dimanche 13 juillet 2008

One week down...

Cette semaine, j'ai encore travaillé comme une tarée, j'ai pleuré et je me suis sentie agressée, je me suis répété "le pro et le perso, tu ne confondra pas" comme un mantra, j'ai ri aux éclats devant un panda, j'ai survécu à plusieurs heures de train en face d'un homme qui mangeait du saucisson, j'ai pris mon nouveau lave-vaisselle sur le gros orteil droit - oui, ÇA FAIT MAL ! et je confirme que je suis toujours amoureuse de Spike.

lundi 7 juillet 2008

La petite culotte d'enfer

A ne surtout pas mettre quand tu as le feu aux fesses.

vendredi 4 juillet 2008

Aveu de faiblesse

Ce matin, je regarde le lever de soleil juste au rebord de ma fenêtre. Le ciel, magnifique, se teinte de couleurs qui ne sont pas sans me rappeler mon expérience capillaire malheureuse de la semaine passée. Je ne veux pas que les jours raccourcissent. Je ne veux pas qu'on se dirige déjà doucement vers la fin de l'été alors qu'il n'a même pas encore commencé. Ou alors du moins, pas sur Boink, avec son micro-climat sibérien, pour preuve mon gros pull marron, mes bottes à talon, et mon jean blindé qui m'attendent, pliés sur la machine à laver. Alors que je manque de me noyer sous la douche, toute éblouie par ce soleil qui n'en finit pas de se lever, je me dis que je ne changerai pas : quand j'aime, je ne m'en cache pas. Quand je n'aime pas, cela se voit. Je crache mon gel douche, et je fais une prière au soleil en souhaitant que le monde entier soit pareil.

mardi 1 juillet 2008

CHIPS!

What might have been is but ashes upon the wind...

J'ai changé deux fois de couleur de cheveux en trois jours, forcément ils n'apprécient pas. Mes cheveux. J'essaie désespérément de les coiffer depuis vingt bonnes minutes mais c'est peine perdue, ils se dressent, furieux, crépus, et foncés. Tellement foncés. Mais il fallait au moins ça pour recouvrir les dégradés d'orange, jaune et rouge dont la jeune apprentie de ma coiffeuse favorite - sous extasy - m'a affublée. Elle a hurlé quand elle m'a revue. Ma coiffeuse favorite. Et s'est empressée à réparer. Je soupire et j'abandonne. Pour donner le change, je me maquille au charbon, je mets une robe super courte, et de hauts talons. Et je pars au baptême de mon adorable neveu, le courage et le cœur dans l'estomac, tout au fond.

mardi 24 juin 2008

Zen and the art of motorcycle maintenance

J'ai pas les yeux en face des trous. Probablement à cause de tous ces moutons imbéciles qui se précipitent en toute discrétion vers le sas du train dès que la petite voix annonce Boink. Sas qui accueille MA banquette, oui celle avec mon nom marqué dessus, où je dors avec délice et volupté depuis 40 minutes, où je dors et je rêve, un grand sourire aux lèvres, qu'Eminem (partie censurée).
Oh, les ovins, vous le prenez souvent ce train ? La petite voix avance d'au moins 10 minutes. Et 10 PUTAINS DE MINUTES sur ma nuit trop courte, ça compte coefficient douze.
J'ai beau ouvrir grand mes paupières, secouer la tête pour tenter de faire le point, il me reste comme une grosse impression de flou lumineux. Et quand je dis lumineux, je suis sympa, l'été n'arrivera à Boink que dans quelques mois. Pour deux jours complets. Et après, ce sera à nouveau l'hiver nucléaire.
Je soupire en sirotant mon cappuccino. Tant que mon téléphone ne sonne pas c'est que tout va bien. C'est une journée importante pour le projet Cacahuètes, et les différents acteurs sont un poil... stressés - enfin sauf Braham, cet enculé, en vacances au soleil, qui m'appelle, les pieds dans l'eau, pour me dire à quel point "être loin de l'action est frustrant pour lui". J'entendais la mer de son téléphone. Je suis restée très polie.
Je m'étire, et je monte le son de mon baladeur.
La lumière de mon téléphone clignote.
C'est bête, j'entends rien.

lundi 16 juin 2008

La petite fille aux allumettes

Depuis qu'il est revenu de chez le vétérinaire, tout rasé, orange et désorienté, Orion est pris d'une fascination étrange et troublante pour les coins. Il les inspecte, doucement, un par un, en dodelinant de la tête, le regard trouble. Il clopine douloureusement sur trois pattes, consciencieux, un coin après un recoin, un recoin après l'autre. L'observer a quelque chose de perversement fascinant, et me brise à chaque fois un peu plus le cœur. Je n'arrive pas à le quitter des yeux, je me répète comme un mantra que ça aurait pu être pire, il s'en sort bien.
Heureusement, le feu qui a pris dans l'appartement des voisins, la fumée, les cris, l'arrivée des pompiers, les sirènes et la grande échelle me font penser à autre chose.

dimanche 15 juin 2008

Chat Low

Je regarde la porte de mon frigo, j'ai encore la dalle, mais est-ce bien raisonnable ? Soudain, le petit bout de papier blanc coincé entre deux photos de bébés - je devrais noter leurs prénoms derrière putain, je les confonds tous au bout de quelques jours - et une carte postale de Martinique me saute aux yeux. Il est pourtant là depuis des semaines, et je le regardais sans le voir. Merde, merde, merde. Je sais ce qui est écrit dessus en gros, en gras, en rouge. Je pose mon verre de Coca Light sur le mini-bar en pestant lourdement. J'ai dépassé la date de rappel de vaccination des chats d'une bonne semaine. Je suis une maitresse indigne. J'appelle mon vétérinaire qui promet de me caser dans l'après-midi. Ouf, première partie réussie. La deuxième s'annonce plus pénible. Une rapide fouille de l'appartement me permet de localiser Kernel dans le sèche-linge en train de dormir sur mes chemises blanches propres. Orion, par contre, est aux abonnés absents depuis plusieurs jours. Un bol de croquettes et les clés du garage à vélo en main - il a une fâcheuse tendance à s'y laisser enfermer - et je pars à sa recherche dans la résidence. Au bout d'une longue demi-heure, je le localise enfin : emmêlé dans le grillage qui borde la résidence, il semble coincé, épuisé, et blessé. Il n'a plus que la peau sur les os, je n'ose pas imaginer depuis combien de temps il est là, à attendre qu'on vienne le libérer. Le temps de m'équiper de quelques outils et de me bousiller les doigts, et je repars avec mon chat dans les bras. Il tremble, il n'est plus blanc, mais il ronronne comme un taré, pas rancunier... Sa patte avant gauche pendouille lamentablement, comme détachée de son corps. Le vétérinaire confirme une fracture déplacée de l'humérus, et une énorme hernie des intestins.
Selon toute probabilité, mon chat blanc sourd comme un pot a joué et perdu contre une voiture. Il se fait opérer demain matin, après avoir passé le week-end à se faire câliner doucement et à se régaler de pâtée pour la première fois de sa vie de chat...
Devant le regard dégouté de Kernel, qui est au régime sec pour obésité féline aggravée.