.
Ces jours là, les questions tournent et retournent dans mon cerveau, et pour peu que je me mette à écouter de la musique qui va avec, je m'embarque pour des heures de sévère prise de tête.
J'expliquais hier sur IRC que j'étais une optimiste chronique à tendance dépressive. En apparence, la plupart du temps, tout va très très bien.
Mais par moments, j'aimerai vraiment être une machine. Un magnétoscope, qu'on mettrait sur pause. Un ordinateur, dont on couperait le processeur.

Tiger in my tank

performed by Eels

I bought some rock star ashes
From the back of rolling stone
I guess he wouldn't mind it
They couldn't sell his soul

The tiger in my tank
Is going to go extinct
And I'm not feeling so good myself
I think I'm on the brink of disaster

I had a dream last night
The TV and the phone
Grew some legs and took a walk
And left me all alone

The tiger in my tank
Is going to go extinct
And I'm not feeling so good myself
I think I'm on the brink of disaster

When I grow up I'll be
An angry little whore
I'll give you all the finger
I'll sell you all what for

The tiger in my tank
Is going to go extinct
And I'm not feeling so good myself
I think I'm on the brink of disaster

mardi 28 janvier 2003

Bowling for Columbine

Je rêve souvent que j'ai des pouvoirs magiques.
En particulier, que je suis capable de transformer les armes - toutes les armes qui existent, du fusil au char d'assaut en passant par le 9mm - en pied de rhubarbe. Le monde deviendrait alors un énorme champ de pieds de rhubarbe, et on pourra faire une gigantesque Confiture Party Mondiale.

Lire

Je crois que si je devais répondre à une question du genre, "vous avez une seconde pour dire ce que vous aimez faire le plus au monde", je répondrais lire, sans réfléchir.
J'adore lire. Je lis, je lis, je pourrais passer mes journées à lire. Je lis le matin en me levant, sur le chemin du boulot, en mangeant à midi, en rentrant le soir, avant de me coucher.
J'ai toujours un livre sur moi. Les livres sont des amis fidèles, infaillibles, disponibles et débordant d'imagination, d'histoires, de rêves.
Avec un livre dans mon sac ou dans ma poche, je ne suis jamais seule.

mercredi 29 janvier 2003

Conseil d'ami

Bon.Je sors d'une super réunion. Objet : ma thèse...
Je sais que j'ai quelques lecteurs parmi mes connaissances...
Et j'ai peut être même des lecteurs que je ne connais pas.
Ecoutez ce conseil, si ce n'est pas trop tard : ne faites pas de thèse.
Surtout ne vous lancez pas dans l'aventure du doctorat.
Ca donne des pulsions sucidaires même aux personnes les plus équilibrées.
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Alors, j'vous raconte pas l'effet sur moi.

jeudi 30 janvier 2003

Petit extrait en passant...

She said - "You can't think enough"
He said - "You can think too much, you can think up a dream
But there's no dream that you can touch"
-"But I can touch you, so you must be true"

From Day One - Truly Madly Deeply.